Etrange manifestation

Mes expĂ©riences paranormales đŸ‘»

La peur est la soeur de l’imagination.

Juliette et les autres, Roseline Cardinal.


This is Halloween 🎃

Vous vous ĂȘtes fait un marathon de films d’horreur et de sĂ©ries fantastiques pour patienter, vous avez passĂ© des heures Ă  Ă©cumer la toile (la toile, Internet, Halloween, tu l’as ?) Ă  la recherche du tuto parfait pour LE makeup de la soirĂ©e, vous avez vĂȘtu vos plus beaux atours pour cette nuit et nous y voilĂ  enfin ! L’heure des sorciĂšres a sonnĂ© !

Peut-ĂȘtre passez-vous votre soirĂ©e seul(e) ? Ou peut-ĂȘtre ĂȘtes-vous avec des amis ? Quoi qu’il en soit, vous vous ĂȘtes perdu dans les mĂ©andres de mon grimoire numĂ©rique, intriguĂ© par ce titre.

Pour vous mettre dans l’ambiance de cette soirĂ©e mĂ©morable, laissez-moi vous conter quelques histoires frissonnantes qui me sont arrivĂ©es.

Je vous rassure, elles ne sont pas trĂšs nombreuses. Vous les comptez sur les doigts de la main. Voici pour vous ce soir, 3 histoires courtes sur des Ă©vĂ©nements de mon existence que je ne comprends toujours pas Ă  l’heure actuelle…

Alors installez-vous confortablement, le frisson est pour maintenant…


Une Ă©trange manifestation…

La petite ville d’oĂč je viens a ses origines qui remontent Ă  l’AntiquitĂ©. Et il s’avĂšre que la maison de ma grand-mĂšre maternelle – qui y vit aussi – a Ă©tĂ© construite sur les vestiges d’un ancien cimetiĂšre romain #creepy

Depuis toute petite j’entendais souvent mes tantes parler de leur enfance au sein de cette maison, et que pas mal de choses s’y Ă©taient dĂ©roulĂ©es. Des Ă©vĂ©nements qui demeurent encore aujourd’hui inexpliquĂ©s.

Je n’avais jamais donnĂ© aucun crĂ©dit Ă  ces histoires de famille car je ne suis absolument pas superstitieuse. JE CROIS EN CE QUE JE VOIS.

Mais ce qu’il m’est arrivĂ© il y a quelques annĂ©es m’a fait me poser Ă©normĂ©ment de questions, qui demeurent actuellement sans rĂ©ponses.

Je n’ai jamais Ă©tĂ© proche de ma grand-mĂšre, et je n’ai passĂ© la nuit que trĂšs rarement chez elle. Deux fois exactement. Et Ă  chaque fois il s’est passĂ© des phĂ©nomĂšnes Ă©tranges.

Un soir donc, je devais rester dormir chez elle. Son compagnon Ă©tant en dĂ©placement ce soir-lĂ , ma grand-mĂšre dĂ©cide que je dormirai avec elle. Jusqu’ici pas de soucis.

Nous sommes seules chez elle et faisons notre petite soirĂ©e tranquillement. Au moment d’aller me coucher, je me rends dans la cuisine pour boire un verre d’eau, que je me sers dans le verre que j’utilisais toujours quand j’allais chez elle. Un geste somme toute banal me direz-vous.

AprĂšs avoir bu mon verre, je le pose fermement sur la table et ma grand-mĂšre, dĂ©jĂ  couchĂ©e, me demande de faire un peu plus attention pour ne pas risquer de casser le verre. J’éteins les lumiĂšres derriĂšre moi et monte les escaliers pour me rendre dans la chambre.

En entrant, la seule chose que je vis fut, posĂ© sur la table de chevet, le mĂȘme verre d’eau avec les quelques gouttes dans le fond.

Ma grand-mĂšre n’a que des verres dĂ©pareillĂ©s.


Des cris dans la nuit…

Quelques annĂ©es plus tard, dans cette mĂȘme maison, je devais dormir une fois de plus (de trop ?) chez mon aĂŻeule. Son compagnon Ă©tait encore en dĂ©placement, alors ma grand-mĂšre et moi Ă©tions seules chez elle. Et comme j’avais bien grandi, la presque adulte que j’étais prĂ©fĂ©rait dormir dans la chambre d’ami situĂ©e juste Ă  cĂŽtĂ© de la sienne (autant profiter du grand lit pour moi toute seule).

Cette nuit-lĂ , je ne sais pas pourquoi, je ne parvenais pas Ă  m’endormir et je n’arrĂȘtais pas de me retourner dans mes draps. Et c’est Ă  une heure avancĂ©e de la nuit que, soudain, provenant de la cuisine, j’entendis un homme et une femme se disputer violemment.

Étrange. Je n’avais pas entendu ma grand-mĂšre se lever alors que j’étais pourtant bien Ă©veillĂ©e, et je n’avais pas non plus remarquĂ© que son compagnon Ă©tait rentrĂ© plus tĂŽt que prĂ©vu de son dĂ©placement.

Les cris continuĂšrent de s’élever pendant de longues minutes sans que je ne comprenne pour autant la teneur de la dispute. Les mots me semblaient Ă©tranges, mais je mettais mon incomprĂ©hension sur le fait que plusieurs portes closes me sĂ©paraient du lieu de l’altercation.

D’un coup, j’entendis un bruit sourd, puis tout se calma. Je m’inquiĂ©tais immĂ©diatement pour ma grand-mĂšre et j’espĂ©rais sincĂšrement que son compagnon n’avait pas Ă©tĂ© violent avec elle. Alors je dĂ©cidais de me lever pour vĂ©rifier que tout allait bien.

En bas des escaliers, j’entendis les mĂȘmes voix chuchoter Ă  travers la porte de la cuisine tenue close, un raie de lumiĂšre filtrait par dessous. Et plus je me rapprochais, et plus j’étais intriguĂ©e car les mots que je distinguais avaient des connotations latines trĂšs prononcĂ©es. La latiniste que je suis sait reconnaĂźtre du latin quand elle en entend.

Mais au moment oĂč je l’ouvris, la lumiĂšre s’éteignit brusquement.

Je rallumais immĂ©diatement et examinais la piĂšce : j’étais seule. AussitĂŽt je rebroussais chemin et me rendais dans la chambre de ma grand-mĂšre. Je la vis endormie paisiblement dans le fond de son lit.

– Mamie ? Patrick (son compagnon) n’est pas lĂ  ?

– Mais allons ! Tu sais bien qu’il est en dĂ©placement au Maroc !

– Mais tu t’es disputĂ© avec qui il y a quelques minutes dans la cuisine ?

– Je n’ai pas bougĂ© de mon lit, ChĂ©rie.


Noir comme la nuit…

L’annĂ©e de mes 8 ans, mon pĂšre est devenu chauffeur routier Ă  l’internationale et partait Ă  la semaine. Il ne rentrait donc Ă  la maison que le week-end et c’est ma mĂšre qui nous Ă©levait, mon frĂšre, ma sƓur et moi.

Ce jour-lĂ , j’avais 11 ans, mon frĂšre RĂ©mi 9 et ma sƓur Julia 3. Nous Ă©tions en train de prendre le petit dĂ©jeuner en famille, mais le faisions dans le silence car cette pĂ©riode de l’annĂ©e Ă©tait particuliĂšrement difficile pour ma mĂšre. En effet, deux ans auparavant, Ă  cette mĂȘme Ă©poque, mon arriĂšre-grand-mĂšre Yvette, la femme qui l’avait Ă©levĂ©e et qu’elle aimait plus que tout, Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ©e.

En plein milieu du repas, ma petite sƓur, depuis sa chaise haute, posa sa tartine et lança de sa petite voix :

– Cette nuit j’ai vu MĂ©mĂšre, elle est venue me faire un bisou. Et j’ai mĂȘme pu jouer avec son petit chien. Elle l’a appelĂ© Noirot parce qu’il est tout noir !

Mon frĂšre et moi avons ri en pensant que ma petite sƓur avait rĂȘvĂ© tellement fort qu’elle s’était persuadĂ©e que c’était la rĂ©alitĂ©, surtout que nous n’avions jamais eu connaissance de l’existence de ce chien.

C’est quand je vis ma mĂšre blĂȘmir que je compris que quelque chose n’allait pas. Elle demanda Ă  ma sƓur :

– Qu’est-ce que tu racontes ?

– MĂ©mĂšre est venue me voir cette nuit pour que je joue avec son chien. Et elle m’a dit qu’elle s’appelait comme moi.

Ma mĂšre se mit Ă  pleurer et au bout de quelques secondes, elle nous apprit que quand mon arriĂšre-grand-mĂšre avait alors cinquante ans, elle avait adoptĂ© un petit chien, noire comme la nuit, qu’elle avait appelĂ© Noirot. Et qu’Yvette Ă©tait un surnom qu’on lui avait toujours donnĂ©, que son vrai prĂ©nom Ă©tait Julia.

Tous les matins, pendant une semaine, ma sƓur nous racontait que durant la nuit elle avait jouĂ© avec le petit chien pendant qu’Yvette lui chantait des chansons.


Mes petites histoires vous laissent pantois ? J’en suis restĂ©e interdite pendant un moment moi aussi quand je les ai vĂ©cues.

Je ne sais pas ce qu’il s’est rĂ©ellement passĂ©. Est-ce le produit de mon imagination ou bien la manifestation d’entitĂ©s invisibles Ă  nos yeux ? Nous ne le saurons jamais…

Bonne nuit chers lecteurs, et n’oubliez pas de regarder sous votre lit avant de vous endormir…

Aurélia.

Lookbook d'Halloween

Lookbook d’Halloween

5 looks inspirĂ©s des mĂ©chants Disney 😈

BIEN LE BONJOUR JEUNES GENS !

Comment allez-vous en ce samedi rayonnant ? đŸ€— Il y a quelques temps je trainais sur Internet Ă  la recherche de vĂȘtements sur le thĂšme d’Halloween, je me suis dit que ce serait trop bien de pouvoir porter des vĂȘtements inspirĂ©s des mĂ©chants Disney, histoire d’allier mon amour pour Halloween et ma fascination pour cet univers fantastique ✹

C’est donc tout naturellement que je suis tombĂ©e sur les dĂ©guisements (plus ou moins) officiels de nos bad characters prĂ©fĂ©rĂ©s et lĂ  : je suis tombĂ©e des nues ! My God ! Les prix ! đŸ˜±

Alors mon petit cerveau a commencĂ© Ă  tourner Ă  plein rĂ©gime. Hors de question de claquer 1/6 de mon salaire dans une tenue que je ne mettrai qu’une fois dans l’annĂ©e ! Et c’est lĂ  que m’est venue une idĂ©e 💡

Pourquoi ne pas utiliser des piĂšces dĂ©jĂ  existantes dans ma garde-robe pour crĂ©er ma propre tenue inspirĂ©e de nos ennemis favoris ? Utiliser des piĂšces que l’on possĂšde dĂ©jĂ  et les mixer de sorte Ă  donner un style totalement diffĂ©rent, histoire de garder notre argent (c’est ce qu’on pourra mettre dans notre tournĂ©e gĂ©nĂ©rale de Bloody Mary le soir d’Halloween đŸč) !

Avant de vous laisser avec ma petite sĂ©lection, je tiens Ă  prĂ©ciser que j’ai fait en sorte de crĂ©er ces tenues avec des vĂȘtements que l’on aurait facilement tendance Ă  dĂ©jĂ  possĂ©der. L’idĂ©e ici est de donner un second souffle Ă  nos vĂȘtements, en aucun cas de vous pousser Ă  acheter !

Mais pour celles qui souhaiteraient craquer, tous les liens sont en dessous de chaque lookbook 😉 Enjoy !


Le Capitaine Crochet

Ici je suis partie sur une tenue relativement simple : un pantalon noir, une paire de cuissardes de la mĂȘme couleur, une blouse et une veste rouge style blaser. Le cĂŽtĂ© pirate est rendu possible grĂące aux accessoires : un pirate porte beaucoup de bijoux d’abord, et le corset donne un cĂŽtĂ© sexy Ă  la tenue ! Le tricorne vient donner la petite touche finale au look ! 😉

Je suis restĂ©e sur les tons rouge et noir pour coller au style du Capitaine Crochet, mais rien ne vous empĂȘche de troquer le rouge contre le marron pour vous voir transformĂ©e en Capitaine Jack Sparrow !


Ursula

Pour ce qui est de la sorciĂšre des mers, la tenue est composĂ©e de nettement moins d’articles. Mais en mĂȘme temps, ne dit-on pas « Less is more » ?

Une robe violette longue et vaporeuse pour rappeler le mouvement des tentacules, un perfecto pour le petit cÎté mauvaise fille, une paire de sandales à talons pour une touche girly, et des bijoux sur le thÚme de la mer. Hop ! Le tour est joué !


Maléfique

Ici, on part sur un presque total look black ! Une robe en cuir pour rĂ©veiller la bad girl qui sommeil en nous, les Ă©paules dĂ©nudĂ©es et les manches bouffantes pour rappeler le cĂŽtĂ© Belle au bois dormant (car il ne faut tout de mĂȘme pas oublier la princesse qui sommeille en nous đŸ‘žđŸ»). Les escarpins Ă  bouts pointus pour rappeler le cĂŽtĂ© « agressif » de MalĂ©fique, et le corbeau comme clin d’Ɠil Ă  son acolyte. L’étole violette est lĂ  comme le petit dĂ©tail qui vient apporter tout le chic Ă  la tenue ✹


Cruella

Cruella a – on peut le dire – un look d’enfer ! Hormis son obsession pour la fourrure de nos adorables compagnons Ă  4 pattes, il faut dire qu’elle est au summum du chic !

Alors, pour copier son style, une longue robe noir fendue sur la cuisse pour plus de fĂ©minitĂ©, des escarpins rouges pour le cĂŽtĂ© femme fatale, des gants et des perles pour le cĂŽtĂ© distinguĂ©, et un manteau de fourrure, car il est impossible d’y couper quand on veut se mettre dans sa peau ! Bien entendu, la fourrure synthĂ©tique est ici notre amie ! Car si le style de cette grande dame pousse Ă  la contemplation, nous nous passerons fort bien de son obsession pour les fourrures authentiques !

HadĂšs

Quoi de mieux en cette nuit sombre que de se glisser dans la peau du dieu des Enfers ? Hades est pour moi un incontournable !

Alors pour un look aussi d’enfer que notre divinitĂ© prĂ©fĂ©rĂ©e, rien de tel qu’une robe grise assez ample en guise de toge, une perfecto bleu par dessus pour rappeler ses cheveux de feu, des talons cloutĂ©s un cĂŽtĂ© dangereux et implacable, et des bijoux dorĂ©s agrĂ©mentĂ©s de perles pour rappeler la GrĂšce.


Ce lookbook vous a-t-il plu ? Quelle est la tenue qui vous a faite craquer ? đŸ„°

Aurélia.

« Les mĂ©moires de Zeus », Maurice Druon

La mĂ©lancolie est Ă  l’Ăąme ce que l’hiver est aux champs. Elle dessĂšche, elle enfouit, elle tue, mais pour permettre Ă  de nouveaux germes de lever. Elle est labour et gestation.

Les mémoires de Zeus, Maurice Druon

Les MĂ©moires de Zeus, de Maurice DRUON, et publiĂ© aux Ă©ditions Bragelonne, est un livre retraçant la vie du dieu grec Zeus. MĂȘme si ce cher Mr DRUON fait partie de l’acadĂ©mie française, cette Ɠuvre est loin d’ĂȘtre comme les manuels d’histoires que tu as pu te coltiner durant tes longues annĂ©es de scolaritĂ© (ou que tu te coltines encore, qui sait ?). En effet, l’auteur s’est glissĂ© dans la peau de Zeus, si bien que nous, lecteur, sommes persuadĂ©s d’avoir affaire Ă  la divinitĂ© en personne. Un point de vue plus qu’apprĂ©ciable quand on se rend compte du but recherchĂ©.

Résumé :

« A ceux qui pensent que vivre pour un Dieu est aisĂ©, je dis : « DĂ©trompez-vous ». Aux mortels qui croient que notre vie n’est que voluptĂ© et dĂ©lices, je dis : « Apprenez de votre erreur ». Ayant Ă©chappĂ© Ă  l’infanticide, j’ai grandi seul, cachĂ© sur une Ăźle. Je suis devenu homme et, guidĂ© par ma grand-mĂšre Gaia, j’ai concoctĂ© un plan afin de renverser mon pĂšre, Cronos, maĂźtre de l’Olympe. Seul, j’ai appris la vie, l’amour, la mort et la colĂšre. J’ai levĂ© une armĂ©e, j’ai rĂ©veillĂ© les gĂ©ants, j’ai libĂ©rĂ© mes frĂšres et mes sƓurs. J’ai accompli mon destin ! Moi, Zeus, roi des dieux, dieu des rois, je vais vous conter mon histoire  »

Voyons voir ça…

Étant dĂ©jĂ  fĂ©rue de mythologie et quelque peu calĂ©e en la matiĂšre, je peux vous assurer que cet ouvrage vous fera dĂ©couvrir la mythologie grecque de façon ludique car il se prĂ©sente sous la forme d’un roman d’aventure. Ce semblant d’autobiographie pourra en ravir plus d’un !

A travers cette fausse autobiographie, l’auteur nous retrace les plus grands mythes du panthĂ©on grec : la naissance du monde, la mort de Cronos, l’accession de Zeus au pouvoir, le chĂątiment de PromĂ©thĂ©e, etc. C’est un vĂ©ritable rĂ©gal pour tous les amoureux de mythologie car on y apprend de nombreuses choses qui ont Ă©tĂ© trĂšs (trop ?) souvent tues par les manuels scolaires (ou pas d’ailleurs). En effet, le nombre effarant de dĂ©tails jusque lĂ  ignorĂ©s du grand public sont une preuve irrĂ©futable de la grande Ă©rudition de Maurice Druon.

Le large panel de divinitĂ©s allĂ©grement dĂ©peintes et analysĂ©es par l’auteur nous accompagne tout au long du livre et nous aide Ă  comprendre pourquoi ces dieux ont Ă©tĂ© autrefois si importants pour l’homme.

Mais halte lĂ  ! Ne va pas croire qu’il ne s’agit lĂ  que d’un banal retour aux sources, un petit dĂ©poussiĂ©rage de la mĂ©moire du monde. Que nenni !

Tout est utile Ă  l’homme, et surtout ses souvenirs, lorsqu’il est livrĂ© au pĂ©ril des forces inconnues et de ses propres dĂ©sordres. Les mythes constituent la mĂ©moire collective de l’humanitĂ©. Parmi les questions que l’avenir nous pose, il en est certainement auxquelles le passĂ© a dĂ©jĂ  rĂ©pondu

En s’exprimant Ă  travers la voix du roi de l’Olympe, Maurice (oui je l’appelle par son petit nom, nous sommes intimes lui et moi) tente de nous fournir une analyse de notre mode de vie actuel mais aussi de nos inquiĂ©tudes telles que la peur de la mort, la disparition progressive de toute forme de spiritualitĂ©, la tendance frappante Ă  l’autodestruction. Et pour aller pus loin, au-lĂ  de la narration de l’histoire des dieux oubliĂ©s, c’est aussi pour moi l’histoire des hommes qui nous est racontĂ©e.

N’hĂ©site pas Ă  m’Ă©taler tes connaissances mythologiques dans les commentaires, ou mĂȘme Ă  dĂ©battre sur le travail de l’auteur 😉

Aurélia.

Surmonter les Ă©preuves

Les épreuves des autres sont toujours banales. Et les nÎtres sont forcément terribles.

OYEZ ! OYEZ !

Sur cette intro passĂ©e de mode (sans blague ?), je viens vous parler aujourd’hui d’un sujet vraiment important et des plus sĂ©rieux. Promis, vous ne partirez pas en dĂ©pression suite Ă  la lecture de cet article !

En ce jeudi 3 octobre bien frissonnant, se tient la journĂ©e internationale des personnes handicapĂ©es. Si vous me suivez sur Instagram (@aureliagram), vous savez sĂ»rement qu’en parallĂšle de mes Ă©tudes, je m’occupe d’une ado en fauteuil atteinte d’une maladie grave. Maladie Ă  laquelle il n’existe pas encore de remĂšde, soit dit en passant.

« OK, c’est vraiment triste pour elle, mais oĂč est le rapport avec le titre de ton article ? » J’y viens.

6 heures par semaine, je me rends chez elle et je m’en occupe. Je lui change les idĂ©es, etc. Certains voient lĂ  une sorte de baby-sitting pour grand enfant, mais c’est bien plus que ça. Car mĂȘme si sur mon contrat de travail j’occupe le poste de « Dame de compagnie » (eh ouais, je suis au service d’une princesse les gars), c’est bien plus que ça. Je la coiffe, je l’emmĂšne faire les magasins, je l’accompagne au cinĂ©ma, Ă  des concerts, je la maquille. Mais surtout : JE LUI CHANGE LES IDÉES.

Oui, c’est ma mission la plus importante quand je suis auprĂšs d’elle. Pour la simple et bonne raison que sa vie est loin d’ĂȘtre facile. Pour vous donner une idĂ©e, cette jeune fille a fĂȘtĂ© ses 16 ans en fĂ©vrier, et elle passe le plus clair de son temps allongĂ©e dans son lit, ou assise dans son fauteuil. Elle a des crises de douleur Ă  de nombreuses reprises dans la journĂ©e, et il y a mĂȘme des jours oĂč c’est en continue. Et les mĂ©dicaments qu’elle prend ne sont mĂȘme pas suffisant pour masquer la douleur. On ne peut que l’attĂ©nuer, mais pas la faire disparaĂźtre… Elle ne peut pas accomplir les tĂąches du quotidien seule, aussi simples soient-ils, car ses membres ne lui rĂ©pondent presque plus. Ils tremblent sans cesse. Alors imaginez tenir une fourchette ou un verre dans ces conditions ? Elle ne peut pas non plus lire car sa vue c’est Ă©normĂ©ment dĂ©tĂ©riorĂ©e, et par consĂ©quent elle ne va pas Ă  l’Ă©cole, donc pour les relations sociales on repassera. Les seules personnes qu’elle frĂ©quente sont les membres de sa famille, le personnel de santĂ©, et moi bien entendu.

Et lĂ  je suppose que vous vous demandez si cette foutue maladie est prĂ©sente depuis toujours ? Pour rĂ©pondre Ă  votre question : oui et non. Oui car elle est lĂ  de naissance, et non car elle ne s’est dĂ©clarĂ©e que plusieurs annĂ©es aprĂšs. Donc elle a connu une vie normale et aujourd’hui, du haut de ses 16 ans, elle voit les jeunes de son Ăąge vivre leur vie et elle ne peut s’empĂȘcher de comparer sa vie Ă  la leur.

Et moi ça me fend le cƓur.

Alors quand je vais la voir, c’est un festival de bonnes ondes, de smile, et d’idioties en tout genre qui s’abat sur elle. Et quand je l’entends rire je me dis que j’ai rĂ©ussi mon pari.

Mais si j’Ă©cris cet article ce n’est certainement pas pour faire pleurer dans les chaumiĂšres. Mais bel et bien car cette enfant est pour moi un modĂšle. C’est tous les jours qu’elle me donne une leçon de vie. Si vous saviez Ă  quel point elle surmonte son handicap, avec une telle force ! Elle force l’admiration, et j’aimerai ĂȘtre aussi forte qu’elle.

Quand je repense au nombre de fois oĂč je me suis plainte et apitoyĂ©e sur mon sort alors que mes galĂšres n’Ă©taient que des peccadilles comparĂ©es Ă  tout ce qu’elle vit. Et au quotidien ! Alors que personnellement, il m’arrive une galĂšre ou deux de temps en temps, mais le reste du temps je mĂšne une existence relativement sympathique.

Voici la liste des choses que j’ai apprises Ă  son contact :

  • Pleurer sur les Ă©vĂšnements tragiques ne les rendra pas plus heureux.
  • Ressasser le passĂ© ne changera pas le prĂ©sent.
  • Sourire Ă  la vie pour qu’elle nous sourisse en retour.
  • Faire preuve de courage nous permet de toujours nous surpasser.
  • Se plaindre ne rĂšglera pas le problĂšme, mais prendre des dĂ©cisions et agir, si.

Quand j’Ă©tais petite (et que je n’Ă©tais pas grande), ma mĂšre m’avait dĂ©jĂ  inculquĂ©e ses prĂ©ceptes. Et mĂȘme si je les avais retenus, ce n’est qu’au contact de cette jeune lionne que j’en ai vraiment saisi toute l’ampleur.

D’oĂč le fait que je mette un point d’honneur Ă  lui changer les idĂ©es quand je vais lui rendre visite. Je lui dois bien ça. Elle m’a tellement appris. Et elle continue de m’en apprendre chaque jour !

Alors cessons de nous arrĂȘter sur les broutilles que la vie pose ça et lĂ  sur notre chemin, et concentrons-nous plutĂŽt sur les cadeaux que l’existence nous a faits : la santĂ©, l’indĂ©pendance, la paix, l’amour, la famille et les amis. Faisons comme elle et soyons forts !

Bonne journée à vous les copains, et je vous souhaite de vivre la meilleure des vies !

Aurélia.

« Voyage au centre de la terre », Jules Verne

– La science, mon garçon, est faite d’erreurs, mais d’erreurs qu’il est bon de commettre, car elles mĂšnent peu Ă  peu Ă  la vĂ©ritĂ©.

« Voyage au centre de la Terre », Jules Verne

BIEN LE BONJOUR JEUNES GENS

AprĂšs la crĂ©ation de ce blog, je me suis dit : « C’est un bon dĂ©but ma fille. Mais si c’est pour avoir un blog vide ce n’est pas la peine. Alors tu te bouges les fesses et tu vas rĂ©diger ton premier article ».

Et me voilĂ  aujourd’hui avec ce tout premier post pour te parler littĂ©rature ! Et je ne viens pas vous parler de n’importe quoi, mais d’un classique de la littĂ©rature française. Inutile de prĂ©ciser de quelle Ɠuvre il s’agit, car si tu es ici c’est que tu as cliquĂ© sur le titre de cet article. Et tu as aussi sĂ»rement regardĂ© les photos qui vont avec (elles sont jolies, hein ?) #rassuremoi

C’est quand la bibliothĂšque d’une commune pas trĂšs loin de chez mes parents a dĂ©cidĂ© de faire du tri dans ses possessions que je suis tombĂ©e sur cette superbe petite Ă©dition de chez Hachette, qui date de presque un siĂšcle ! Franchement, elle n’est pas trop chic ? J’en ai eu des Ă©toiles pleins les yeux quand je l’ai trouvĂ©e !

Maintenant que je l’ai lu en long, en large et en travers. Je peux vous donner mon avis dessus. Et sans grand Ă©tonnement, j’ai adorĂ©. J’avais dĂ©jĂ  beaucoup aimĂ© « Le tour du monde en 80 jours », donc je connaissais dĂ©jĂ  la plume de cet auteur de renom. Je vous Ă©viterai un Ă©niĂšme avis sur le sujet car ça ne diverge absolument pas de ce que l’on pense tous de notre ami Jules #mouton

Au-delĂ  d’une histoire extrĂȘmement riche – aussi bien en rebondissements qu’en dĂ©couvertes – composĂ©e de personnages tous plus vrais que nature, c’est surtout sur le contexte dans lequel ce livre a Ă©tĂ© Ă©crit qui m’intĂ©resse.

Il fallait avoir l’idĂ©e !

Je vous rappelle quand mĂȘme qu’Ă  la base ce livre a Ă©tĂ© Ă©crit et publiĂ© en 1867, soit pile au moment oĂč les populations s’ouvraient au voyage et oĂč les expĂ©ditions en tous genres se multipliaient. Donc, dans ce contexte oĂč l’on assistait au dĂ©part de plus en plus de pigeons voyageurs, Jules Verne s’est dit (enfin j’imagine, je n’Ă©tais pas lĂ  pour lui demander) : « Fichtre ! Et le jour oĂč nous aurons fait le tour de notre superbe planĂšte, que nous restera-t-il pour rĂȘver ?« . Et c’est lĂ  que BIIIIIIM ! L’idĂ©e est nĂ©e : puisqu’il n’y aurait plus rien Ă  dĂ©couvrir sur Terre, pourquoi ne pas s’intĂ©resser Ă  ce dont elle regorge ?

Bon, il faut dire aussi que l’essor de nouvelles sciences Ă  cette Ă©poque comme la cryptologie, la gĂ©ologie, ou encore la palĂ©ontologie ont dĂ» l’intriguer, et c’est peut-ĂȘtre aussi ce qui lui a permis de nous offrir ce roman d’aventure. Mais il fallait y penser !

Et pour aller plus loin sur le sujet des sciences, ça se ressent trĂšs bien dans le rĂ©cit. En effet, Jules Verne ne s’embarrasse pas plus que ça de complications car dĂšs qu’elles interviennent, on sait tout de suite qu’elles sont lĂ  pour une raison prĂ©cises : les Ă©nigmes sont lĂ  pour donner toute l’importance au cheminement intellectuel, car la question importe toujours plus que la rĂ©ponse et le plaisir se trouve ici dans la spĂ©culation et l’interrogation, qu’importe la certitude du fait accompli. Et lĂ  je te renvoie Ă  ma petite citation en dĂ©but d’article pour illustrer mon propos 😉

Et c’est avec sa plume de MaĂźtre des mots que l’auteur nous fait voyager sans bouger de chez nous. Les paysages se succĂšdent et rĂ©vĂšlent une science attractive et colorĂ©e, loin de la monotonie que l’on peut habituellement lui prĂȘter, pauvres littĂ©raires que nous sommes.

Alors si tu as envie de te changer les idĂ©es et de suivre un savant fou semblable au Milo Thatch de chez Disney, sache que ce roman va te ravir et te plongera dans une ambiance semblable Ă  celle de L’Atlantide…

Sur ces bonnes paroles, je te laisse, j’ai un autre livre sur le feu.

Aurélia.