« Sur des mers plus ignorĂ©es », Tim Powers

Les mers et les climats sont ce qu’ils sont ; vos navires doivent s’y adapter ou sombrer.

Qui n’a jamais entendu l’appel de l’ocĂ©an quand il se tenait face Ă  cet horizon bleu lors de ses vacances ? Le nombre de fois oĂč j’ai eu envie d’apprendre Ă  naviguer et de partir Ă  l’aventure, guidĂ©e uniquement par les vents venus des quatre coins de la Terre… Mais ça c’Ă©tait avant de me rappeler que j’avais une peur bleue des profondeurs depuis que j’avais manquĂ© de me noyer quand j’avais 10 ans. C’est une histoire que je vous raconterai peut-ĂȘtre un jour…

Bien le bonjour jeunes gens !

Aujourd’hui je vous retrouve avec cet article que vous m’avez rĂ©clamĂ© depuis un moment dĂ©jĂ  : ma chronique de ce roman d’aventures relatant une histoire de pirates đŸŽâ€â˜ ïž

« Sur des mers plus ignorĂ©es » est un roman Ă©crit par Tim Powers et publiĂ© aux Ă©ditions Bragelonne. Ce rĂ©cit relate l’histoire d’un marin nommĂ© Jack qui rejoint la piraterie aprĂšs que le navire sur lequel il voguait soit attaquĂ© par des pirates. Apprenant rapidement les ficelles de son nouveau mĂ©tier, il affronte les plus sinistres dangers pour sauver la vie d’une belle jeune fille. Entre magie vaudoue, zombies, puissances malĂ©fiques, mais surtout le terrible Barbe-Noire, c’est pour parvenir Ă  ses fins qu’il entame une quĂȘte pĂ©rilleuse, Ă  la recherche de la fontaine de Jouvence.

Pourquoi j’ai abandonnĂ© cette lecture ?

Vous l’aurez compris, cette chronique ne rejoindra pas celles de d’habitude car il est impossible pour moi d’en faire une chronique complĂšte Ă©tant donnĂ© que je n’ai pas rĂ©ussi Ă  lire ce roman jusqu’Ă  la fin. Ce qui me surprend Ă©normĂ©ment car tout commençait si bien, et ce pour de multiples raisons !

Non mais regardez-moi cette couverture dĂ©jĂ  ! Comment un aussi beau bĂ©bĂ© a-t-il pu me dĂ©courager Ă  ce point ?! 😭Des tons bleus (ma couleur prĂ©fĂ©rĂ©e), des enluminures dorĂ©es, l’illustration d’un navire en pleine tempĂȘte…la recette parfaite pour dĂ©clencher un gros coup de cƓur chez moi ! #incomprehension

C’est en plus le roman qui a inspirĂ© le cĂ©lĂšbre film Pirates des CaraĂŻbes: la fontaine de Jouvence, un de mes films prĂ©fĂ©rĂ©s. Et puis qui dit Johnny Depp dit que je vais ĂȘtre totalement fan (j’aime trop cette saga c’est abusĂ©) #doubleincomprehension

En plus de ces deux points ultra positifs, il y avait d’excellentes critiques sur Instagram et sur l’ensemble de la toile de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, ce qui m’a donc fortement encouragĂ©e Ă  me plonger dans cette lecture !

Pour couronner le tout, le dĂ©but de ce roman Ă©tait vraiment excellent : alors que souvent le prologue et les premiers chapitres ont parfois tendances Ă  traĂźner en long le temps de planter le dĂ©cor et de faire intervenir l’intrigue, ici notre curiositĂ© Ă©tait piquĂ©e au vif dĂšs la toute premiĂšre page car l’action est tout de suite au rendez-vous ! Les pĂ©ripĂ©ties sont prĂ©sentes Ă  chaque chapitre (du moins dans tous ceux que j’ai lu) et on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Alors pourquoi ai-je abandonner cette lecture ?! Tout simplement Ă  cause d’un lexique de la navigation complĂštement omniprĂ©sente. Les termes navals se suivent et s’enchaĂźnent, j’avais l’impression de les voir se multiplier au fur et Ă  mesure que j’avançais dans ma lecture. Habituellement je n’ai rien contre quelques termes de vocabulaire prĂ©cis car je trouve que ça a le mĂ©rite de donner plus de vraisemblance au roman et de l’ancrer un peu plus dans le rĂ©el. Mais quand on passe plus de temps Ă  chercher des dĂ©finitions qu’Ă  lire, ça a le don de me faire perdre patience. D’oĂč mon abandon, donc !

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J’espĂšre ne pas vous avoir dĂ©couragĂ©s, car il est important de se faire son propre avis dans ce genre de circonstances je trouve. En tout cas, si vous dĂ©cidez de tout de mĂȘme tenter votre chance, je serai ravie de savoir ce que vous en pensez ! Et si vous l’avez dĂ©jĂ  lu, dites-moi tout dans les commentaires ! 😉

À trùs bientît pour un nouvel article ! 👋

Aurélia

« Wondering Souls », Zelihan

Ce monde dans lequel nous vivons… Jamais il ne t’appartiendra… Pourquoi refuses-tu d’Ă©couter ta propre voix ? Tu crains de te perdre ?

Je pense que nous sommes nombreux Ă  vouloir ĂȘtre acceptĂ©s, et encore plus Ă  chercher notre place dans le monde. Mais que se passe-t-il quand on se fait rejeter par la sociĂ©tĂ© ? Cette quĂȘte est-elle encore possible ?

Bien le bonjour jeunes gens !

Aujourd’hui est un grand jour car pour la premiĂšre fois sur ce blog, je vais vous chroniquer un manga ! 😃 Depuis que j’ai commencĂ© l’aventure du livre il y a 13 ans, je ne m’Ă©tais encore jamais penchĂ©e sur ce genre de littĂ©rature. « Pourquoi ? », vous demandez-vous ? Je voyais mon frĂšre dĂ©vorer Bleach, Death Note, ou encore Dragon Ball, et en regardant ces personnages au physique surrĂ©aliste qui se battaient Ă  chaque page, je me disais : « Mais c’est quoi cette daube ?! »

L’ignorante que j’Ă©tais n’avait pas conscience qu’il existait diffĂ©rentes sortes de manga, aux styles aussi diverses que variĂ©s ! Mais ce n’est que quand la maison d’Ă©dition H2T m’a contactĂ©e via mon Instagram (@aureliagram) que j’ai dĂ©cidĂ© de retenter l’expĂ©rience. En effet, elle m’a proposĂ© de m’envoyer gracieusement une de leurs Ɠuvres en Ă©change de… rien du tout. Bien Ă©videmment, en bonne bookstagrameuse que je suis, ils se doutaient bien que j’allais en parler dans un post. Mais pour ce qui est de cette chronique, l’initiative vient de moi 😉

« Wondering Souls » est donc un manga issu de la famille des shĂŽnen, une sorte de manga destinĂ© Ă  une audience jeune et masculine (en japonais, « shĂŽnen » signifie garçon et adolescent), contrairement aux shĂŽjo qui, eux, sont plutĂŽt destinĂ©s aux jeunes filles. Quoi qu’il en soit, je trouve que ce manga est une exception au genre car il convient aux deux types d’audience « classique » selon moi.

RĂ©sumĂ© : « Ayten est une jeune orpheline qui vit dans un village de chasseurs au cƓur des montagnes. A cause de sa capacitĂ© Ă  communiquer avec les dĂ©pouilles d’animaux, elle mĂšne une vie isolĂ©e des autres membres de sa tribu. Mais alors qu’elle fait une chute mortelle du haut d’une falaise, Ayten se rĂ©gĂ©nĂšre sous les yeux des villageois qui, terrorisĂ©s, dĂ©cident de la bannir.
Pour la jeune exilĂ©e, ce jour marquera le dĂ©but d’un voyage extraordinaire Ă  travers les terres des dieux oubliĂ©s, les ShagaĂŻ. Et c’est dans un temple abandonnĂ© qu’Ayten fera une rencontre inattendue qui bouleversera sa vie Ă  jamais. »

Maintenant que vous connaissez le pitch de ce manga, je peux commencer Ă  vous donner mon avis en profondeur.

Un graphisme Ă©poustouflant

Etant donnĂ© que le manga est un genre trĂšs visuel, il va de soi que la qualitĂ© du dessin est primordiale pour que le lecteur puisse bĂ©nĂ©ficier d’une bonne expĂ©rience de lecture. Au-delĂ  de cette couverture aux traits dĂ©licats et aux couleurs chatoyantes, toutes les pages sont couvertes de dessins doux et poĂ©tiques qui emportent immĂ©diatement le lecteur – sans parler de certains plans qui sont tout simplement Ă  couper le souffle.

De plus, dans la majoritĂ© des mangas, il n’y a que la couverture qui soit en couleur. Ici, agrĂ©able surprise : les premiĂšres pages le sont aussi ! J’ai Ă©tĂ© agrĂ©ablement surprise en tant que lectrice, et c’est selon moi un gros point fort ! Rien Ă  redire du point de vue artistique, notre jeune mangaka Zelihan nous rĂ©gale.

Une héroïne forte

La petite Ayten, dĂšs l’aube de sa (courte) existence, a toujours su tenir tĂȘte Ă  ceux qui lui menaient la vie dure. Ce n’est pas pour autant qu’elle se laisse abattre. En effet, loin de se contenter de subir la situation qui est la sienne, j’ai pu dĂ©couvrir une petite fille combative et pleine de bonne volontĂ©.

Ce caractĂšre bien trempĂ© est d’autant plus appuyĂ© par sa maniĂšre de parler : abrupte et incisive, ses paroles sont – Ă  mon sens – la consĂ©quence et le reflet de cette existence difficile qu’elle a eu Ă  mener.

Une montée en puissance

Dans ce manga, l’aventure commence rĂ©ellement au moment oĂč l’hĂ©roĂŻne et son nouvel ami entament leur voyage initiatique. Marchant cĂŽte Ă  cĂŽte, on voit progressivement s’installer une confiance mutuelle entre ces deux ĂȘtres. TrĂšs vite, on se rend compte qu’ils tiennent beaucoup l’un Ă  l’autre car ils n’ont plus personne. Leur seule richesse est cette amitiĂ© nouvelle qu’ils chĂ©rissent tous les deux.

La majeure partie de ce premier tome est principalement axĂ©e sur ces personnages qui surmontent les Ă©preuves d’un voyage en terre hostile pour tisser une amitiĂ© Ă©troite. NĂ©anmoins, le rythme du rĂ©cit augmente considĂ©rablement dans les derniĂšres pages. En effet, depuis le dĂ©but de leur quĂȘte, d’autres personnages restaient tapis dans l’ombre, observant la progression d’Ayten et de son compagnon. Sur la fin, ils passent Ă  l’offensive et le voyage prend alors un tout autre tournant, forçant nos hĂ©ros Ă  prendre des dĂ©cisions radicales et Ă  s’affirmer, laissant la porte ouverte Ă  un second tome qui promet d’ĂȘtre riche en rebondissements !


Vous l’aurez compris : j’ai adorĂ© cette lecture et il me tarde de dĂ©couvrir la suite des aventures d’Ayten !

Lisez-vous des mangas ? Si oui, avez-vous eu le plaisir de dĂ©couvrir cette petite pĂ©pite ? Dites-moi tout dans les commentaires ! đŸ€—

À trùs bientît avec de nouvelles lectures ! 😘

Aurélia

DISNEY VILLAINS, « Miroir, miroir », Serena Valentino

Miroir, miroir magique au mur, qui a beauté parfaite et pure ?

Quelle petite fille n’a jamais reproduit cette scĂšne mythique devant le miroir de la salle-de-bains pendant ses heures de jeux ? Personnellement, je l’ai fait teeeeellement de fois ! Et quand je ne me prenais pas pour la mĂ©chante reine, je m’imaginais capable de parler aux animaux. J’ai souvent tentĂ© d’expliquer Ă  mon chien comment faire mon lit d’ailleurs, en vain…

Bien le bonjour jeunes gens !

Les Ă©ditions Hachette Heroes nous gĂąte en ce moment ! AprĂšs la collection Twisted Tale, je reviens vers vous aujourd’hui pour vous parler d’une autre de leur collection : Disney Villains !

Alors ok mais, qu’est-ce que c’est ? Ce n’est autre qu’une saga imaginĂ©e par la cĂ©lĂšbre auteure Serena Valentino, qui nous retrace les histoires de nos Disney favoris, Ă  la diffĂ©rence prĂšs que cette fois-ci, tout est racontĂ© du point de vue du mĂ©chant ! Avouez que c’est tentant, non ?

Le premier tome de cette saga, vous l’aurez compris, n’est autre que l’histoire de la sorciĂšre Ă  la pomme empoisonnĂ©e. J’ai nommĂ© : la mĂ©chante reine ! Villain emblĂ©matique de l’univers Disney, ce personnage fascine de part le mystĂšre qui l’entoure. Comment a-t-elle acquis ses pouvoirs ? Pourquoi est-elle comme ça ? D’oĂč lui vient son obsession pour sa beautĂ© ? Quel est son passĂ© ? Toutes ces questions vont trouver leur rĂ©ponses. Et je dois dire que l’histoire de Serena Valentino m’a fait voir ce personnage fĂ©minin sous un tout nouvel angle…

Elle imaginait son cƓur tel un miroir brisĂ©, dont les morceaux ne se recolleraient jamais

Une Ă©volution psychologique

Nous connaissons tous cette femme nĂ©vrosĂ©e prĂȘte Ă  tout pour apaiser son ego, mĂȘme Ă  tuer. Mais la mĂ©chante reine n’a pas toujours Ă©tĂ© ainsi. En effet, le roman s’ouvre sur une jeune femme issue d’un milieu pauvre. Orpheline de mĂšre, son pĂšre ne s’est jamais remis de la disparition de son Ă©pouse et se venge sur sa fille qu’il tient pour responsable de tous ses malheurs. Celle-ci grandit et passe toute son enfance persĂ©cutĂ©e par son seul parent. Puis un jour, alors que le roi du royaume Ă©tait en campagne, il passe prĂšs de chez elle et fait sa connaissance. SubjuguĂ© par la beautĂ© de la jeune femme, il en tombe Ă©perdument amoureux et l’Ă©pouse sans tarder. C’est ainsi que cette femme devient alors reine, ainsi que la belle-mĂšre de Blanche-Neige.

On y dĂ©couvre une femme douce et aimante qui agit comme une vraie mĂšre avec la petite princesse, ce qui m’a grandement surprise car j’avais comme prĂ©jugĂ© que les villains Ă©taient mĂ©chants de nature, que le mal Ă©tait ancrĂ© en eux depuis leur naissance. QUE NENI ! C’est une jeune femme bienveillante qui se dĂ©voile, une femme qui a souffert du manque de sa mĂšre et qui fait tout son possible pour que Blanche-Neige ne ressente pas la mĂȘme chose.

Puis au fil des chapitres, on voit l’horizon de ce royaume enchantĂ© s’assombrir lentement mais sĂ»rement. Comme n’importe quel royaume prospĂšre, celui-ci est attaquĂ© et son souverain doit partir de plus en plus souvent guerroyer pour dĂ©fendre ses terres. Notre jeune reine se retrouve souvent seule et, inconsciemment, son esprit fait le parallĂšle avec son enfance, Ă©poque oĂč elle Ă©tait dĂ©jĂ  trĂšs solitaire. La mĂ©lancolie semble la suivre partout et c’est ainsi qu’elle s’enferme dans une solitude abyssale, avec pour seule distraction la progĂ©niture de la personne qui lui manque le plus au monde, et dont les absences ne semblent plus finir.

Seule avec ses pensĂ©es, la jeune reine ressasse le passĂ© et ne cesse de repenser aux phrases destructrices de son pĂšre qui, de son vivant, n’a jamais eu de cesse de lui assĂ©ner. En tant que femme dans une Ă©poque fĂ©odale, notre hĂ©roĂŻne ne gĂšre d’aucune façon les affaires du royaume. Alors malgrĂ© les clameurs scandĂ©es par le peuple Ă  son Ă©gard, elle comprend que cet amour n’est dĂ» qu’Ă  sa beautĂ©. C’est Ă  partir de ce moment que commencera son obsession pour son apparence.

La folie est dans les yeux de celui qui regarde.

L’origine du mal

Comme je vous le disais plus tĂŽt, c’est dans son enfance que prend racine le mal qui rongera ce personnage emblĂ©matique. C’est Ă  l’Ăąge adulte qu’elle goĂ»te enfin au bonheur, et le roi se prĂ©sente ainsi comme son sauveur, celui qui lui rappelle sans cesse sa beautĂ©, qui dĂ©ment le fantĂŽme de son pĂšre. Dans ce roman, la reine est sans cesse Ă  la recherche de l’attention de son roi, de son approbation. Il est sa seule rĂ©elle raison de vivre.

À la mort de celui-ci, c’est tout son monde qui s’Ă©croule. Elle perd son but, l’ĂȘtre qui lui est le plus cher. Mais en tant que souveraine, elle ne peut pas se permettre de prendre le temps pour faire son deuil, car c’est une avalanche de responsabilitĂ©s qui lui incombent alors : diriger un pays et Ă©lever l’enfant de son amour perdu. Durant l’enfance de la princesse, sa prĂ©sence lui rappelle constamment qu’elle a perdu l’homme de sa vie. Et en grandissant, la petite fille se transforme en jeune fille. Une jeune fille de plus en plus jolie.

Lors de ses noces avec le roi, les trois cousines Ă©loignĂ©es de celui-ci, des personnages aussi Ă©tranges qu’effrayantes, avaient offert Ă  la reine un vieux miroir. InstallĂ© dans son boudoir, la jeune reine dĂ©couvre que l’objet est loin d’ĂȘtre ordinaire. En effet, le miroir est habitĂ© par un esprit, qui n’est nul autre que le pĂšre de la reine. Pensant ĂȘtre enfin libĂ©rĂ©e de la pression malsaine de son dernier parent, c’est avec effroi qu’elle continue de subir ses persĂ©cutions sans qu’elle ne puisse rien n’y faire. En effet, il est inenvisageable pour elle de s’en dĂ©barrasser, ou mĂȘme de le dĂ©truire, car sa magie lui est plus qu’utile : le miroir a pour obligation de rĂ©pondre Ă  toutes les demandes de son propriĂ©taire. Et en plus de lui apprendre l’art occulte de la magie, il dĂ©tient toutes les rĂ©ponses. Y compris l’identitĂ© de la femme la plus belle de toutes.

Toutes les horreurs qu’il avait dĂ» voir pesaient terriblement sur son Ăąme, mais elles lui avaient aussi ouvert les yeux sur la rĂ©alitĂ© du monde.

Une suite intéressante

Vous connaissez tous ce que la mĂ©chante reine fait subir Ă  Blanche-Neige en tentant d’arriver Ă  ses fins. C’est pourquoi je ne vous le rappellerai pas. Ce qui m’a interpellĂ©e a Ă©tĂ© la façon dont se termine cette rĂ©Ă©criture. Dans le dessin animĂ©, l’histoire se termine sur Blanche-Neige et son prince charmant chevauchant vers un chĂąteau enchantĂ© sur fond de soleil couchant. Mais ensuite ? Que se passe-t-il ?

La mĂ©chante reine, sous sa forme de sorciĂšre, perd la vie en tombant du haut d’un prĂ©cipice. Ironie du sort, elle se retrouve Ă  son tour enfermĂ©e dans le miroir dont Blanche-Neige hĂ©rite. SoulagĂ©e des craintes de son vivant, la reine retrouve enfin la raison et rĂ©alise l’ampleur et les consĂ©quences de ces actes. Elle devient alors une conseillĂšre Ă©clairĂ©e et bienveillante pour sa fille adoptive qui, elle, utilisera le miroir avec parcimonie.

Cette derniĂšre, en bonne princesse, pardonnera Ă  sa belle-mĂšre les mauvais sĂ©vices qu’elle lui a fait subir, et prĂ©fĂšrera garder en mĂ©moire les bons souvenirs qu’elle partage avec cette femme. La reine trouve alors dans son emprisonnement une rĂ©demption en plus d’une pĂ©nitence, ce qui permet de refermer ce livre sur un happy end, mĂȘme s’il est quelque peu amĂšre.


J’espĂšre que cet article vous aura plu ! J’attends vos retours dans les commentaires 😉

Quel est votre mĂ©chant Disney prĂ©fĂ©rĂ© ? Auriez-vous imaginĂ© l’histoire de la mĂ©chante reine de cette maniĂšre ?

On se retrouve bientît pour un nouvel article ! 😘

Aurélia

TWISTED TALE, « Ce rĂȘve bleu », Liz Braswell

Je n’y crois pas c’est merveilleux ! Pour moi c’est fabuleux, quand dans les cieux, nous partageons ce rĂȘve bleu Ă  deux.

VoilĂ  la rĂ©action que j’ai eue quand j’ai dĂ©couvert que les Ă©ditions Hachette sortaient une suite de rĂ©Ă©criture de nos Disney prĂ©fĂ©rĂ©s, et que le premier de cette collection « Twisted Tale » n’Ă©tait autre que le lĂ©gendaire Aladdin.

Bien le bonjour jeunes gens !

J’ai rĂȘvĂ© pendant des annĂ©es d’avoir le mĂȘme volume capillaire que Jasmine, j’ai bassinĂ© mes parents pour adopter un tigre, j’ai souhaitĂ© trĂšs fort avoir un tapis magique, et cherchĂ© des amis aussi drĂŽles que le gĂ©nie. Concernant le premier et le dernier point, je peux dire que mes vƓux ont Ă©tĂ© exaucĂ©s. Quant au reste, je me dis que je peux toujours continuer de rĂȘver #espoir

Vous l’aurez compris, Aladdin est un des chef-d’Ɠuvre Disney qui a particuliĂšrement touchĂ© mon enfance et qui continue de me faire rĂȘver malgrĂ© mes 25 ans bien tassĂ©s. C’est donc avec plaisir que je me suis replongĂ©e dans la magie des mille et une nuits, curieuse de dĂ©couvrir cette nouvelle version qui, je vous le dis tout de suite, ne manquera pas de vous ravir.

La magie reflĂšte l’Ăąme de celui qui la contrĂŽle

Aladdin, « Ce rĂȘve bleu »

Une version inattendue

J’Ă©tais vraiment trĂšs curieuse de connaĂźtre cette rĂ©Ă©criture, mais j’avais aussi trĂšs peur que les premiers chapitres soient longs et en quelques sortes inutiles dans le cas oĂč ils reprendraient le dĂ©but de l’histoire telle que nous la connaissons dĂ©jĂ  tous. PAS DU TOUT. L’histoire s’ouvre sur un premier chapitre narrant une scĂšne totalement nouvelle, car complĂštement absente du dessin animĂ©.

On y retrouve Aladdin au dĂ©but de son adolescence, vivant avec sa mĂšre qui, dĂ©jĂ  Ă  l’Ă©poque, devait l’empĂȘcher de s’attirer trop d’ennuis avec les marchands. On nous y dĂ©peint la vie Ă  Agrabah, surtout l’existence au sein de la communautĂ© des Vauriens, ce qui nous plonge immĂ©diatement dans une ambiance beaucoup plus noire que celle dont Disney nous fait profiter habituellement. Ce point ajoute plus de rĂ©alisme Ă  l’histoire, car il ne faut pas oublier qu’il s’agit ici de la vie de personnes prĂ©caires au quotidien vraiment difficile, personnes ayant Ă©normĂ©ment de mal Ă  sortir de la misĂšre dans laquelle ils sont nĂ©s. On nous explique aussi en quoi cela est presque impossible. La suite des Ă©vĂšnements suit fidĂšlement le dessin animĂ©, nous apportant toutefois certaines prĂ©cisions apprĂ©ciables, sans pour autant que cela soit redondant ou que cela traĂźne en longueur.

L’Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur de cette version arrive au moment oĂč Aladdin doit sortir de la caverne. Souvenez-vous : dans la version originale, Aladdin ne doit toucher Ă  rien du tout – mis Ă  part la lampe – pour pouvoir ressortir sain et sauf de la caverne. Mais c’est sans comptĂ© sur la cupiditĂ© de son singe Abu, qui se saisit d’un Ă©norme rubis fiĂšrement entreposĂ© dans les mains d’une statue clairement flippante. DelĂ  les entrailles de la terre se mettent Ă  frĂ©mir, et une course poursuite sur le dos du tapis commence pour essayer de rejoindre Ă  temps l’entrĂ©e de la caverne (le tout sans se faire Ă©craser par des pics de roche se dĂ©tachant du plafond). Aladdin arrive tout de mĂȘme Ă  attraper un rocher et, suspendu au-dessus du vide, demande alors Ă  Jafar, dĂ©guisĂ© en vieillard, de lui tendre la main pour l’aider. Ce Ă  quoi notre Grand Vizir si dĂ©testĂ© lui rĂ©clame d’abord la lampe. AprĂšs l’avoir rĂ©cupĂ©rĂ©e, Jafar tente alors de le poignarder, mais Abu dĂ©fend son ami, et ils tombent tous les deux dans le fond de la caverne qui se referme sur eux. Et c’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que le changement intervient : Abu n’a pas rĂ©ussi Ă  reprendre la lampe, qui se trouve toujours entre les mains de Jafar et celui-ci entame alors l’exĂ©cution de son plan machiavĂ©lique… MalgrĂ© toutes les modifications qui vont s’ensuivre, des rappels Ă  l’histoire originale reviendront rĂ©guliĂšrement, telles que quelques phrases cultes bien placĂ©es que je vous laisse le soin de dĂ©couvrir.

Pour ce qui est de la suite des Ă©vĂšnements, il est Ă©vident que je ne vous en parlerai pas de maniĂšre explicite dans cet article, car je ne voudrai pas vous gĂącher le plaisir de votre lecture et ainsi vous laisser dĂ©couvrir toutes les variantes qui ont Ă©tĂ© apportĂ©es. Mais je souhaiterai tout de mĂȘme mettre le doigt sur quelques points qui ne vous spoileront pas. Enfin pas trop. En effet, lors de son coup d’Etat, Jafar est pris d’une soif inextinguible de pouvoir, persuadĂ© que c’est ce qui le fera ĂȘtre aimĂ© du peuple et de Jasmine (d’ailleurs il a une sorte d’obsession pour la princesse, c’est incroyable…). Il se met alors en quĂȘte de manuscrits anciens qui lui permettront de devenir un sorcier encore plus puissant, et finira par dĂ©couvrir un terrible secret : celui de ramener les morts Ă  la vie. Et c’est comme ça qu’il commence Ă  crĂ©er une armĂ©e composĂ©e de ses soldats tombĂ©s. Devenus donc une sorte de zombies appelĂ©s goules, ils sont semble-t-il dĂ©nuĂ©s de conscience et obĂ©issent aveuglĂ©ment Ă  ce nouveau sultan.

Quant Ă  Jasmine, prisonniĂšre de Jafar, elle se voit contrainte de l’Ă©pouser. En essayant de la protĂ©ger, Raja est blessĂ©. MalgrĂ© la puissance de son geĂŽlier, Aladdin parvient Ă  l’aider dans son Ă©vasion et elle Ă©chappe de justesse Ă  ces noces forcĂ©es. Plus tard, Raja la rejoindra, encore convalescent du choc subi. Connu jusqu’alors comme l’ami et le protecteur de la princesse, cet animal va aussi devenir un dĂ©clic pour que le peuple s’oppose Ă  son oppresseur. Une rĂ©bellion se met alors en place : la Griffe de Raja, un symbole fort et Ă©vocateur du danger Ă  venir.

L’histoire suit alors son cours, jusqu’Ă  arriver Ă  son dĂ©nouement. Jafar est renversĂ© alors qu’il n’a pas encore eu l’occasion de prononcer son troisiĂšme et dernier vƓu. Jasmine doit choisir entre lui octroyer un procĂšs Ă©quitable, sous peine qu’il rĂ©ussisse Ă  s’Ă©chapper et Ă  continuer son carnage, ou Ă  lui prendre la vie. Un rebondissement inattendu se conclura par un dernier vƓu terrible qui aura des rĂ©percussions sur tous.


La liberté de choisir est bien plus importante que tout ce que tu souhaites

Jasmine, « Ce rĂȘve bleu »

De la profondeur pour les personnages

Les protagonistes emblĂ©matiques de ce dessin animĂ© sont ici dĂ©peints de façon beaucoup plus dĂ©taillĂ©e, et l’auteure leur donne pour certains une toute autre dimension.

Si Aladdin reste fidĂšle Ă  son original, sa copie n’en est pas pour autant plus pĂąle puisque son besoin de justice a Ă©tĂ© accentuĂ©, surtout que l’on comprend l’origine de ce besoin dĂšs le 1er chapitre du roman (mais je reviendrai sur ce point plus tard). La communautĂ© des Vauriens est mise en avant et de nouveaux personnages font leur apparition, avec une utilitĂ© toute particuliĂšre pour la suite des Ă©vĂšnements. Ce sont aussi ces personnages qui nous apportent une certaine morale Ă  l’histoire, ainsi que la possibilitĂ© de faire des parallĂšles avec les populations dĂ©favorisĂ©es de notre monde, et qui permettent enfin l’Ă©volution psychologique de Jasmine. En effet, cette princesse alors naĂŻve et ignorante du monde extĂ©rieur devient Ă  leur contact une dirigeante pleine de potentiel : sans pitiĂ© pour ses ennemis, mais pleine de compassion et de comprĂ©hension pour son peuple, c’est une main de fer dans un gant de velours. La princesse se dĂ©voile comme une jeune femme pleine d’espoir, avec de grands projets pour son peuple, mais aussi avec des perspectives d’avenir pour elle-mĂȘme qui sont dans l’air du temps car il est ici question d’Ă©galitĂ© des sexes et de fĂ©minisme #girlpower

Le dernier personnage Ă  avoir Ă©tĂ© approfondi par l’auteure est Jafar. C’est sur l’ampleur de sa folie que l’accent a Ă©tĂ© mis. On y dĂ©couvre une toute autre facette de sa personnalitĂ© et les lecteurs que nous sommes pouvons alors comprendre Ă  quel point son esprit dĂ©rangĂ© est loin de la rĂ©alitĂ©. Comme je le disais plus tĂŽt, en plus de sa soif de pouvoir qui est je trouve un but assez « classique » pour un mĂ©chant, Jafar est obsĂ©dĂ© par Jasmine. Dans la version originale de Disney, s’il souhaite Ă©pouser la princesse, c’est uniquement pour asseoir sa lĂ©gitimitĂ© sur le trĂŽne d’Agrabah. Ici, Jafar demande au gĂ©nie de faire en sorte que Jasmine soit folle amoureuse de lui. Ce Ă  quoi l’esclave de la lampe lui explique qu’il y a des lois qui ne peuvent pas ĂȘtre brisĂ©es : comme ramener les morts Ă  la vie, ou encore forcer les gens Ă  tomber amoureux. Mais alors pourquoi vouloir absolument gagner l’amour de la princesse si sa quĂȘte de lĂ©gitimitĂ© n’est pas son but ? L’auteure rĂ©pond subtilement Ă  cette question dans son roman, et je vous laisse le soin de dĂ©couvrir cette vĂ©ritĂ© cachĂ©e entre les lignes 😉


Ne laisse pas les injustices ni la pauvretĂ© dĂ©terminer qui tu es vraiment, continua-t-elle. C’est Ă  toi de choisir ta destinĂ©e, Aladdin. Seras-tu un hĂ©ros qui veille sur les faibles et les dĂ©munis ? Seras-tu un voleur ? Seras-tu un mendiant, ou pire encore ? Tout dĂ©pend de toi, pas des choses – ni des gens – qui t’entourent, le choix t’appartient.

MĂšre d’Aladdin, « Ce rĂȘve bleu »

Des réponses à nos questions

Nombreux ont Ă©tĂ© nos questionnements quant au passĂ© de nos hĂ©ros favoris. OĂč est la mĂšre d’Aladdin ? Pourquoi le pĂšre de Jasmine se comporte-t-il ainsi ? Quand Aladdin et Abu se sont-ils connus ? Comment le gĂ©nie s’est-il retrouvĂ© prisonnier de la lampe ? Qu’est-il arrivĂ© Ă  Jafar pour qu’il devienne ainsi ?

Et bien je vous le dis : toutes ces questions trouvent leur rĂ©ponse dans ce roman. On nous explique tout d’abord la situation familiale d’Aladdin. MĂȘme si le second film nous a apprit pourquoi son pĂšre Ă©tait absent, le destin de sa mĂšre restait entier. Je vous laisse dĂ©couvrir le sort de cette femme, mais tout ce que je peux vous dire, c’est que la citation que vous venez de lire est d’elle, et qu’elle a laissĂ© une trace indĂ©lĂ©bile sur la morale de son fils (elle est aussi Ă  l’origine de l’entrĂ©e d’Abu dans la vie de celui-ci). De plus, dans la version originale, on a l’impression que notre hĂ©ros est un personnage solitaire avec pour seul ami ce petit singe. On nous explique ici pourquoi Aladdin n’a pas vraiment d’entourage, et votre petit doigt vous dira certainement que cela a Ă  voir avec les Vauriens, Ă  juste titre.

Pour ce qui est de notre hĂ©roĂŻne, l’auteure reste brĂšve sur la mĂšre de Jasmine : celle-ci serait morte en couche. En revanche, elle nous fournit un peu plus d’explications sur le comportement du sultan qui nous est prĂ©sentĂ© comme un homme puĂ©ril, prĂ©fĂ©rant la compagnie de ses jouets pour enfants que la rĂ©gence de son royaume. On nous explique que cela aurait un rapport avec la disparition de son Ă©pouse, mais cela reste des suppositions qui sont faites par l’un des personnages. Je vous laisse le soin de vous faire votre propre avis 😉

Enfin, c’est aprĂšs nous avoir dĂ©voilĂ© un pan du passĂ© de Jafar, qui n’a pas vĂ©cu des choses jolies, que l’auteure nous dĂ©voile des Ă©vĂšnements sur la vie du gĂ©nie. En effet, une erreur de jeunesse l’aurait amenĂ© Ă  se faire emprisonner dans la lampe, le coupant ainsi de sa famille et de sa libertĂ©. Je n’en dirai pas plus sur ce point car je trouve son histoire si touchante qu’il serait dommage de vous la dĂ©voiler ici.


C’est sur cette chronique ultra positive de ce premier opus de la collection Twisted Tale que je vous abandonne. Mais ne vous en faites pas, je reviendrai bien assez tĂŽt avec un nouvel article. D’ailleurs mon petit doigt me dit que cela aura un rapport avec des Pirates au beau milieu des mers des CaraĂŻbes…

A trĂšs bientĂŽt !

Aurélia

« Les Secrets d’Opale », Maria V. Snyder

Oyez ! Oyez !

La pĂ©riode de confinement est (provisoirement ?) terminĂ©e et, pour fĂȘter ça, je vous retrouve avec un nouvel article qui viendra clore ma critique sur la trilogie << Les Portes du Secret >>. Ce troisiĂšme et dernier opus << Les Secrets d’Opale >> vient donc tourner la page sur ma critique de cette saga chĂšre Ă  mon ❀

Dans cet opus, j’ai pu y retrouver notre hĂ©roĂŻne en pleine cavale sur les terres du royaume de Sitia. Ayant abandonnĂ© son apprentissage magique, elle fuit rejoindre son amant Valek en Ixia, oĂč la magie est interdite. En chemin, des disparitions inexpliquĂ©es attirent son attention, en plus du soulĂšvement secret d’une armĂ©e qui menace la paix rĂ©gnante et dont les membres obtiennent du pouvoir de façon barbare et douteuse. AidĂ©e par son frĂšre et ses fidĂšles compagnons, Elena dĂ©cidera de suivre dans les flammes un personnage Ă©trange qui semble dĂ©tenir les rĂ©ponses Ă  toutes ses questions. Mais le savoir Ă  un prix, qu’elle s’apprĂȘte Ă  payer cher : rester coincĂ©e pour l’Ă©ternitĂ© dans le royaume du Feu pour empĂȘcher ce nouveau protagoniste de rĂ©pandre son mal sur cette terre.

UNE COURSE EFFRÉNÉE EN QUÊTE DE VÉRITÉ

Au tout dĂ©but de la trilogie, de nombreuses questions se bousculent dans notre esprit en tant que lecteurs. Pourquoi Valek est-il insensible Ă  la magie ? Quel est tout ce mystĂšre entourant le commandant ? Pourquoi Elena semble-t-elle ĂȘtre le point nĂ©vralgique de toutes ces intrigues ? Qu’a-t-elle de spĂ©cial de l’on ignore encore ?

Au fil du premier et du second tome, certaines questions trouvent des rĂ©ponses, tandis que certaines restent obstinĂ©ment dans l’ombre. Ce troisiĂšme volet nous apporte enfin, dans ses derniĂšres pages, toutes les rĂ©ponses que l’on dĂ©sirait tant. Ce qui a le don de nous permettre de tenir le coup dans cette interminable attente. Je dis bien interminable car cet opus n’est pas tout Ă  fait une grande rĂ©ussite pour moi. En effet, les premiers chapitres ont Ă©tĂ© pour moi longs et pĂ©nibles Ă  lire, non pas Ă  cause du style, que l’auteure a su garder constant et trĂšs plaisant tout au long de la trilogie, mais bien Ă  cause des Ă©vĂ©nements qui s’y produisent.

Le point nĂ©vralgique du roman, qui apporte toute la saveur Ă  la conclusion de cette histoire, n’arrive qu’Ă  partir du 19Ăšme chapitre. Et aujourd’hui, avec le recul, je me dis que beaucoup de choses auraient pu ĂȘtre « accĂ©lĂ©rĂ©es » car, Ă  mes yeux, elles n’apportaient pas forcĂ©ment beaucoup de profondeur Ă  l’histoire, et n’Ă©taient pas si importantes que ça dans le scĂ©nario. C’est lĂ  la seule chose que je puisse reprocher au travail de l’auteure.

UN ÉTAU QUI SE RESSERRE INÉLUCTABLEMENT

Comme je le disais plus haut, nos hĂ©ros sont engagĂ©s dans une course effrĂ©nĂ©e pour vaincre l’ennemi, et le sort semble s’acharner sur eux. Au fil des rebondissements et des Ă©vĂ©nements (tous aussi inquiĂ©tants les uns que les autres), on peut presque sentir les mains du Destins se refermer sur les protagonistes pour les engloutir dans ses eaux troubles.

Au fil des pages, j’ai pu me rendre compte que l’esprit vif d’Elena n’allait peut-ĂȘtre plus suffire Ă  lui permettre de s’extirper des situations dangereuses dans lesquelles j’ai pris l’habitude de la voir. Certaines faiblesses apparaissent chez des personnages que je considĂ©rais alors comme Ă©tant presque intouchables, tandis que des facettes beaucoup plus sombres semblent remonter Ă  la surface de la personnalitĂ© d’autres compagnons. Cette dimension dramatique apporte plus de rĂ©alisme Ă  la troupe et aux Ă©vĂ©nements qui se produisent, et permet de rendre plus « vraie » l’affrontement qui approche Ă  grand pas.

Quand je m’en suis rendue compte, j’ai commencĂ© Ă  rĂ©ellement m’inquiĂ©ter pour ces personnages auxquels j’avais fini par m’attacher. Et c’est ce constat qui me permet justement d’affirmer (une fois de plus) que la plume de cette auteure est vraiment bonne, tellement qu’elle parvient Ă  susciter des Ă©motions fortes chez le lecteur telles que l’angoisse ou encore la peur.

DES RÉPONSES TANT DÉSIRÉES

Je soufflai de frustration. J’aurais tellement aimĂ© retourner auprĂšs de Valek, de Kiki, de mes parents, de Leif, d’Irys, de Janco et de tous mes amis… J’avais appris mon rĂŽle, mais il y avait encore bien des aspects de mon pouvoir et des pouvoirs des autres Ă  explorer. Je repensai au talent unique d’Opal.

Cette citation rĂ©sume Ă  mon sens tout ce que je viens de vous dire. Des questions qui ont enfin trouvĂ© des rĂ©ponses et un sort impossible Ă  Ă©viter. Certes, l’auteure nous Ă©pargne une grande frustration en faisant la lumiĂšre sur toutes les zones d’ombres de cette saga. NĂ©anmoins, certains diront peut-ĂȘtre que cette histoire a Ă©tĂ© conclue de façon, maladroite, voir mĂȘme Ă  la hĂąte, car c’est dans les toutes derniĂšres lignes que l’hĂ©roĂŻne nous rĂ©pond, grĂące Ă  ses Ă©clairs de gĂ©nie, alors qu’elle Ă©tait dans le flou total depuis les premiers mots de cette histoire.

Je regrette seulement d’avoir dĂ» refermer ce livre sur ce dernier chapitre, sans Ă©pilogue pour me rĂ©conforter, me permettre de passer un dernier instant avec ces personnages, sans savoir comment ils ont repris leur vie, comme ils sont retournĂ©s au calme aprĂšs tant de tumultes et d’Ă©preuves, surtout qu’Ă  la toute fin, Elena donne une derniĂšre mission Ă  son amant, et nul ne saura jamais si elle a Ă©tĂ© menĂ©e Ă  bien.


C’est tout de mĂȘme le cƓur lourd que j’ai reposĂ© mon livre. Et je suis restĂ©e un moment Ă  m’imaginer quelle serait la vie de nos hĂ©ros Ă  prĂ©sent. MalgrĂ© ces deux points nĂ©gatifs au sein de ce dernier tome, je continue de penser que c’est une saga Ă  dĂ©couvrir absolument. Pour son dĂ©paysement et ses nombreux rebondissements, pour ses personnages aussi vaillants qu’attachants, et Ă  cet univers qui m’a permise de voyager sans avoir Ă  bouger de mon canapĂ©.

Je suis vraiment contente d’avoir dĂ©couvert cette trilogie et la plume de cette auteure talentueuse. Et je la recommanderai. Encore et encore.

Sur ces bonnes paroles je m’en vais plonger mon nez dans une nouvelle histoire, que je conterai peut-ĂȘtre dans un prochain post 😉

« Le souffle d’Ă©meraude », Maria V. Snyder

BIEN LE BONJOUR JEUNES GENS !

Je vous retrouve en ce jour glorieux avec un tout nouveau post ! Quoi ? Deux articles en deux jours ?! NON, le ciel ne va pas vous tomber sur la tĂȘte ! Je profite seulement de cette pĂ©riode de confinement forcĂ© pour ĂȘtre ultra productive ! J’espĂšre que vous faites de mĂȘme, car il n’y a rien de tel pour tuer l’ennui et faire passer le temps agrĂ©ablement que de se plonger dans un bon livre.

Je vous retrouve donc aujourd’hui avec ma critique du tome 2 du Poison Ă©carlate, j’ai nommĂ© : « Le souffle d’Ă©meraude ». Un titre qui m’a tout de suite interpellĂ©e personnellement, car je le trouve trĂšs Ă©nigmatique.

Nous retrouvons donc notre hĂ©roĂŻne ultra badass, Elena, qui ne dispose que d’une annĂ©e pour dĂ©velopper ses pouvoirs de magicienne, sous peine de succomber Ă  sa propre magie, et, accessoirement, dĂ©clencher une terrible catastrophe. Nous la suivons en plein voyage vers sa terre natale pour retrouver ses parents. Mais bien sĂ»r le chemin est semĂ© d’embĂ»ches : ses ennemis cherchent Ă  la manipuler, voire Ă  la dĂ©truire. Certains magiciens la jalousent, un Prince exilĂ© cherchent Ă  la faire tomber, et son frĂšre fraĂźchement retrouvĂ© semble lui vouer une haine sans fondements. Toujours aussi libre et rebelle, elle poursuit sa quĂȘte avec, pour alliĂ©, le mystĂ©rieux Valek qui, depuis son poste en Ixia oĂč il est restĂ© pour protĂ©ger le Commandant, lui insuffle en pensĂ©e la force de devenir elle-mĂȘme…

Une suite forte en Ă©motions

Habituellement, quand je commence le second tome d’une saga, je le lis avec apprĂ©hension car il est monnaie courante qu’un lecteur soit déçu, surtout quand il a d’abord eu un vĂ©ritable coup de cƓur pour le tome initial. Ici, j’ai Ă©tĂ© agrĂ©ablement surprise, car ce deuxiĂšme volet vient donner encore plus de profondeur Ă  l’histoire en elle-mĂȘme, ainsi qu’Ă  la vie d’Elena.

En effet, ce premier tome s’Ă©tait terminĂ© sur une trĂšs bonne note mais il restait Ă©normĂ©ment d’interrogations. Ici, on nous dĂ©voile un dĂ©but de rĂ©ponse, mais pas seulement : certains points qui semblaient ĂȘtre clairs et limpides, comme la machination imaginĂ©e par le protagoniste principal, prennent une toute autre dimension, et on comprend que ce n’Ă©tait que la premiĂšre Ă©tape d’une intrigue bien plus vaste et encore plus dangereuse que ce que l’on avait pu imaginer jusque lĂ .

Le premier tome n’Ă©tait donc qu’une premiĂšre partie d’un puzzle vaste et complexe, mĂȘlĂ©e Ă  de nouveaux personnages dĂ©couverts dans cette suite Ă  l’allure effrĂ©nĂ©e.

L’apparition de nouveaux protagonistes

De nouveaux personnages font leur entrĂ©e dans la vie d’Elena, certains semblant hostiles, et d’autres bienveillants. Leurs histoires, aussi diffĂ©rentes soient elles les unes avec les autres, semblent pourtant lier Ă  l’avenir d’un pays dans lequel Elena a du mal Ă  se projeter.

Au fil des pages, on en dĂ©couvre un peu plus sur eux, et aident l’hĂ©roĂŻne Ă  se dĂ©voiler, Ă  se surpasser. Certains lĂšvent le voile de mystĂšre qui recouvrait certains points d’ombre du premier tome. Mais ces rĂ©ponses ne font que soulever de nouvelles interrogations, ce qui m’a rendue encore plus accro Ă  cette histoire.

L’autre point qu’il me paraĂźt important de souligner, est que certains de ces nouveaux protagonistes mettent en quelques sortes Elena Ă  l’Ă©preuve, et ce de bien des maniĂšres. Et ce sont justement ces Ă©vĂ©nements qui rĂ©vĂšlent une toute autre facette de l’hĂ©roĂŻne.

Maturité et évolution psychologique

–  La vie est trĂšs risquĂ©e, rĂ©torquais-je. Chaque dĂ©cision, chaque rencontre, chaque geste, chaque fois que tu sors du lit, le matin, tu prends un risque. Survivre, c’est accepter ce risque, accepter de sortir du lit et d’affronter les dangers.

– Ta vision du monde n’est pas trĂšs rassurante.

– Justement, elle n’est pas censĂ©e l’ĂȘtre.

Cette citation est pour moi la preuve ultime de l’Ă©volution d’Elena. Dans le premier volet, nous Ă©tions face Ă  une jeune femme qui se battait pour sa survie, mais qui, plusieurs fois, se plaignaient du fait que SA vie se rĂ©sumait Ă  un danger constant.

Dans ce second opus, le personnage a appris Ă  se dĂ©tacher de son expĂ©rience personnelle face Ă  la vie et pris conscience que l’existence en elle-mĂȘme Ă©tait compliquĂ©e pour tout le monde, le tout Ă  des Ă©chelles diffĂ©rentes. Elle comprend que tout le monde n’a pas la vie rose et elle arrĂȘte de s’apitoyer sur son sort. En faisant cela, la jeune femme se relĂšve encore plus forte et semble redoubler de combativitĂ© face Ă  l’adversitĂ©, mettant tout en oeuvre pour protĂ©ger ses proches et elle-mĂȘme.

Bien sĂ»r, Elena n’est pas la seule a avoir Ă©voluĂ© au fil de ce roman. D’autres personnages le font Ă©galement, et cela nous permet d’en dĂ©couvrir un peu plus sur leur personnalitĂ©. Pour dĂ©couvrir Ă  quels personnages je fais allusion, je vous laisse le plaisir de dĂ©couvrir ce tome 😉


Vous l’aurez compris, cette suite n’a rien diminuĂ© l’amour que j’avais pour cette saga, bien au contraire ! Je vous l’ai dĂ©jĂ  dit, mais cette saga vaut vraiment le dĂ©tour. A l’heure actuelle, il est malheureusement trĂšs compliquĂ© de se procurer les livres car l’Ă©diteur a fait cesser leur impression et vous ne pouvez plus les trouver neufs. Mais il y a peut-ĂȘtre moyen de les trouver d’occasion et en bon Ă©tat chez des particuliers. C’est ce que j’ai fait pour le tome 2 et 3 😉

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse profiter de votre temps libre. Bisous les copains !

« Le poison Ă©carlate », Maria V. Snyder

– Mais je t’ai dans la peau, dans le sang… Tu as envahi mon cƓur.

– On dirait que vous parlez d’un poison.

La confession de Valek m’avait Ă  la fois choquĂ©e et transportĂ©e.

– Exactement, dit-il. Tu m’as empoisonnĂ©.

Le danger constant et l’incertitude face Ă  des questions sans rĂ©ponse peuvent parfois nous ronger l’Ăąme, tel un poison dans notre organisme. C’est lĂ  le thĂšme principal de ce roman qui s’est rĂ©vĂ©lĂ© ĂȘtre un vĂ©ritable coup de cƓur pour moi !

Au fil des pages, on suit les aventures d’Elena, une femme condamnĂ©e qui, par un (heureux ?) coup du sort, se voit proposer le poste de GoĂ»teur du chef de l’Etat, le Commandant Ambroise. Son plus fidĂšle conseiller, Valek, chef du service d’espionnage, la forme Ă  ses nouvelles fonctions. Mais avant cela, il met en place un stratagĂšme aussi machiavĂ©lique que terrifiant : pour s’assurer de la fidĂ©litĂ© et de la bonne conduite de cette nouvelle employĂ©e, il lui a administrĂ© Ă  son insu un poison insidieux qui, si elle n’ingĂšre pas quotidiennement une dose de l’antidote, la fera trĂ©passer dans d’atroces souffrances.

Alors qu’Elena commence Ă  s’habituer Ă  cette nouvelle vie, son passĂ© la rattrape et d’anciens ennemis, accompagnĂ©s de mystĂ©rieux alliĂ©s, refont surface avec un but inquiĂ©tant. Luttant pour sa survie et celle de ses proches, Elena, aidĂ©e par un Valek aussi sĂ©duisant que mortel, tente tant bien que mal de dĂ©jouer les piĂšges machiavĂ©liques qui s’Ă©lĂšvent contre elle, tout en s’appuyant sur ses capacitĂ©s mystiques.


Un univers magique et fĂ©odal…

Sur un fond de magie et d’apprentissage de diffĂ©rentes techniques utiles Ă  la survie de l’hĂ©roĂŻne, il faut dire que cette histoire est prenante et bourrĂ©e de rebondissements. Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, d’autant plus que les intrigues sont aussi multiples qu’intrigantes !

DĂšs les premiĂšres lignes, on comprend qu’Elena est une Ăąme torturĂ©e, qui a beaucoup souffert, mĂȘme si on ne sait pas de quoi exactement. Au fil des pages, on apprend qu’elle est orpheline, mais son histoire est trĂšs trouble et nimbĂ©e de mystĂšres. D’oĂč vient-elle ? Comment est-elle devenue orpheline ? Quels sont les souffrances qu’elle a endurĂ© ? Mais surtout : que s’est-il passĂ© pour qu’elle se retrouve dans cette situation ?

Un personnage ambivalent…

DĂšs la premiĂšre page, ma curiositĂ© Ă©tait piquĂ©e et je ne pouvais plus lĂącher ce livre. Entre alors le personnage de Valek qui est tour Ă  tour inquiĂ©tant, mystĂ©rieux…et terriblement sĂ©duisant, le tout saupoudrĂ© d’un sens aiguĂ« de la justice et d’une loyautĂ© sans faille envers le Commandant. On ne sait pas grand chose sur lui, d’autant plus qu’il semble dotĂ© de capacitĂ©s hors du commun, ce qui fait que l’on est encore plus impatient de connaĂźtre la suite.

Comme si cela ne suffisait pas, un adversaire oeuvre dans l’ombre pour attenter tantĂŽt Ă  la vie d’Elena, tantĂŽt Ă  celle du Commandant. Mais le plus curieux, c’est que la rĂ©ponse Ă  ce complot politique semble trouver ses rĂ©ponses dans le passĂ©, qui reste toujours indissoluble, car notre hĂ©roĂŻne fait beaucoup d’efforts pour enterrer cette pĂ©riode douloureuse de sa vie, qui pour autant l’empĂȘche d’avancer.


Je m’arrĂȘte ici dans la critique de ce roman, qui pour moi, tu l’auras compris, est un sacrĂ© coup de cƓur, comme j’en ai rarement eu dans ma courte vie de lectrice. Je ne voudrai pas te spoiler, alors la seule que j’ajouterai serait de te conseiller vivement de te procurer ce bĂ©bĂ© pour te plonger corps et Ăąme dans les mĂ©andres de son histoire.

Bien le bonsoir jeune gens !

CĂ©libat Mon Amour

Moi, Mon Amour

A l’heure oĂč fin janvier approche Ă  grands pas, la population se tourne alors vers fĂ©vrier. Et l’Ă©vĂšnement marquant de ce mois est bien entendu, et j’ai nommĂ© : LA SAINT VALENTIN.

Alors il y a 2 camps : celui des « chanceux en amour » qui passeront la soirĂ©e du 14 fĂ©vrier au chaud dans les bras de l’ĂȘtre aimĂ©, et l’autre camp : celui des « galĂ©riens des sentiments« , les « collectionneurs des relations toxiques », bla bla bla.

Bien sĂ»r, appartenir Ă  l’un au l’autre camp n’est pas une bonne ou une mauvaise chose en soi. C’est seulement l’expression du besoin compulsif qu’ont les gens de vouloir sans cesse – et pour tout – nous ranger dans des cases (coucou la sociĂ©tĂ© !).

Outre ceci, je souhaitais surtout vous parler d’un phĂ©nomĂšne que j’observe de plus en plus ces derniers temps : la honte du cĂ©libat (et lĂ  tu te dis : « Aaaah ! Elle voulait donc en venir lĂ  !« )

En effet, nombreux sont les membres de mon entourage qui me parlent de leur malaise concernant leur propre célibat, car ils sont souvent jugés par leurs proches comme un petit canard boiteux de la société. Alors nous sommes en droit de nous interroger :

Depuis quand le célibat est-il devenu un échec social ?

Pour rĂ©pondre Ă  cette question, on peut remonter Ă  l’origine mĂȘme des toutes premiĂšres civilisations, oĂč la survie de l’espĂšce Ă©tait alors la prĂ©occupation principale des individus. L’Ă©quation Ă©tait alors trĂšs simple :

S’accoupler = survie = rĂ©ussite sociale.

Ne pas s’accoupler = extinction de l’espĂšce = Ă©chec social.

Bien entendu, au fil des siĂšcles, les sociĂ©tĂ©s ont Ă©voluĂ©, et c’est alors qu’a Ă©mergĂ©e l’idĂ©e de la monogamie, et donc du couple stable, mais c’est arrivĂ© bien aprĂšs. Cette idĂ©e est restĂ©e profondĂ©ment ancrĂ©e dans notre subconscient collectif et c’est pourquoi, encore aujourd’hui, une personne qui ne trouverait pas « chaussure Ă  son pied » peut ĂȘtre regardĂ©e avec compassion ou Ă©tonnement.

– Et ton homme/ta femme, il/elle est oĂč ?

– Nulle part, je suis cĂ©libataire.

– Ah… Ne t’en fais pas, ça viendra.

Et pourquoi faudrait-il s’en faire ? Pourquoi vouloir souhaiter absolument « que ça vienne » ?

A l’heure oĂč je vous parle, la sociĂ©tĂ© nous met tellement la pression pour que chaque individu soit en couple que de plus en plus de personnes le vivent mal. Certains arrivent mĂȘme Ă  croire qu’ils ne sont pas normaux, qu’il leur manque quelque chose, ou au contraire qu’ils sont trop comme ceci, ou trop comme cela.

Et c’est prĂ©cisĂ©ment ce sentiment malsain que j’aimerai pointer du doigt. Car il n’y a aucun mal Ă  faire le chemin seul. Certains subissent le chemin de la vie dans la solitude alors qu’ils rĂȘveraient de le partager avec un ĂȘtre qu’ils aimeraient plus que tout, tandis que d’autres l’ont choisi, parce qu’ils ont prĂ©fĂ©rĂ© se concentrer sur eux-mĂȘmes (carriĂšre, projet humanitaire, recherches,…), ou parce qu’ils attendent de trouver une personne de qualitĂ© et ne pas se perdre dans l’accumulation d’Ă©checs sentimentaux.

Peu importe le pourquoi du comment. Il faut seulement arrĂȘter de se mettre la pression et tout simplement apprendre Ă  ĂȘtre heureux avec soi-mĂȘme, et en paix avec ses choix. Et sur ce dernier point, je dois dire que la sociĂ©tĂ© est trĂšs sĂ©vĂšre avec nous.


Pendant longtemps j’ai enchaĂźnĂ© les Ă©checs affectifs (j’ai collectionnĂ© les pervers narcissiques et les coureurs de jupons comme mon frĂšre collectionnait les cartes PokĂ©mon). Puis j’en ai eu assez et je me suis posĂ©e. J’ai pris le temps de m’Ă©couter, de panser moi-mĂȘme mes blessures sans attendre que quelqu’un le fasse Ă  ma place (bien sĂ»r, Ă  chacun sa mĂ©thode). Et quand je me suis sentie Ă  nouveau prĂȘte, je suis repartie Ă  la recherche de l’amour.

Une de mes amies les plus proches, quant Ă  elle, a dĂ©cidĂ© de mettre ça totalement de cĂŽtĂ© pendant un temps, car elle prĂ©voit de rĂ©aliser tous ses projets de jeunesse avant de se lancer dans une vie Ă  deux. Elle veut rĂ©aliser tous ses rĂȘves Ă  elle avant de rĂȘver pour deux.

Un autre de mes proches pourrait se mettre en couple avec des tas de gens, mais il est sentimentalement (et socialement aussi je dois dire) trĂšs sĂ©lectif. Il attend de tomber sur une personne exceptionnelle car il est Ă  la recherche d’une histoire exceptionnelle (comme nous tous, me direz-vous).

Une autre de mes amies, quant Ă  elle, adorerait vivre l’Amour. Mais tomber sur une personne qui respecte ses valeurs est trĂšs difficile Ă  trouver de nos jours. Alors elle patiente, elle vit sa vie, accomplit des choses fantastiques en attendant de trouver la personne qui saura l’apprĂ©cier Ă  sa juste valeur.

Et pour tous ceux qui sont en couple, si vous ĂȘtes heureux ainsi, profitez-en. ChĂ©rissez-vous mutuellement, et profitez de ses instants qui vous ont offerts dans l’existence. Mais dans le cas contraire, si vous restez avec une personne qui ne vous correspond pas par peur de la solitude, ou parce que vous ĂȘtes persuadĂ©s que personne d’autre ne vous aimera jamais, sachez que c’est faux. Car s’il y a bien une personne qui vous aimera toujours, et ce peu importe quand (non, je ne parle pas de ta maman), c’est toi. Aime-toi suffisamment pour te libĂ©rer de toutes ces chaĂźnes qui t’entravent. Et surtout n’oublie pas, car comme disait Oscar Wilde :

S’aimer soi-mĂȘme est le dĂ©but d’une histoire d’amour qui durera toute une vie.

Thanksgiving

Thanksgiving

Aujourd’hui, jour de Thanksgiving, tous les amĂ©ricains sont attablĂ©s autour d’un festin, entourĂ©s de leurs proches, remerciant le ciel de tous les bienfaits que cette annĂ©e passĂ©e a pu leu apporter.

Comment ? Tu ne sais pas ce qu’est Thanksgiving ? Ne bouge pas, je te fais un petit dĂ©briefing, rien que pour toi !

En 1620, fraichement dĂ©barquĂ©s du Mayflower sur le sol amĂ©ricain, les passagers, nommĂ©s « les pĂšlerins », s’intallent donc sur cette bonne terre d’AmĂ©rique. Malheureusement, le premier hiver fut trĂšs rude et la moitiĂ© des Ă©migrants rejoignirent le Tout Puissant. Mais les survivants, qui avaient installĂ©s leur colonie sur le territoire de la tribu des Wampanoags (non, Pocahontas n’apparaĂźtra pas dans cette histoire), reçurent une aide inespĂ©rĂ©e de ces derniers, ce qui leur permis donc de subsister Ă  cette pĂ©riode difficile. Ce geste altruiste engendra alors un traitĂ© entre les deux peuples, consistant en une entraide mutuelle.

Les indigĂšnes transmirent tous leurs savoirs aux coloniaux, et c’est ainsi qu’Ă  l’automne suivant, ils eurent de superbes rĂ©coltes. Pour les remercier, les pĂšlerins conviĂšrent leurs bienfaiteurs Ă  un repas de fĂȘte oĂč il est trĂšs probable que quelques dindes sauvages en aient fait les frais… C’Ă©tait lĂ  le 1er Thanksgiving de l’Histoire.

C’est le PrĂ©sident Georges Washington en 1789, qui invita le peuple amĂ©ricain Ă  exprimer leur gratitude en ce jour d’action de grĂące, ainsi qu’Ă  remercier Dieu. Mais c’est Abraham Lincoln qui en fit une fĂȘte nationale (en 1863 prĂ©cisĂ©ment).


Maintenant que tu es Ă  jour dans ton Histoire, j’aimerai prendre un moment avec toi pour se poser et apprĂ©cier ce qui nous est donnĂ©. Tout simplement.

C’est vrai quoi, dans un monde oĂč l’on vit Ă  1000 Ă  l’heure, on ne prend plus le temps d’apprĂ©cier les choses que l’on a. Et quand ce n’est pas ça, on a tendance parfois Ă  vivre dans une sorte de convoitise constante, Ă  vouloir toujours plus, toujours mieux. Alors que bien souvent, les choses qui nous rendent le plus heureux, nous les avons dĂ©jĂ .

Voilà donc une liste de petites choses auxquelles je ne pense pas forcément tous les jours, et qui pourtant me rendent heureuse au quotidien :

  • Avoir la santĂ©, car il n’y a rien de plus important. Sans doute car ça n’a pas de prix.
  • Mon cerveau, qui m’a permise d’acquĂ©rir mes diplĂŽmes et de crĂ©er ce blog que j’adore tenir.
  • Mon corps, grĂące Ă  qui je peux vivre des aventures toujours plus folles chaque jour.
  • Mon bĂ©bĂ© renard, qui malgrĂ© ses petites bĂȘtises m’apporte tellement d’amour au quotidien, et de rĂ©confort dans les moments difficiles.
  • Ma famille, avec qui j’ai vĂ©cu et vivrai encore des moments formidables, qui a toujours Ă©tĂ© lĂ  pour moi.
  • Mon chĂ©ri, qui me supporte au quotidien (et Dieu sait que ce n’est pas une mince affaire ! C’est un saint, vraiment) et m’aime fort beaucoup tout plein gros comme ça malgrĂ© mes (tout) petits dĂ©fauts.

Ce n’est peut-ĂȘtre pas grand chose pour certains, mais pour moi ça reprĂ©sente tellement. Et j’ai une chance infinie d’avoir tout ça.

Si toi aussi tu es d’accord avec moi, et que tu as envie de partager ta gratitude envers la vie, pourquoi ne pas m’en parler en commentaire, ou en partageant ce petit template ci-dessous dans ta story instagram ? N’hĂ©site pas Ă  me mentionner (@aureliagram) pour que je puisse moi-mĂȘme partager ta story !

Template Gratitude
Template Thanksgiving 2019

A bientĂŽt jeunes gens !

Aurélia

Stop aux violences

Aujourd’hui nous sommes le 25 novembre 2019, journĂ©e mondiale pour l’élimination de la violence Ă  l’égard des femmes.

Alors que ce week-end une grande partie des françaises (accompagnĂ©es d’une poignĂ©e du reste de la population de notre chĂšre patrie) se sont rassemblĂ©es dans les rues de notre douce France pour lutter contre ce flĂ©au, d’autres femmes continuent de subir ce calvaire car Ă  l’heure actuelle, l’Etat et son gouvernement n’ont pu crĂ©er un contexte juridique suffisamment fort et protecteur pour venir en aide Ă  ces victimes, principalement fĂ©minines.

Depuis le 1er janvier 2019, prÚs de 140 femmes sont décédées sous le coup de leur mari/partenaire/concubin.

Aujourd’hui, prĂšs de 140 femmes/filles/mĂšres/sƓurs/amies/collĂšgues ont perdu la vie, laissant derriĂšre elles tout autant de filles/mĂšres/sƓurs/amies/collĂšgues ou de fils/pĂšres/frĂšres/amis/collĂšgues Ă©plorĂ©(e)s.

À l’ùre oĂč la sociĂ©tĂ© vie et Ă©volue Ă  100 Ă  l’heure, certaines choses restent ancrĂ©es profondĂ©ment, ne permettant qu’à une seule partie de la population d’aller de l’avant. Bien entendu je ne parle pas des femmes.


Comment pouvons-nous prétendre vivre dans une société civilisée et moderne quand au XXIÚme siÚcle, un nombre incalculable de femmes ne sont pas respectées ?

Car oui, il s’agit bien lĂ  d’une question de respect dans le fond. Car pour parvenir Ă  faire du mal Ă  une personne, Ă  lever la main sur elle pour lui faire du mal volontairement, il faut que toute forme de respect ait disparu. La femme n’est plus un ĂȘtre humain mais un object, une chose que l’on considĂšre comme nous appartenant et qui nous a déçu. C’est pourquoi certains se donnent le droit de « corriger », de « rĂ©parer » ce qui est « Ă  eux ».

Bien entendu la violence n’est pas que physique. Elle est aussi mentale, psychologique. Une remarque dĂ©placĂ©e, dans l’intimitĂ© ou en sociĂ©tĂ©, un dĂ©nigrement constant, des flots d’insultes, de la manipulation. Tous les moyens sont bons pour que l’auteur de ces agissements abjects garde le contrĂŽle sur ce qui est « Ă  lui ».

Bien sĂ»r il y aura toujours de petits malins pour dire : « Si elles ne sont pas heureuses, elles n’ont qu’à partir ».

Certes. Mais pour aller oĂč ? Car c’est lĂ  le problĂšme le plus rĂ©current. Nombreuses sont les victimes qui n’avaient aucun endroit oĂč se rĂ©fugier. Qui n’avaient plus de parents. Nombreuses sont celles qui n’en ont mĂȘme pas parler Ă  leurs parents, Ă  leurs proches. Car elles avaient honte de se sentir si faibles, car elles avaient peur de leur geĂŽlier. Nombreuses sont celles qui ne connaissaient pas l’existence de foyers recueillant toutes ces femmes en difficultĂ©.

Nombreuses sont celles qui avaient peur de partir, car elles ne voulaient pas priver leurs enfants de leur pĂšre, ou parce que ce mĂȘme pĂšre menaçait la vie de ses enfants si jamais elle osait partir.

La peur engourdie les sens. La peur te fait prendre des dĂ©cisions si irrationnelles que parfois, elle t’amĂšne Ă  t’emmurer dans un silence sĂ©pulcral, et Ă  ainsi sceller ton propre cercueil.

Alors aujourd’hui, et pour tout le reste de ma vie, je m’adresse Ă  toutes les femmes qui subissent des violences : au premier signe de violence, PARTEZ. Et si jamais vous n’avez nulle part oĂč aller, PARLEZ. Que ce soit Ă  vos proches, Ă  vos collĂšgues, ou Ă  des inconnus. PARLEZ.

Vous n’ĂȘtes pas seules.

N’écoutez pas ces hommes Ă  qui vous avez pu tout donner vous bredouiller des excuses. Car rien n’est excusable dans ce qu’ils vous font subir. Tout est punissable.

Mes chĂšres guerriĂšres de la vie, sachez que, tout comme Juliette de Coucou Les Girls, je vous dis ceci :

  • On ne frappe pas par Ă©nervement, JAMAIS.
  • On ne viole pas par excitation, JAMAIS.
  • On ne tue pas par amour, JAMAIS.

Vous valez tellement mieux. Vous valez tellement plus. Vous ĂȘtes aimĂ©es. Et l’on s’inquiĂšte pour vous.

Vous n’appartenez Ă  personne, si ce n’est Ă  vous-mĂȘme.

C’est votre corps, c’est votre esprit, c’est votre vie. Aimez-vous, protĂ©gez-vous, avec autant de force que vous protĂ©gez vos enfants.

Et dites-vous que quoi qu’il arrive, il vaut mieux avoir une maman en bonne santĂ©, qu’un papa en prison et une maman partie dans le ciel Ă©toilĂ©.


Prenez soin de vous.

Aurélia.