« Sur des mers plus ignor√©es », Tim Powers

Les mers et les climats sont ce qu’ils sont ; vos navires doivent s’y adapter ou sombrer.

Qui n’a jamais entendu l’appel de l’oc√©an quand il se tenait face √† cet horizon bleu lors de ses vacances ? Le nombre de fois o√Ļ j’ai eu envie d’apprendre √† naviguer et de partir √† l’aventure, guid√©e uniquement par les vents venus des quatre coins de la Terre… Mais √ßa c’√©tait avant de me rappeler que j’avais une peur bleue des profondeurs depuis que j’avais manqu√© de me noyer quand j’avais 10 ans. C’est une histoire que je vous raconterai peut-√™tre un jour…

Bien le bonjour jeunes gens !

Aujourd’hui je vous retrouve avec cet article que vous m’avez r√©clam√© depuis un moment d√©j√† : ma chronique de ce roman d’aventures relatant une histoire de pirates ūüŹī‚Äć‚ė†ÔłŹ

« Sur des mers plus ignor√©es » est un roman √©crit par Tim Powers et publi√© aux √©ditions Bragelonne. Ce r√©cit relate l’histoire d’un marin nomm√© Jack qui rejoint la piraterie apr√®s que le navire sur lequel il voguait soit attaqu√© par des pirates. Apprenant rapidement les ficelles de son nouveau m√©tier, il affronte les plus sinistres dangers pour sauver la vie d’une belle jeune fille. Entre magie vaudoue, zombies, puissances mal√©fiques, mais surtout le terrible Barbe-Noire, c’est pour parvenir √† ses fins qu’il entame une qu√™te p√©rilleuse, √† la recherche de la fontaine de Jouvence.

Pourquoi j’ai abandonn√© cette lecture ?

Vous l’aurez compris, cette chronique ne rejoindra pas celles de d’habitude car il est impossible pour moi d’en faire une chronique compl√®te √©tant donn√© que je n’ai pas r√©ussi √† lire ce roman jusqu’√† la fin. Ce qui me surprend √©norm√©ment car tout commen√ßait si bien, et ce pour de multiples raisons !

Non mais regardez-moi cette couverture d√©j√† ! Comment un aussi beau b√©b√© a-t-il pu me d√©courager √† ce point ?! ūüė≠Des tons bleus (ma couleur pr√©f√©r√©e), des enluminures dor√©es, l’illustration d’un navire en pleine temp√™te…la recette parfaite pour d√©clencher un gros coup de cŇďur chez moi ! #incomprehension

C’est en plus le roman qui a inspir√© le c√©l√®bre film Pirates des Cara√Įbes: la fontaine de Jouvence, un de mes films pr√©f√©r√©s. Et puis qui dit Johnny Depp dit que je vais √™tre totalement fan (j’aime trop cette saga c’est abus√©) #doubleincomprehension

En plus de ces deux points ultra positifs, il y avait d’excellentes critiques sur Instagram et sur l’ensemble de la toile de mani√®re g√©n√©rale, ce qui m’a donc fortement encourag√©e √† me plonger dans cette lecture !

Pour couronner le tout, le d√©but de ce roman √©tait vraiment excellent : alors que souvent le prologue et les premiers chapitres ont parfois tendances √† tra√ģner en long le temps de planter le d√©cor et de faire intervenir l’intrigue, ici notre curiosit√© √©tait piqu√©e au vif d√®s la toute premi√®re page car l’action est tout de suite au rendez-vous ! Les p√©rip√©ties sont pr√©sentes √† chaque chapitre (du moins dans tous ceux que j’ai lu) et on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Alors pourquoi ai-je abandonner cette lecture ?! Tout simplement √† cause d’un lexique de la navigation compl√®tement omnipr√©sente. Les termes navals se suivent et s’encha√ģnent, j’avais l’impression de les voir se multiplier au fur et √† mesure que j’avan√ßais dans ma lecture. Habituellement je n’ai rien contre quelques termes de vocabulaire pr√©cis car je trouve que √ßa a le m√©rite de donner plus de vraisemblance au roman et de l’ancrer un peu plus dans le r√©el. Mais quand on passe plus de temps √† chercher des d√©finitions qu’√† lire, √ßa a le don de me faire perdre patience. D’o√Ļ mon abandon, donc !

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J’esp√®re ne pas vous avoir d√©courag√©s, car il est important de se faire son propre avis dans ce genre de circonstances je trouve. En tout cas, si vous d√©cidez de tout de m√™me tenter votre chance, je serai ravie de savoir ce que vous en pensez ! Et si vous l’avez d√©j√† lu, dites-moi tout dans les commentaires ! ūüėČ

√Ä tr√®s bient√īt pour un nouvel article ! ūüĎč

Aurélia

« Wondering Souls », Zelihan

Ce monde dans lequel nous vivons… Jamais il ne t’appartiendra… Pourquoi refuses-tu d’√©couter ta propre voix ? Tu crains de te perdre ?

Je pense que nous sommes nombreux à vouloir être acceptés, et encore plus à chercher notre place dans le monde. Mais que se passe-t-il quand on se fait rejeter par la société ? Cette quête est-elle encore possible ?

Bien le bonjour jeunes gens !

Aujourd’hui est un grand jour car pour la premi√®re fois sur ce blog, je vais vous chroniquer un manga ! ūüėÉ Depuis que j’ai commenc√© l’aventure du livre il y a 13 ans, je ne m’√©tais encore jamais pench√©e sur ce genre de litt√©rature. « Pourquoi ? », vous demandez-vous ? Je voyais mon fr√®re d√©vorer Bleach, Death Note, ou encore Dragon Ball, et en regardant ces personnages au physique surr√©aliste qui se battaient √† chaque page, je me disais : « Mais c’est quoi cette daube ?! »

L’ignorante que j’√©tais n’avait pas conscience qu’il existait diff√©rentes sortes de manga, aux styles aussi diverses que vari√©s ! Mais ce n’est que quand la maison d’√©dition H2T m’a contact√©e via mon Instagram (@aureliagram) que j’ai d√©cid√© de retenter l’exp√©rience. En effet, elle m’a propos√© de m’envoyer gracieusement une de leurs Ňďuvres en √©change de… rien du tout. Bien √©videmment, en bonne bookstagrameuse que je suis, ils se doutaient bien que j’allais en parler dans un post. Mais pour ce qui est de cette chronique, l’initiative vient de moi ūüėČ

« Wondering Souls » est donc un manga issu de la famille des sh√īnen, une sorte de manga destin√© √† une audience jeune et masculine (en japonais, « sh√īnen » signifie gar√ßon et adolescent), contrairement aux sh√ījo qui, eux, sont plut√īt destin√©s aux jeunes filles. Quoi qu’il en soit, je trouve que ce manga est une exception au genre car il convient aux deux types d’audience « classique » selon moi.

R√©sum√© : « Ayten est une jeune orpheline qui vit dans un village de chasseurs au cŇďur des montagnes. A cause de sa capacit√© √† communiquer avec les d√©pouilles d‚Äôanimaux, elle m√®ne une vie isol√©e des autres membres de sa tribu. Mais alors qu‚Äôelle fait une chute mortelle du haut d‚Äôune falaise, Ayten se r√©g√©n√®re sous les yeux des villageois qui, terroris√©s, d√©cident de la bannir.
Pour la jeune exil√©e, ce jour marquera le d√©but d‚Äôun voyage extraordinaire √† travers les terres des dieux oubli√©s, les Shaga√Į. Et c‚Äôest dans un temple abandonn√© qu‚ÄôAyten fera une rencontre inattendue qui bouleversera sa vie √† jamais. »

Maintenant que vous connaissez le pitch de ce manga, je peux commencer à vous donner mon avis en profondeur.

Un graphisme époustouflant

Etant donn√© que le manga est un genre tr√®s visuel, il va de soi que la qualit√© du dessin est primordiale pour que le lecteur puisse b√©n√©ficier d’une bonne exp√©rience de lecture. Au-del√† de cette couverture aux traits d√©licats et aux couleurs chatoyantes, toutes les pages sont couvertes de dessins doux et po√©tiques qui emportent imm√©diatement le lecteur – sans parler de certains plans qui sont tout simplement √† couper le souffle.

De plus, dans la majorit√© des mangas, il n’y a que la couverture qui soit en couleur. Ici, agr√©able surprise : les premi√®res pages le sont aussi ! J’ai √©t√© agr√©ablement surprise en tant que lectrice, et c’est selon moi un gros point fort ! Rien √† redire du point de vue artistique, notre jeune mangaka Zelihan nous r√©gale.

Une h√©ro√Įne forte

La petite Ayten, d√®s l’aube de sa (courte) existence, a toujours su tenir t√™te √† ceux qui lui menaient la vie dure. Ce n’est pas pour autant qu’elle se laisse abattre. En effet, loin de se contenter de subir la situation qui est la sienne, j’ai pu d√©couvrir une petite fille combative et pleine de bonne volont√©.

Ce caract√®re bien tremp√© est d’autant plus appuy√© par sa mani√®re de parler : abrupte et incisive, ses paroles sont – √† mon sens – la cons√©quence et le reflet de cette existence difficile qu’elle a eu √† mener.

Une montée en puissance

Dans ce manga, l’aventure commence r√©ellement au moment o√Ļ l’h√©ro√Įne et son nouvel ami entament leur voyage initiatique. Marchant c√īte √† c√īte, on voit progressivement s’installer une confiance mutuelle entre ces deux √™tres. Tr√®s vite, on se rend compte qu’ils tiennent beaucoup l’un √† l’autre car ils n’ont plus personne. Leur seule richesse est cette amiti√© nouvelle qu’ils ch√©rissent tous les deux.

La majeure partie de ce premier tome est principalement ax√©e sur ces personnages qui surmontent les √©preuves d’un voyage en terre hostile pour tisser une amiti√© √©troite. N√©anmoins, le rythme du r√©cit augmente consid√©rablement dans les derni√®res pages. En effet, depuis le d√©but de leur qu√™te, d’autres personnages restaient tapis dans l’ombre, observant la progression d’Ayten et de son compagnon. Sur la fin, ils passent √† l’offensive et le voyage prend alors un tout autre tournant, for√ßant nos h√©ros √† prendre des d√©cisions radicales et √† s’affirmer, laissant la porte ouverte √† un second tome qui promet d’√™tre riche en rebondissements !


Vous l’aurez compris : j’ai ador√© cette lecture et il me tarde de d√©couvrir la suite des aventures d’Ayten !

Lisez-vous des mangas ? Si oui, avez-vous eu le plaisir de d√©couvrir cette petite p√©pite ? Dites-moi tout dans les commentaires ! ūü§ó

√Ä tr√®s bient√īt avec de nouvelles lectures ! ūüėė

Aurélia

DISNEY VILLAINS, « Miroir, miroir », Serena Valentino

Miroir, miroir magique au mur, qui a beauté parfaite et pure ?

Quelle petite fille n’a jamais reproduit cette sc√®ne mythique devant le miroir de la salle-de-bains pendant ses heures de jeux ? Personnellement, je l’ai fait teeeeellement de fois ! Et quand je ne me prenais pas pour la m√©chante reine, je m’imaginais capable de parler aux animaux. J’ai souvent tent√© d’expliquer √† mon chien comment faire mon lit d’ailleurs, en vain…

Bien le bonjour jeunes gens !

Les √©ditions Hachette Heroes nous g√Ęte en ce moment ! Apr√®s la collection Twisted Tale, je reviens vers vous aujourd’hui pour vous parler d’une autre de leur collection : Disney Villains !

Alors ok mais, qu’est-ce que c’est ? Ce n’est autre qu’une saga imagin√©e par la c√©l√®bre auteure Serena Valentino, qui nous retrace les histoires de nos Disney favoris, √† la diff√©rence pr√®s que cette fois-ci, tout est racont√© du point de vue du m√©chant ! Avouez que c’est tentant, non ?

Le premier tome de cette saga, vous l’aurez compris, n’est autre que l’histoire de la sorci√®re √† la pomme empoisonn√©e. J’ai nomm√© : la m√©chante reine ! Villain embl√©matique de l’univers Disney, ce personnage fascine de part le myst√®re qui l’entoure. Comment a-t-elle acquis ses pouvoirs ? Pourquoi est-elle comme √ßa ? D’o√Ļ lui vient son obsession pour sa beaut√© ? Quel est son pass√© ? Toutes ces questions vont trouver leur r√©ponses. Et je dois dire que l’histoire de Serena Valentino m’a fait voir ce personnage f√©minin sous un tout nouvel angle…

Elle imaginait son cŇďur tel un miroir bris√©, dont les morceaux ne se recolleraient jamais

Une évolution psychologique

Nous connaissons tous cette femme n√©vros√©e pr√™te √† tout pour apaiser son ego, m√™me √† tuer. Mais la m√©chante reine n’a pas toujours √©t√© ainsi. En effet, le roman s’ouvre sur une jeune femme issue d’un milieu pauvre. Orpheline de m√®re, son p√®re ne s’est jamais remis de la disparition de son √©pouse et se venge sur sa fille qu’il tient pour responsable de tous ses malheurs. Celle-ci grandit et passe toute son enfance pers√©cut√©e par son seul parent. Puis un jour, alors que le roi du royaume √©tait en campagne, il passe pr√®s de chez elle et fait sa connaissance. Subjugu√© par la beaut√© de la jeune femme, il en tombe √©perdument amoureux et l’√©pouse sans tarder. C’est ainsi que cette femme devient alors reine, ainsi que la belle-m√®re de Blanche-Neige.

On y d√©couvre une femme douce et aimante qui agit comme une vraie m√®re avec la petite princesse, ce qui m’a grandement surprise car j’avais comme pr√©jug√© que les villains √©taient m√©chants de nature, que le mal √©tait ancr√© en eux depuis leur naissance. QUE NENI ! C’est une jeune femme bienveillante qui se d√©voile, une femme qui a souffert du manque de sa m√®re et qui fait tout son possible pour que Blanche-Neige ne ressente pas la m√™me chose.

Puis au fil des chapitres, on voit l’horizon de ce royaume enchant√© s’assombrir lentement mais s√Ľrement. Comme n’importe quel royaume prosp√®re, celui-ci est attaqu√© et son souverain doit partir de plus en plus souvent guerroyer pour d√©fendre ses terres. Notre jeune reine se retrouve souvent seule et, inconsciemment, son esprit fait le parall√®le avec son enfance, √©poque o√Ļ elle √©tait d√©j√† tr√®s solitaire. La m√©lancolie semble la suivre partout et c’est ainsi qu’elle s’enferme dans une solitude abyssale, avec pour seule distraction la prog√©niture de la personne qui lui manque le plus au monde, et dont les absences ne semblent plus finir.

Seule avec ses pens√©es, la jeune reine ressasse le pass√© et ne cesse de repenser aux phrases destructrices de son p√®re qui, de son vivant, n’a jamais eu de cesse de lui ass√©ner. En tant que femme dans une √©poque f√©odale, notre h√©ro√Įne ne g√®re d’aucune fa√ßon les affaires du royaume. Alors malgr√© les clameurs scand√©es par le peuple √† son √©gard, elle comprend que cet amour n’est d√Ľ qu’√† sa beaut√©. C’est √† partir de ce moment que commencera son obsession pour son apparence.

La folie est dans les yeux de celui qui regarde.

L’origine du mal

Comme je vous le disais plus t√īt, c’est dans son enfance que prend racine le mal qui rongera ce personnage embl√©matique. C’est √† l’√Ęge adulte qu’elle go√Ľte enfin au bonheur, et le roi se pr√©sente ainsi comme son sauveur, celui qui lui rappelle sans cesse sa beaut√©, qui d√©ment le fant√īme de son p√®re. Dans ce roman, la reine est sans cesse √† la recherche de l’attention de son roi, de son approbation. Il est sa seule r√©elle raison de vivre.

√Ä la mort de celui-ci, c’est tout son monde qui s’√©croule. Elle perd son but, l’√™tre qui lui est le plus cher. Mais en tant que souveraine, elle ne peut pas se permettre de prendre le temps pour faire son deuil, car c’est une avalanche de responsabilit√©s qui lui incombent alors : diriger un pays et √©lever l’enfant de son amour perdu. Durant l’enfance de la princesse, sa pr√©sence lui rappelle constamment qu’elle a perdu l’homme de sa vie. Et en grandissant, la petite fille se transforme en jeune fille. Une jeune fille de plus en plus jolie.

Lors de ses noces avec le roi, les trois cousines √©loign√©es de celui-ci, des personnages aussi √©tranges qu’effrayantes, avaient offert √† la reine un vieux miroir. Install√© dans son boudoir, la jeune reine d√©couvre que l’objet est loin d’√™tre ordinaire. En effet, le miroir est habit√© par un esprit, qui n’est nul autre que le p√®re de la reine. Pensant √™tre enfin lib√©r√©e de la pression malsaine de son dernier parent, c’est avec effroi qu’elle continue de subir ses pers√©cutions sans qu’elle ne puisse rien n’y faire. En effet, il est inenvisageable pour elle de s’en d√©barrasser, ou m√™me de le d√©truire, car sa magie lui est plus qu’utile : le miroir a pour obligation de r√©pondre √† toutes les demandes de son propri√©taire. Et en plus de lui apprendre l’art occulte de la magie, il d√©tient toutes les r√©ponses. Y compris l’identit√© de la femme la plus belle de toutes.

Toutes les horreurs qu’il avait d√Ľ voir pesaient terriblement sur son √Ęme, mais elles lui avaient aussi ouvert les yeux sur la r√©alit√© du monde.

Une suite intéressante

Vous connaissez tous ce que la m√©chante reine fait subir √† Blanche-Neige en tentant d’arriver √† ses fins. C’est pourquoi je ne vous le rappellerai pas. Ce qui m’a interpell√©e a √©t√© la fa√ßon dont se termine cette r√©√©criture. Dans le dessin anim√©, l’histoire se termine sur Blanche-Neige et son prince charmant chevauchant vers un ch√Ęteau enchant√© sur fond de soleil couchant. Mais ensuite ? Que se passe-t-il ?

La m√©chante reine, sous sa forme de sorci√®re, perd la vie en tombant du haut d’un pr√©cipice. Ironie du sort, elle se retrouve √† son tour enferm√©e dans le miroir dont Blanche-Neige h√©rite. Soulag√©e des craintes de son vivant, la reine retrouve enfin la raison et r√©alise l’ampleur et les cons√©quences de ces actes. Elle devient alors une conseill√®re √©clair√©e et bienveillante pour sa fille adoptive qui, elle, utilisera le miroir avec parcimonie.

Cette derni√®re, en bonne princesse, pardonnera √† sa belle-m√®re les mauvais s√©vices qu’elle lui a fait subir, et pr√©f√®rera garder en m√©moire les bons souvenirs qu’elle partage avec cette femme. La reine trouve alors dans son emprisonnement une r√©demption en plus d’une p√©nitence, ce qui permet de refermer ce livre sur un happy end, m√™me s’il est quelque peu am√®re.


J’esp√®re que cet article vous aura plu ! J’attends vos retours dans les commentaires ūüėČ

Quel est votre m√©chant Disney pr√©f√©r√© ? Auriez-vous imagin√© l’histoire de la m√©chante reine de cette mani√®re ?

On se retrouve bient√īt pour un nouvel article ! ūüėė

Aurélia

TWISTED TALE, « Ce r√™ve bleu », Liz Braswell

Je n’y crois pas c’est merveilleux ! Pour moi c’est fabuleux, quand dans les cieux, nous partageons ce r√™ve bleu √† deux.

Voil√† la r√©action que j’ai eue quand j’ai d√©couvert que les √©ditions Hachette sortaient une suite de r√©√©criture de nos Disney pr√©f√©r√©s, et que le premier de cette collection « Twisted Tale » n’√©tait autre que le l√©gendaire Aladdin.

Bien le bonjour jeunes gens !

J’ai r√™v√© pendant des ann√©es d’avoir le m√™me volume capillaire que Jasmine, j’ai bassin√© mes parents pour adopter un tigre, j’ai souhait√© tr√®s fort avoir un tapis magique, et cherch√© des amis aussi dr√īles que le g√©nie. Concernant le premier et le dernier point, je peux dire que mes vŇďux ont √©t√© exauc√©s. Quant au reste, je me dis que je peux toujours continuer de r√™ver #espoir

Vous l’aurez compris, Aladdin est un des chef-d‚ÄôŇďuvre Disney qui a particuli√®rement touch√© mon enfance et qui continue de me faire r√™ver malgr√© mes 25 ans bien tass√©s. C’est donc avec plaisir que je me suis replong√©e dans la magie des mille et une nuits, curieuse de d√©couvrir cette nouvelle version qui, je vous le dis tout de suite, ne manquera pas de vous ravir.

La magie refl√®te l’√Ęme de celui qui la contr√īle

Aladdin, « Ce r√™ve bleu »

Une version inattendue

J’√©tais vraiment tr√®s curieuse de conna√ģtre cette r√©√©criture, mais j’avais aussi tr√®s peur que les premiers chapitres soient longs et en quelques sortes inutiles dans le cas o√Ļ ils reprendraient le d√©but de l’histoire telle que nous la connaissons d√©j√† tous. PAS DU TOUT. L’histoire s’ouvre sur un premier chapitre narrant une sc√®ne totalement nouvelle, car compl√®tement absente du dessin anim√©.

On y retrouve Aladdin au d√©but de son adolescence, vivant avec sa m√®re qui, d√©j√† √† l’√©poque, devait l’emp√™cher de s’attirer trop d’ennuis avec les marchands. On nous y d√©peint la vie √† Agrabah, surtout l’existence au sein de la communaut√© des Vauriens, ce qui nous plonge imm√©diatement dans une ambiance beaucoup plus noire que celle dont Disney nous fait profiter habituellement. Ce point ajoute plus de r√©alisme √† l’histoire, car il ne faut pas oublier qu’il s’agit ici de la vie de personnes pr√©caires au quotidien vraiment difficile, personnes ayant √©norm√©ment de mal √† sortir de la mis√®re dans laquelle ils sont n√©s. On nous explique aussi en quoi cela est presque impossible. La suite des √©v√®nements suit fid√®lement le dessin anim√©, nous apportant toutefois certaines pr√©cisions appr√©ciables, sans pour autant que cela soit redondant ou que cela tra√ģne en longueur.

L’√©l√©ment d√©clencheur de cette version arrive au moment o√Ļ Aladdin doit sortir de la caverne. Souvenez-vous : dans la version originale, Aladdin ne doit toucher √† rien du tout – mis √† part la lampe – pour pouvoir ressortir sain et sauf de la caverne. Mais c’est sans compt√© sur la cupidit√© de son singe Abu, qui se saisit d’un √©norme rubis fi√®rement entrepos√© dans les mains d’une statue clairement flippante. Del√† les entrailles de la terre se mettent √† fr√©mir, et une course poursuite sur le dos du tapis commence pour essayer de rejoindre √† temps l’entr√©e de la caverne (le tout sans se faire √©craser par des pics de roche se d√©tachant du plafond). Aladdin arrive tout de m√™me √† attraper un rocher et, suspendu au-dessus du vide, demande alors √† Jafar, d√©guis√© en vieillard, de lui tendre la main pour l’aider. Ce √† quoi notre Grand Vizir si d√©test√© lui r√©clame d’abord la lampe. Apr√®s l’avoir r√©cup√©r√©e, Jafar tente alors de le poignarder, mais Abu d√©fend son ami, et ils tombent tous les deux dans le fond de la caverne qui se referme sur eux. Et c’est pr√©cis√©ment l√† que le changement intervient : Abu n’a pas r√©ussi √† reprendre la lampe, qui se trouve toujours entre les mains de Jafar et celui-ci entame alors l’ex√©cution de son plan machiav√©lique… Malgr√© toutes les modifications qui vont s’ensuivre, des rappels √† l’histoire originale reviendront r√©guli√®rement, telles que quelques phrases cultes bien plac√©es que je vous laisse le soin de d√©couvrir.

Pour ce qui est de la suite des √©v√®nements, il est √©vident que je ne vous en parlerai pas de mani√®re explicite dans cet article, car je ne voudrai pas vous g√Ęcher le plaisir de votre lecture et ainsi vous laisser d√©couvrir toutes les variantes qui ont √©t√© apport√©es. Mais je souhaiterai tout de m√™me mettre le doigt sur quelques points qui ne vous spoileront pas. Enfin pas trop. En effet, lors de son coup d’Etat, Jafar est pris d’une soif inextinguible de pouvoir, persuad√© que c’est ce qui le fera √™tre aim√© du peuple et de Jasmine (d’ailleurs il a une sorte d’obsession pour la princesse, c’est incroyable…). Il se met alors en qu√™te de manuscrits anciens qui lui permettront de devenir un sorcier encore plus puissant, et finira par d√©couvrir un terrible secret : celui de ramener les morts √† la vie. Et c’est comme √ßa qu’il commence √† cr√©er une arm√©e compos√©e de ses soldats tomb√©s. Devenus donc une sorte de zombies appel√©s goules, ils sont semble-t-il d√©nu√©s de conscience et ob√©issent aveugl√©ment √† ce nouveau sultan.

Quant √† Jasmine, prisonni√®re de Jafar, elle se voit contrainte de l’√©pouser. En essayant de la prot√©ger, Raja est bless√©. Malgr√© la puissance de son ge√īlier, Aladdin parvient √† l’aider dans son √©vasion et elle √©chappe de justesse √† ces noces forc√©es. Plus tard, Raja la rejoindra, encore convalescent du choc subi. Connu jusqu’alors comme l’ami et le protecteur de la princesse, cet animal va aussi devenir un d√©clic pour que le peuple s’oppose √† son oppresseur. Une r√©bellion se met alors en place : la Griffe de Raja, un symbole fort et √©vocateur du danger √† venir.

L’histoire suit alors son cours, jusqu’√† arriver √† son d√©nouement. Jafar est renvers√© alors qu’il n’a pas encore eu l’occasion de prononcer son troisi√®me et dernier vŇďu. Jasmine doit choisir entre lui octroyer un proc√®s √©quitable, sous peine qu’il r√©ussisse √† s’√©chapper et √† continuer son carnage, ou √† lui prendre la vie. Un rebondissement inattendu se conclura par un dernier vŇďu terrible qui aura des r√©percussions sur tous.


La liberté de choisir est bien plus importante que tout ce que tu souhaites

Jasmine, « Ce r√™ve bleu »

De la profondeur pour les personnages

Les protagonistes embl√©matiques de ce dessin anim√© sont ici d√©peints de fa√ßon beaucoup plus d√©taill√©e, et l’auteure leur donne pour certains une toute autre dimension.

Si Aladdin reste fid√®le √† son original, sa copie n’en est pas pour autant plus p√Ęle puisque son besoin de justice a √©t√© accentu√©, surtout que l’on comprend l’origine de ce besoin d√®s le 1er chapitre du roman (mais je reviendrai sur ce point plus tard). La communaut√© des Vauriens est mise en avant et de nouveaux personnages font leur apparition, avec une utilit√© toute particuli√®re pour la suite des √©v√®nements. Ce sont aussi ces personnages qui nous apportent une certaine morale √† l’histoire, ainsi que la possibilit√© de faire des parall√®les avec les populations d√©favoris√©es de notre monde, et qui permettent enfin l’√©volution psychologique de Jasmine. En effet, cette princesse alors na√Įve et ignorante du monde ext√©rieur devient √† leur contact une dirigeante pleine de potentiel : sans piti√© pour ses ennemis, mais pleine de compassion et de compr√©hension pour son peuple, c’est une main de fer dans un gant de velours. La princesse se d√©voile comme une jeune femme pleine d’espoir, avec de grands projets pour son peuple, mais aussi avec des perspectives d’avenir pour elle-m√™me qui sont dans l’air du temps car il est ici question d’√©galit√© des sexes et de f√©minisme #girlpower

Le dernier personnage √† avoir √©t√© approfondi par l’auteure est Jafar. C’est sur l’ampleur de sa folie que l’accent a √©t√© mis. On y d√©couvre une toute autre facette de sa personnalit√© et les lecteurs que nous sommes pouvons alors comprendre √† quel point son esprit d√©rang√© est loin de la r√©alit√©. Comme je le disais plus t√īt, en plus de sa soif de pouvoir qui est je trouve un but assez « classique » pour un m√©chant, Jafar est obs√©d√© par Jasmine. Dans la version originale de Disney, s’il souhaite √©pouser la princesse, c’est uniquement pour asseoir sa l√©gitimit√© sur le tr√īne d’Agrabah. Ici, Jafar demande au g√©nie de faire en sorte que Jasmine soit folle amoureuse de lui. Ce √† quoi l’esclave de la lampe lui explique qu’il y a des lois qui ne peuvent pas √™tre bris√©es : comme ramener les morts √† la vie, ou encore forcer les gens √† tomber amoureux. Mais alors pourquoi vouloir absolument gagner l’amour de la princesse si sa qu√™te de l√©gitimit√© n’est pas son but ? L’auteure r√©pond subtilement √† cette question dans son roman, et je vous laisse le soin de d√©couvrir cette v√©rit√© cach√©e entre les lignes ūüėČ


Ne laisse pas les injustices ni la pauvret√© d√©terminer qui tu es vraiment, continua-t-elle. C’est √† toi de choisir ta destin√©e, Aladdin. Seras-tu un h√©ros qui veille sur les faibles et les d√©munis ? Seras-tu un voleur ? Seras-tu un mendiant, ou pire encore ? Tout d√©pend de toi, pas des choses – ni des gens – qui t’entourent, le choix t’appartient.

M√®re d’Aladdin, « Ce r√™ve bleu »

Des réponses à nos questions

Nombreux ont √©t√© nos questionnements quant au pass√© de nos h√©ros favoris. O√Ļ est la m√®re d’Aladdin ? Pourquoi le p√®re de Jasmine se comporte-t-il ainsi ? Quand Aladdin et Abu se sont-ils connus ? Comment le g√©nie s’est-il retrouv√© prisonnier de la lampe ? Qu’est-il arriv√© √† Jafar pour qu’il devienne ainsi ?

Et bien je vous le dis : toutes ces questions trouvent leur r√©ponse dans ce roman. On nous explique tout d’abord la situation familiale d’Aladdin. M√™me si le second film nous a apprit pourquoi son p√®re √©tait absent, le destin de sa m√®re restait entier. Je vous laisse d√©couvrir le sort de cette femme, mais tout ce que je peux vous dire, c’est que la citation que vous venez de lire est d’elle, et qu’elle a laiss√© une trace ind√©l√©bile sur la morale de son fils (elle est aussi √† l’origine de l’entr√©e d’Abu dans la vie de celui-ci). De plus, dans la version originale, on a l’impression que notre h√©ros est un personnage solitaire avec pour seul ami ce petit singe. On nous explique ici pourquoi Aladdin n’a pas vraiment d’entourage, et votre petit doigt vous dira certainement que cela a √† voir avec les Vauriens, √† juste titre.

Pour ce qui est de notre h√©ro√Įne, l’auteure reste br√®ve sur la m√®re de Jasmine : celle-ci serait morte en couche. En revanche, elle nous fournit un peu plus d’explications sur le comportement du sultan qui nous est pr√©sent√© comme un homme pu√©ril, pr√©f√©rant la compagnie de ses jouets pour enfants que la r√©gence de son royaume. On nous explique que cela aurait un rapport avec la disparition de son √©pouse, mais cela reste des suppositions qui sont faites par l’un des personnages. Je vous laisse le soin de vous faire votre propre avis ūüėČ

Enfin, c’est apr√®s nous avoir d√©voil√© un pan du pass√© de Jafar, qui n’a pas v√©cu des choses jolies, que l’auteure nous d√©voile des √©v√®nements sur la vie du g√©nie. En effet, une erreur de jeunesse l’aurait amen√© √† se faire emprisonner dans la lampe, le coupant ainsi de sa famille et de sa libert√©. Je n’en dirai pas plus sur ce point car je trouve son histoire si touchante qu’il serait dommage de vous la d√©voiler ici.


C’est sur cette chronique ultra positive de ce premier opus de la collection Twisted Tale que je vous abandonne. Mais ne vous en faites pas, je reviendrai bien assez t√īt avec un nouvel article. D’ailleurs mon petit doigt me dit que cela aura un rapport avec des Pirates au beau milieu des mers des Cara√Įbes…

A tr√®s bient√īt !

Aurélia

« Les Secrets d’Opale », Maria V. Snyder

Oyez ! Oyez !

La p√©riode de confinement est (provisoirement ?) termin√©e et, pour f√™ter √ßa, je vous retrouve avec un nouvel article qui viendra clore ma critique sur la trilogie << Les Portes du Secret >>. Ce troisi√®me et dernier opus << Les Secrets d’Opale >> vient donc tourner la page sur ma critique de cette saga ch√®re √† mon ‚̧

Dans cet opus, j’ai pu y retrouver notre h√©ro√Įne en pleine cavale sur les terres du royaume de Sitia. Ayant abandonn√© son apprentissage magique, elle fuit rejoindre son amant Valek en Ixia, o√Ļ la magie est interdite. En chemin, des disparitions inexpliqu√©es attirent son attention, en plus du soul√®vement secret d’une arm√©e qui menace la paix r√©gnante et dont les membres obtiennent du pouvoir de fa√ßon barbare et douteuse. Aid√©e par son fr√®re et ses fid√®les compagnons, Elena d√©cidera de suivre dans les flammes un personnage √©trange qui semble d√©tenir les r√©ponses √† toutes ses questions. Mais le savoir √† un prix, qu’elle s’appr√™te √† payer cher : rester coinc√©e pour l’√©ternit√© dans le royaume du Feu pour emp√™cher ce nouveau protagoniste de r√©pandre son mal sur cette terre.

UNE COURSE EFFR√ČN√ČE EN QU√äTE DE V√ČRIT√Č

Au tout d√©but de la trilogie, de nombreuses questions se bousculent dans notre esprit en tant que lecteurs. Pourquoi Valek est-il insensible √† la magie ? Quel est tout ce myst√®re entourant le commandant ? Pourquoi Elena semble-t-elle √™tre le point n√©vralgique de toutes ces intrigues ? Qu’a-t-elle de sp√©cial de l’on ignore encore ?

Au fil du premier et du second tome, certaines questions trouvent des r√©ponses, tandis que certaines restent obstin√©ment dans l’ombre. Ce troisi√®me volet nous apporte enfin, dans ses derni√®res pages, toutes les r√©ponses que l’on d√©sirait tant. Ce qui a le don de nous permettre de tenir le coup dans cette interminable attente. Je dis bien interminable car cet opus n’est pas tout √† fait une grande r√©ussite pour moi. En effet, les premiers chapitres ont √©t√© pour moi longs et p√©nibles √† lire, non pas √† cause du style, que l’auteure a su garder constant et tr√®s plaisant tout au long de la trilogie, mais bien √† cause des √©v√©nements qui s’y produisent.

Le point n√©vralgique du roman, qui apporte toute la saveur √† la conclusion de cette histoire, n’arrive qu’√† partir du 19√®me chapitre. Et aujourd’hui, avec le recul, je me dis que beaucoup de choses auraient pu √™tre « acc√©l√©r√©es » car, √† mes yeux, elles n’apportaient pas forc√©ment beaucoup de profondeur √† l’histoire, et n’√©taient pas si importantes que √ßa dans le sc√©nario. C’est l√† la seule chose que je puisse reprocher au travail de l’auteure.

UN √ČTAU QUI SE RESSERRE IN√ČLUCTABLEMENT

Comme je le disais plus haut, nos h√©ros sont engag√©s dans une course effr√©n√©e pour vaincre l’ennemi, et le sort semble s’acharner sur eux. Au fil des rebondissements et des √©v√©nements (tous aussi inqui√©tants les uns que les autres), on peut presque sentir les mains du Destins se refermer sur les protagonistes pour les engloutir dans ses eaux troubles.

Au fil des pages, j’ai pu me rendre compte que l’esprit vif d’Elena n’allait peut-√™tre plus suffire √† lui permettre de s’extirper des situations dangereuses dans lesquelles j’ai pris l’habitude de la voir. Certaines faiblesses apparaissent chez des personnages que je consid√©rais alors comme √©tant presque intouchables, tandis que des facettes beaucoup plus sombres semblent remonter √† la surface de la personnalit√© d’autres compagnons. Cette dimension dramatique apporte plus de r√©alisme √† la troupe et aux √©v√©nements qui se produisent, et permet de rendre plus « vraie » l’affrontement qui approche √† grand pas.

Quand je m’en suis rendue compte, j’ai commenc√© √† r√©ellement m’inqui√©ter pour ces personnages auxquels j’avais fini par m’attacher. Et c’est ce constat qui me permet justement d’affirmer (une fois de plus) que la plume de cette auteure est vraiment bonne, tellement qu’elle parvient √† susciter des √©motions fortes chez le lecteur telles que l’angoisse ou encore la peur.

DES R√ČPONSES TANT D√ČSIR√ČES

Je soufflai de frustration. J’aurais tellement aim√© retourner aupr√®s de Valek, de Kiki, de mes parents, de Leif, d’Irys, de Janco et de tous mes amis… J’avais appris mon r√īle, mais il y avait encore bien des aspects de mon pouvoir et des pouvoirs des autres √† explorer. Je repensai au talent unique d’Opal.

Cette citation r√©sume √† mon sens tout ce que je viens de vous dire. Des questions qui ont enfin trouv√© des r√©ponses et un sort impossible √† √©viter. Certes, l’auteure nous √©pargne une grande frustration en faisant la lumi√®re sur toutes les zones d’ombres de cette saga. N√©anmoins, certains diront peut-√™tre que cette histoire a √©t√© conclue de fa√ßon, maladroite, voir m√™me √† la h√Ęte, car c’est dans les toutes derni√®res lignes que l’h√©ro√Įne nous r√©pond, gr√Ęce √† ses √©clairs de g√©nie, alors qu’elle √©tait dans le flou total depuis les premiers mots de cette histoire.

Je regrette seulement d’avoir d√Ľ refermer ce livre sur ce dernier chapitre, sans √©pilogue pour me r√©conforter, me permettre de passer un dernier instant avec ces personnages, sans savoir comment ils ont repris leur vie, comme ils sont retourn√©s au calme apr√®s tant de tumultes et d’√©preuves, surtout qu’√† la toute fin, Elena donne une derni√®re mission √† son amant, et nul ne saura jamais si elle a √©t√© men√©e √† bien.


C’est tout de m√™me le cŇďur lourd que j’ai repos√© mon livre. Et je suis rest√©e un moment √† m’imaginer quelle serait la vie de nos h√©ros √† pr√©sent. Malgr√© ces deux points n√©gatifs au sein de ce dernier tome, je continue de penser que c’est une saga √† d√©couvrir absolument. Pour son d√©paysement et ses nombreux rebondissements, pour ses personnages aussi vaillants qu’attachants, et √† cet univers qui m’a permise de voyager sans avoir √† bouger de mon canap√©.

Je suis vraiment contente d’avoir d√©couvert cette trilogie et la plume de cette auteure talentueuse. Et je la recommanderai. Encore et encore.

Sur ces bonnes paroles je m’en vais plonger mon nez dans une nouvelle histoire, que je conterai peut-√™tre dans un prochain post ūüėČ

« Le souffle d’√©meraude », Maria V. Snyder

BIEN LE BONJOUR JEUNES GENS !

Je vous retrouve en ce jour glorieux avec un tout nouveau post ! Quoi ? Deux articles en deux jours ?! NON, le ciel ne va pas vous tomber sur la t√™te ! Je profite seulement de cette p√©riode de confinement forc√© pour √™tre ultra productive ! J’esp√®re que vous faites de m√™me, car il n’y a rien de tel pour tuer l’ennui et faire passer le temps agr√©ablement que de se plonger dans un bon livre.

Je vous retrouve donc aujourd’hui avec ma critique du tome 2 du Poison √©carlate, j’ai nomm√© : « Le souffle d’√©meraude ». Un titre qui m’a tout de suite interpell√©e personnellement, car je le trouve tr√®s √©nigmatique.

Nous retrouvons donc notre h√©ro√Įne ultra badass, Elena, qui ne dispose que d’une ann√©e pour d√©velopper ses pouvoirs de magicienne, sous peine de succomber √† sa propre magie, et, accessoirement, d√©clencher une terrible catastrophe. Nous la suivons en plein voyage vers sa terre natale pour retrouver ses parents. Mais bien s√Ľr le chemin est sem√© d’emb√Ľches : ses ennemis cherchent √† la manipuler, voire √† la d√©truire. Certains magiciens la jalousent, un Prince exil√© cherchent √† la faire tomber, et son fr√®re fra√ģchement retrouv√© semble lui vouer une haine sans fondements. Toujours aussi libre et rebelle, elle poursuit sa qu√™te avec, pour alli√©, le myst√©rieux Valek qui, depuis son poste en Ixia o√Ļ il est rest√© pour prot√©ger le Commandant, lui insuffle en pens√©e la force de devenir elle-m√™me…

Une suite forte en émotions

Habituellement, quand je commence le second tome d’une saga, je le lis avec appr√©hension car il est monnaie courante qu’un lecteur soit d√©√ßu, surtout quand il a d’abord eu un v√©ritable coup de cŇďur pour le tome initial. Ici, j’ai √©t√© agr√©ablement surprise, car ce deuxi√®me volet vient donner encore plus de profondeur √† l’histoire en elle-m√™me, ainsi qu’√† la vie d’Elena.

En effet, ce premier tome s’√©tait termin√© sur une tr√®s bonne note mais il restait √©norm√©ment d’interrogations. Ici, on nous d√©voile un d√©but de r√©ponse, mais pas seulement : certains points qui semblaient √™tre clairs et limpides, comme la machination imagin√©e par le protagoniste principal, prennent une toute autre dimension, et on comprend que ce n’√©tait que la premi√®re √©tape d’une intrigue bien plus vaste et encore plus dangereuse que ce que l’on avait pu imaginer jusque l√†.

Le premier tome n’√©tait donc qu’une premi√®re partie d’un puzzle vaste et complexe, m√™l√©e √† de nouveaux personnages d√©couverts dans cette suite √† l’allure effr√©n√©e.

L’apparition de nouveaux protagonistes

De nouveaux personnages font leur entr√©e dans la vie d’Elena, certains semblant hostiles, et d’autres bienveillants. Leurs histoires, aussi diff√©rentes soient elles les unes avec les autres, semblent pourtant lier √† l’avenir d’un pays dans lequel Elena a du mal √† se projeter.

Au fil des pages, on en d√©couvre un peu plus sur eux, et aident l’h√©ro√Įne √† se d√©voiler, √† se surpasser. Certains l√®vent le voile de myst√®re qui recouvrait certains points d’ombre du premier tome. Mais ces r√©ponses ne font que soulever de nouvelles interrogations, ce qui m’a rendue encore plus accro √† cette histoire.

L’autre point qu’il me para√ģt important de souligner, est que certains de ces nouveaux protagonistes mettent en quelques sortes Elena √† l’√©preuve, et ce de bien des mani√®res. Et ce sont justement ces √©v√©nements qui r√©v√®lent une toute autre facette de l’h√©ro√Įne.

Maturité et évolution psychologique

–  La vie est tr√®s risqu√©e, r√©torquais-je. Chaque d√©cision, chaque rencontre, chaque geste, chaque fois que tu sors du lit, le matin, tu prends un risque. Survivre, c’est accepter ce risque, accepter de sortir du lit et d’affronter les dangers.

– Ta vision du monde n’est pas tr√®s rassurante.

– Justement, elle n’est pas cens√©e l’√™tre.

Cette citation est pour moi la preuve ultime de l’√©volution d’Elena. Dans le premier volet, nous √©tions face √† une jeune femme qui se battait pour sa survie, mais qui, plusieurs fois, se plaignaient du fait que SA vie se r√©sumait √† un danger constant.

Dans ce second opus, le personnage a appris √† se d√©tacher de son exp√©rience personnelle face √† la vie et pris conscience que l’existence en elle-m√™me √©tait compliqu√©e pour tout le monde, le tout √† des √©chelles diff√©rentes. Elle comprend que tout le monde n’a pas la vie rose et elle arr√™te de s‚Äôapitoyer sur son sort. En faisant cela, la jeune femme se rel√®ve encore plus forte et semble redoubler de combativit√© face √† l’adversit√©, mettant tout en oeuvre pour prot√©ger ses proches et elle-m√™me.

Bien s√Ľr, Elena n’est pas la seule a avoir √©volu√© au fil de ce roman. D’autres personnages le font √©galement, et cela nous permet d’en d√©couvrir un peu plus sur leur personnalit√©. Pour d√©couvrir √† quels personnages je fais allusion, je vous laisse le plaisir de d√©couvrir ce tome ūüėČ


Vous l’aurez compris, cette suite n’a rien diminu√© l’amour que j’avais pour cette saga, bien au contraire ! Je vous l’ai d√©j√† dit, mais cette saga vaut vraiment le d√©tour. A l’heure actuelle, il est malheureusement tr√®s compliqu√© de se procurer les livres car l’√©diteur a fait cesser leur impression et vous ne pouvez plus les trouver neufs. Mais il y a peut-√™tre moyen de les trouver d’occasion et en bon √©tat chez des particuliers. C’est ce que j’ai fait pour le tome 2 et 3 ūüėČ

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse profiter de votre temps libre. Bisous les copains !

« Le poison √©carlate », Maria V. Snyder

– Mais je t’ai dans la peau, dans le sang… Tu as envahi mon cŇďur.

– On dirait que vous parlez d’un poison.

La confession de Valek m’avait √† la fois choqu√©e et transport√©e.

– Exactement, dit-il. Tu m’as empoisonn√©.

Le danger constant et l’incertitude face √† des questions sans r√©ponse peuvent parfois nous ronger l’√Ęme, tel un poison dans notre organisme. C’est l√† le th√®me principal de ce roman qui s’est r√©v√©l√© √™tre un v√©ritable coup de cŇďur pour moi !

Au fil des pages, on suit les aventures d’Elena, une femme condamn√©e qui, par un (heureux ?) coup du sort, se voit proposer le poste de Go√Ľteur du chef de l’Etat, le Commandant Ambroise. Son plus fid√®le conseiller, Valek, chef du service d’espionnage, la forme √† ses nouvelles fonctions. Mais avant cela, il met en place un stratag√®me aussi machiav√©lique que terrifiant : pour s’assurer de la fid√©lit√© et de la bonne conduite de cette nouvelle employ√©e, il lui a administr√© √† son insu un poison insidieux qui, si elle n’ing√®re pas quotidiennement une dose de l’antidote, la fera tr√©passer dans d’atroces souffrances.

Alors qu’Elena commence √† s’habituer √† cette nouvelle vie, son pass√© la rattrape et d’anciens ennemis, accompagn√©s de myst√©rieux alli√©s, refont surface avec un but inqui√©tant. Luttant pour sa survie et celle de ses proches, Elena, aid√©e par un Valek aussi s√©duisant que mortel, tente tant bien que mal de d√©jouer les pi√®ges machiav√©liques qui s’√©l√®vent contre elle, tout en s’appuyant sur ses capacit√©s mystiques.


Un univers magique et f√©odal…

Sur un fond de magie et d’apprentissage de diff√©rentes techniques utiles √† la survie de l’h√©ro√Įne, il faut dire que cette histoire est prenante et bourr√©e de rebondissements. Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, d’autant plus que les intrigues sont aussi multiples qu‚Äôintrigantes !

D√®s les premi√®res lignes, on comprend qu’Elena est une √Ęme tortur√©e, qui a beaucoup souffert, m√™me si on ne sait pas de quoi exactement. Au fil des pages, on apprend qu’elle est orpheline, mais son histoire est tr√®s trouble et nimb√©e de myst√®res. D’o√Ļ vient-elle ? Comment est-elle devenue orpheline ? Quels sont les souffrances qu’elle a endur√© ? Mais surtout : que s’est-il pass√© pour qu’elle se retrouve dans cette situation ?

Un personnage ambivalent…

D√®s la premi√®re page, ma curiosit√© √©tait piqu√©e et je ne pouvais plus l√Ęcher ce livre. Entre alors le personnage de Valek qui est tour √† tour inqui√©tant, myst√©rieux…et terriblement s√©duisant, le tout saupoudr√© d’un sens aigu√ę de la justice et d’une loyaut√© sans faille envers le Commandant. On ne sait pas grand chose sur lui, d’autant plus qu’il semble dot√© de capacit√©s hors du commun, ce qui fait que l’on est encore plus impatient de conna√ģtre la suite.

Comme si cela ne suffisait pas, un adversaire oeuvre dans l’ombre pour attenter tant√īt √† la vie d’Elena, tant√īt √† celle du Commandant. Mais le plus curieux, c’est que la r√©ponse √† ce complot politique semble trouver ses r√©ponses dans le pass√©, qui reste toujours indissoluble, car notre h√©ro√Įne fait beaucoup d’efforts pour enterrer cette p√©riode douloureuse de sa vie, qui pour autant l’emp√™che d’avancer.


Je m’arr√™te ici dans la critique de ce roman, qui pour moi, tu l’auras compris, est un sacr√© coup de cŇďur, comme j’en ai rarement eu dans ma courte vie de lectrice. Je ne voudrai pas te spoiler, alors la seule que j’ajouterai serait de te conseiller vivement de te procurer ce b√©b√© pour te plonger corps et √Ęme dans les m√©andres de son histoire.

Bien le bonsoir jeune gens !

Célibat Mon Amour

Moi, Mon Amour

A l’heure o√Ļ fin janvier approche √† grands pas, la population se tourne alors vers f√©vrier. Et l’√©v√®nement marquant de ce mois est bien entendu, et j’ai nomm√© : LA SAINT VALENTIN.

Alors il y a 2 camps : celui des « chanceux en amour » qui passeront la soir√©e du 14 f√©vrier au chaud dans les bras de l’√™tre aim√©, et l’autre camp : celui des « gal√©riens des sentiments« , les « collectionneurs des relations toxiques », bla bla bla.

Bien s√Ľr, appartenir √† l’un au l’autre camp n’est pas une bonne ou une mauvaise chose en soi. C’est seulement l’expression du besoin compulsif qu’ont les gens de vouloir sans cesse – et pour tout – nous ranger dans des cases (coucou la soci√©t√© !).

Outre ceci, je souhaitais surtout vous parler d’un ph√©nom√®ne que j’observe de plus en plus ces derniers temps : la honte du c√©libat (et l√† tu te dis : « Aaaah ! Elle voulait donc en venir l√† !« )

En effet, nombreux sont les membres de mon entourage qui me parlent de leur malaise concernant leur propre célibat, car ils sont souvent jugés par leurs proches comme un petit canard boiteux de la société. Alors nous sommes en droit de nous interroger :

Depuis quand le célibat est-il devenu un échec social ?

Pour r√©pondre √† cette question, on peut remonter √† l’origine m√™me des toutes premi√®res civilisations, o√Ļ la survie de l’esp√®ce √©tait alors la pr√©occupation principale des individus. L’√©quation √©tait alors tr√®s simple :

S’accoupler = survie = r√©ussite sociale.

Ne pas s’accoupler = extinction de l’esp√®ce = √©chec social.

Bien entendu, au fil des si√®cles, les soci√©t√©s ont √©volu√©, et c’est alors qu’a √©merg√©e l’id√©e de la monogamie, et donc du couple stable, mais c’est arriv√© bien apr√®s. Cette id√©e est rest√©e profond√©ment ancr√©e dans notre subconscient collectif et c’est pourquoi, encore aujourd’hui, une personne qui ne trouverait pas « chaussure √† son pied » peut √™tre regard√©e avec compassion ou √©tonnement.

– Et ton homme/ta femme, il/elle est o√Ļ ?

РNulle part, je suis célibataire.

– Ah… Ne t’en fais pas, √ßa viendra.

Et pourquoi faudrait-il s’en faire ? Pourquoi vouloir souhaiter absolument « que √ßa vienne » ?

A l’heure o√Ļ je vous parle, la soci√©t√© nous met tellement la pression pour que chaque individu soit en couple que de plus en plus de personnes le vivent mal. Certains arrivent m√™me √† croire qu’ils ne sont pas normaux, qu’il leur manque quelque chose, ou au contraire qu’ils sont trop comme ceci, ou trop comme cela.

Et c’est pr√©cis√©ment ce sentiment malsain que j’aimerai pointer du doigt. Car il n’y a aucun mal √† faire le chemin seul. Certains subissent le chemin de la vie dans la solitude alors qu’ils r√™veraient de le partager avec un √™tre qu’ils aimeraient plus que tout, tandis que d’autres l’ont choisi, parce qu’ils ont pr√©f√©r√© se concentrer sur eux-m√™mes (carri√®re, projet humanitaire, recherches,…), ou parce qu’ils attendent de trouver une personne de qualit√© et ne pas se perdre dans l’accumulation d’√©checs sentimentaux.

Peu importe le pourquoi du comment. Il faut seulement arrêter de se mettre la pression et tout simplement apprendre à être heureux avec soi-même, et en paix avec ses choix. Et sur ce dernier point, je dois dire que la société est très sévère avec nous.


Pendant longtemps j’ai encha√ģn√© les √©checs affectifs (j’ai collectionn√© les pervers narcissiques et les coureurs de jupons comme mon fr√®re collectionnait les cartes Pok√©mon). Puis j’en ai eu assez et je me suis pos√©e. J’ai pris le temps de m’√©couter, de panser moi-m√™me mes blessures sans attendre que quelqu’un le fasse √† ma place (bien s√Ľr, √† chacun sa m√©thode). Et quand je me suis sentie √† nouveau pr√™te, je suis repartie √† la recherche de l’amour.

Une de mes amies les plus proches, quant √† elle, a d√©cid√© de mettre √ßa totalement de c√īt√© pendant un temps, car elle pr√©voit de r√©aliser tous ses projets de jeunesse avant de se lancer dans une vie √† deux. Elle veut r√©aliser tous ses r√™ves √† elle avant de r√™ver pour deux.

Un autre de mes proches pourrait se mettre en couple avec des tas de gens, mais il est sentimentalement (et socialement aussi je dois dire) tr√®s s√©lectif. Il attend de tomber sur une personne exceptionnelle car il est √† la recherche d’une histoire exceptionnelle (comme nous tous, me direz-vous).

Une autre de mes amies, quant √† elle, adorerait vivre l’Amour. Mais tomber sur une personne qui respecte ses valeurs est tr√®s difficile √† trouver de nos jours. Alors elle patiente, elle vit sa vie, accomplit des choses fantastiques en attendant de trouver la personne qui saura l’appr√©cier √† sa juste valeur.

Et pour tous ceux qui sont en couple, si vous √™tes heureux ainsi, profitez-en. Ch√©rissez-vous mutuellement, et profitez de ses instants qui vous ont offerts dans l’existence. Mais dans le cas contraire, si vous restez avec une personne qui ne vous correspond pas par peur de la solitude, ou parce que vous √™tes persuad√©s que personne d’autre ne vous aimera jamais, sachez que c’est faux. Car s’il y a bien une personne qui vous aimera toujours, et ce peu importe quand (non, je ne parle pas de ta maman), c’est toi. Aime-toi suffisamment pour te lib√©rer de toutes ces cha√ģnes qui t’entravent. Et surtout n’oublie pas, car comme disait Oscar Wilde :

S’aimer soi-m√™me est le d√©but d’une histoire d’amour qui durera toute une vie.

Thanksgiving

Thanksgiving

Aujourd’hui, jour de Thanksgiving, tous les am√©ricains sont attabl√©s autour d’un festin, entour√©s de leurs proches, remerciant le ciel de tous les bienfaits que cette ann√©e pass√©e a pu leu apporter.

Comment ? Tu ne sais pas ce qu’est Thanksgiving ? Ne bouge pas, je te fais un petit d√©briefing, rien que pour toi !

En 1620, fraichement d√©barqu√©s du Mayflower sur le sol am√©ricain, les passagers, nomm√©s « les p√®lerins », s’intallent donc sur cette bonne terre d’Am√©rique. Malheureusement, le premier hiver fut tr√®s rude et la moiti√© des √©migrants rejoignirent le Tout Puissant. Mais les survivants, qui avaient install√©s leur colonie sur le territoire de la tribu des Wampanoags (non, Pocahontas n’appara√ģtra pas dans cette histoire), re√ßurent une aide inesp√©r√©e de ces derniers, ce qui leur permis donc de subsister √† cette p√©riode difficile. Ce geste altruiste engendra alors un trait√© entre les deux peuples, consistant en une entraide mutuelle.

Les indig√®nes transmirent tous leurs savoirs aux coloniaux, et c’est ainsi qu’√† l’automne suivant, ils eurent de superbes r√©coltes. Pour les remercier, les p√®lerins convi√®rent leurs bienfaiteurs √† un repas de f√™te o√Ļ il est tr√®s probable que quelques dindes sauvages en aient fait les frais… C’√©tait l√† le 1er Thanksgiving de l’Histoire.

C’est le Pr√©sident Georges Washington en 1789, qui invita le peuple am√©ricain √† exprimer leur gratitude en ce jour d’action de gr√Ęce, ainsi qu’√† remercier Dieu. Mais c’est Abraham Lincoln qui en fit une f√™te nationale (en 1863 pr√©cis√©ment).


Maintenant que tu es √† jour dans ton Histoire, j’aimerai prendre un moment avec toi pour se poser et appr√©cier ce qui nous est donn√©. Tout simplement.

C’est vrai quoi, dans un monde o√Ļ l’on vit √† 1000 √† l’heure, on ne prend plus le temps d’appr√©cier les choses que l’on a. Et quand ce n’est pas √ßa, on a tendance parfois √† vivre dans une sorte de convoitise constante, √† vouloir toujours plus, toujours mieux. Alors que bien souvent, les choses qui nous rendent le plus heureux, nous les avons d√©j√†.

Voilà donc une liste de petites choses auxquelles je ne pense pas forcément tous les jours, et qui pourtant me rendent heureuse au quotidien :

  • Avoir la sant√©, car il n’y a rien de plus important. Sans doute car √ßa n’a pas de prix.
  • Mon cerveau, qui m’a permise d’acqu√©rir mes dipl√īmes et de cr√©er ce blog que j’adore tenir.
  • Mon corps, gr√Ęce √† qui je peux vivre des aventures toujours plus folles chaque jour.
  • Mon b√©b√© renard, qui malgr√© ses petites b√™tises m’apporte tellement d’amour au quotidien, et de r√©confort dans les moments difficiles.
  • Ma famille, avec qui j’ai v√©cu et vivrai encore des moments formidables, qui a toujours √©t√© l√† pour moi.
  • Mon ch√©ri, qui me supporte au quotidien (et Dieu sait que ce n’est pas une mince affaire ! C’est un saint, vraiment) et m’aime fort beaucoup tout plein gros comme √ßa malgr√© mes (tout) petits d√©fauts.

Ce n’est peut-√™tre pas grand chose pour certains, mais pour moi √ßa repr√©sente tellement. Et j’ai une chance infinie d’avoir tout √ßa.

Si toi aussi tu es d’accord avec moi, et que tu as envie de partager ta gratitude envers la vie, pourquoi ne pas m’en parler en commentaire, ou en partageant ce petit template ci-dessous dans ta story instagram ? N’h√©site pas √† me mentionner (@aureliagram) pour que je puisse moi-m√™me partager ta story !

Template Gratitude
Template Thanksgiving 2019

A bient√īt jeunes gens !

Aurélia

Stop aux violences

Aujourd’hui nous sommes le 25 novembre 2019, journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Alors que ce week-end une grande partie des françaises (accompagnées d’une poignée du reste de la population de notre chère patrie) se sont rassemblées dans les rues de notre douce France pour lutter contre ce fléau, d’autres femmes continuent de subir ce calvaire car à l’heure actuelle, l’Etat et son gouvernement n’ont pu créer un contexte juridique suffisamment fort et protecteur pour venir en aide à ces victimes, principalement féminines.

Depuis le 1er janvier 2019, près de 140 femmes sont décédées sous le coup de leur mari/partenaire/concubin.

Aujourd‚Äôhui, pr√®s de 140 femmes/filles/m√®res/sŇďurs/amies/coll√®gues ont perdu la vie, laissant derri√®re elles tout autant de filles/m√®res/sŇďurs/amies/coll√®gues ou de fils/p√®res/fr√®res/amis/coll√®gues √©plor√©(e)s.

√Ä l‚Äô√®re o√Ļ la soci√©t√© vie et √©volue √† 100 √† l‚Äôheure, certaines choses restent ancr√©es profond√©ment, ne permettant qu‚Äô√† une seule partie de la population d‚Äôaller de l‚Äôavant. Bien entendu je ne parle pas des femmes.


Comment pouvons-nous prétendre vivre dans une société civilisée et moderne quand au XXIème siècle, un nombre incalculable de femmes ne sont pas respectées ?

Car oui, il s‚Äôagit bien l√† d‚Äôune question de respect dans le fond. Car pour parvenir √† faire du mal √† une personne, √† lever la main sur elle pour lui faire du mal volontairement, il faut que toute forme de respect ait disparu. La femme n‚Äôest plus un √™tre humain mais un object, une chose que l‚Äôon consid√®re comme nous appartenant et qui nous a d√©√ßu. C‚Äôest pourquoi certains se donnent le droit de ¬ę corriger ¬Ľ, de ¬ę r√©parer ¬Ľ ce qui est ¬ę √† eux ¬Ľ.

Bien entendu la violence n‚Äôest pas que physique. Elle est aussi mentale, psychologique. Une remarque d√©plac√©e, dans l‚Äôintimit√© ou en soci√©t√©, un d√©nigrement constant, des flots d‚Äôinsultes, de la manipulation. Tous les moyens sont bons pour que l‚Äôauteur de ces agissements abjects garde le contr√īle sur ce qui est ¬ę √† lui ¬Ľ.

Bien s√Ľr il y aura toujours de petits malins pour dire : ¬ę Si elles ne sont pas heureuses, elles n‚Äôont qu‚Äô√† partir ¬Ľ.

Certes. Mais pour aller o√Ļ ? Car c‚Äôest l√† le probl√®me le plus r√©current. Nombreuses sont les victimes qui n‚Äôavaient aucun endroit o√Ļ se r√©fugier. Qui n‚Äôavaient plus de parents. Nombreuses sont celles qui n‚Äôen ont m√™me pas parler √† leurs parents, √† leurs proches. Car elles avaient honte de se sentir si faibles, car elles avaient peur de leur ge√īlier. Nombreuses sont celles qui ne connaissaient pas l‚Äôexistence de foyers recueillant toutes ces femmes en difficult√©.

Nombreuses sont celles qui avaient peur de partir, car elles ne voulaient pas priver leurs enfants de leur père, ou parce que ce même père menaçait la vie de ses enfants si jamais elle osait partir.

La peur engourdie les sens. La peur te fait prendre des décisions si irrationnelles que parfois, elle t’amène à t’emmurer dans un silence sépulcral, et à ainsi sceller ton propre cercueil.

Alors aujourd‚Äôhui, et pour tout le reste de ma vie, je m‚Äôadresse √† toutes les femmes qui subissent des violences : au premier signe de violence, PARTEZ. Et si jamais vous n‚Äôavez nulle part o√Ļ aller, PARLEZ. Que ce soit √† vos proches, √† vos coll√®gues, ou √† des inconnus. PARLEZ.

Vous n’êtes pas seules.

N’écoutez pas ces hommes à qui vous avez pu tout donner vous bredouiller des excuses. Car rien n’est excusable dans ce qu’ils vous font subir. Tout est punissable.

Mes chères guerrières de la vie, sachez que, tout comme Juliette de Coucou Les Girls, je vous dis ceci :

  • On ne frappe pas par √©nervement, JAMAIS.
  • On ne viole pas par excitation, JAMAIS.
  • On ne tue pas par amour, JAMAIS.

Vous valez tellement mieux. Vous valez tellement plus. Vous êtes aimées. Et l’on s’inquiète pour vous.

Vous n’appartenez à personne, si ce n’est à vous-même.

C’est votre corps, c’est votre esprit, c’est votre vie. Aimez-vous, protégez-vous, avec autant de force que vous protégez vos enfants.

Et dites-vous que quoi qu’il arrive, il vaut mieux avoir une maman en bonne santé, qu’un papa en prison et une maman partie dans le ciel étoilé.


Prenez soin de vous.

Aurélia.