« LE SCORPION – 5. La vallée sacrée », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Bien le bonjour jeunes gens !

On se retrouve aujourd’hui pour continuer notre voyage en terres inconnues avec notre héro charismatique 🥰 J’adore quand mes lectures me font voyager vers des contrées lointaines que j’ai toujours rêvé de voir… Et je pense ne pas être la seule ! En effet, séduits par les voluptés des nuits d’Arabie, nombreux sont ceux qui rêvent de percer les secrets de ces terres magiques, et de lever le voile sur les mystères qu’elles recèlent…

Dans ce 5ème opus de la saga du Scorpion, les auteurs nous ont régalé avec des planches hautes en couleurs et des rebondissements des plus intéressants ! Toujours publié aux éditions Dargaud, je dois bien avouer que ce numéro m’a particulièrement séduite, car je pense que c’est mon préféré de toute la saga pour l’instant ! 🤩

Résumé :

L’infâme cardinal Trebaldi a été élu pape sur la foi d’un prétendu miracle d’une fausse croix de saint Pierre. La découverte de la vraie croix dénoncerait l’imposture. Trebaldi le sait, mais aussi ses ennemis, dont le Scorpion parti en Cappadoce sur une piste de la relique authentique liée au fabuleux trésor des Templiers…

Dans les archives du sultan d’Istanbul, le Scorpion a découvert un manuscrit selon lequel la croix sur laquelle fut crucifié saint Pierre ne reposerait pas à Rome, mais à Karabas, un bourg de Cappadoce. Sûr que le Scorpion le conduira à la relique authentique, Trebaldi a lancé derrière lui son implacable homme de main Rochnan. Celui-ci a pour devoir de s’emparer de la vraie croix et de détruire toute trace de l’imposture sur laquelle Trebaldi a manigancé son élection. Pour le Scorpion, ce qui importe est de prouver les crimes et manœuvres frauduleuses de celui qui l’a frappé d’infamie.

Epié par la vénéneuse gitane Méjaï également de la partie, traqué par Rochnan et ses moines guerriers, attaqué par les bandits qui écument la région, il parvient à poursuivre sa route au péril de sa vie, glanant çà et là des informations. Il apprend ainsi que les falaises de Cappadoce sont percées d’autant de sanctuaires que de secrets, mais qu’un vieux chevalier allemand du nom de Von Eschenbach s’y est retiré, qui pourra le guider… A Karabas, fouille déjà l’aventurière Ansea Latal qui se dit mandatée par un rival évincé du nouveau pontife. Méjaï, qui y a débusqué Von Eschenbach, compte sur ce dernier pour devancer tout le monde. Le vieil Allemand est cependant lui-même à la recherche de la fameuse croix : celui qui la trouvera, trouvera la cachette du fabuleux trésor des Templiers !

Une légende séculaire

Noyé dans les écrits relatant l’histoire d’un trésor immense caché des siècles auparavant par les Templiers, le Scorpion ne sait plus où donner de la tête et se sent perdu. Surtout qu’il ne peut même pas compter sur les héritiers de l’ordre étant donné qu’ils ont tous été exterminés il y a bien des années. Du moins, c’est ce que croit notre héro, qui finira par apprendre l’existence d’une personne qui pourrait bien lui être d’une aide des plus précieuses pour retrouver ce trésor perdu…

Enfoncé dans les terres abritant majoritairement des fidèles d’une croyance étrangère à la sienne, Scorpion sait qu’il doit se montrer prudent. En effet, les catholiques et les musulmans se font la guerre depuis des siècles, et ces derniers n’ont pas oublié l’oppression qu’ils ont subi à cause des Templiers agissant au nom de la foi catholique. C’est pourquoi les hommes de mains du nouveau pontife ne sont pas le seul danger guettant notre aventurier, car bientôt de nouveaux protagonistes entrent dans la danse pour corser sa mission.

Des ennemis toujours plus nombreux

En croisant la route du Scorpion, certains opportunistes comprennent qu’il pourrait être l’instrument de leur fortune. Entre courses poursuites et combats d’épée, beaucoup recherchent activement le Scorpion afin de lui arracher ses secrets. Mais ce dernier n’est pas une proie facile, et il n’est jamais là où on l’attend.

Les compagnons de voyage de notre aventurier, qui jusqu’ici lui avaient toujours apporté une aide précieuse, finissent par révéler leur vrai visage et le trahir. Et ce pour des raisons totalement inattendues. Abandonné, dans une situation des plus compliquées, Scorpion devra faire preuve d’ingéniosité pour se sortir d’affaire…

J’ai vu la vérité sur les murs et il m’a fallu en porter le poids

Des énigmes insolubles

Sur les traces de la véritable relique, notre héro tente tant bien que mal d’assembler les indices entre eux afin de leur donner un quelconque sens. Mais ceux-ci se font rares, et il n’est pas chose aisée de les déchiffrer. Bien souvent, ils mènent sur la voie d’un danger toujours plus grand

Hormis cette recherche folle pour dénicher la relique sacrée, la chasse à l’homme contre le Scorpion continue toujours. Et la raison poussant Trebaldi à s’acharner sur le Scorpion commence à se dessiner doucement, son origine semblant se trouver dans un passé commun aux deux hommes. Un passé liant leur deux familles…

🦊🦊🦊🦊🦊/5


Je vous l’avais bien dit que j’avais adoré ce numéro ! 🤩 Vous connaissez cette saga ? Sinon vous lisez quoi comme BD ? Dites-moi tout dans les commentaires ! 👇🏻

En attendant la prochaine chronique, je vous invite à me rejoindre sur mon Instagram. J’y poste du nouveau contenu tous les jours ! 😉

Sinon vous pouvez aller jeter un œil sur mes précédents articles !

« Le Scorpion – 4. Le démon au Vatican », Marini et Desberg

Le Destin a posé sa marque

Que peut une obscure vérité face à la puissance de la tradition ? Telle est la question qui nous guide tout le long du 5ème tome de la saga « Le Scorpion » !

Toujours publié chez les éditions Dargaud, avec pour auteur Marini et Desberg, la lutte du Scorpion contre le nouveau pontife continue de faire rage.

Résumé :

La fumée blanche confirmant l’élection d’un nouveau pape s’est élevée au-dessus du Vatican. Mais, n’est-ce pas le démon qui vient de ceindre la tiare pontificale ? Sur la foi d’un signe merveilleux, le sombre cardinal Trebaldi s’est fait élire à la succession de saint Pierre…

Un miracle aurait fait apparaître la croix de saint Pierre au coeur de la ville éternelle, dans les entrailles mêmes du palais ancestral des Trebaldi ! Chercheur réputé de reliques lucratives, le Scorpion a suffisamment décortiqué les textes anciens et fouillé les sous-sols de Rome pour avoir des doutes sur l’authenticité de cette miraculeuse et très opportune apparition. Il est vrai que la tradition de l’Eglise situe le martyre de l’Apôtre à Rome.

Un des rares cardinaux à encore oser s’opposer à l’orgueilleux Trebaldi charge le Scorpion de retrouver la vraie croix, seul moyen de dénoncer l’illégitimité du nouveau souverain pontife. Pour mener à bien cette difficile mission, il lui faut échapper à la vigilance des moines guerriers à la solde de Trebaldi. Il lui faut en outre prendre la route d’Istanbul et se lancer à la découverte d’un passé fort mystérieux.

Une quête inattendue

Alors que Trebaldi est monté au pouvoir par un « miracle » des plus opportuns, ses détracteurs se font très rares. Néanmoins, les derniers téméraires osant encore faire entendre leur voix contre celui qu’ils considèrent comme un usurpateur se réunissent dans le plus grand des secrets afin de confier une mission inattendue à l’ennemi juré de Trebaldi : le Scorpion. En effet, notre héro a su se forger une réputation grâce à sa carrière de dénicheur de saintes reliques, et lui-même connait suffisamment les sous-sols de la ville antique pour savoir qu’une telle croix n’a jamais dormi là. Supporté par ses nouveaux alliés, il s’élance dans une course folle en quête de la vérité.

Mais Trebaldi n’est pas dupe. Il se doute bien que ses derniers détracteurs ne resteront pas les bras croisés. C’est pourquoi il envoie ses moines guerriers éliminer ses rivaux afin de les empêcher de parler. Toutefois, l’un d’entre eux aura le temps de mettre le Scorpion sur la piste de la véritable relique.

Et la lumière fut, un bref instant. Une faible lueur sur les lointaines origines. Mais que peut une obscure vérité face à la puissance de la tradition à travers les siècles et les siècles ?

Une course contre la montre

En apprenant la nouvelle, le nouveau pape comprend que son destin est sur la sellette. Le seul moyen pour lui de garder le pouvoir qu’il vient d’acquérir est de faire taire définitivement toux ceux qui connaissent la vérité. C’est pourquoi il lance ses hommes de mains à la poursuite de son dernier détracteur, dont leur chef est plus déterminé que jamais à rattraper le Scorpion et sa bande. Leur quête respective les mènera tous par-delà les rivages.

Au-delà du fait d’être pressé par le temps, cette traversée des eaux est aussi pour notre héro une sorte de voyage initiatique. En effet, élevé par son grand-père qui était lui-même fasciné par les terres situées outre méditerranée, il marche ainsi sur les traces de cet aïeul qu’il chérit tant. Ses flashback ponctuent la traversée tout du long, nous permettant une fois de plus d’en apprendre plus sur lui et son passé.

Le voyage vers l’Orient ressemble toujours à un fascinant retour aux sources. Notre esprit n’est-il pas né nos espoirs n’ont-ils pas pris forme là-bas ? Où d’autre pourrions-nous aller pour chercher à la fois notre passé et notre avenir ?

Des alliances insoupçonnables

Accompagné de son fidèle compagnon des balkans ainsi que de la mortelle Méjaï, le Scorpion poursuit sa route. La maîtresse des poisons, quant à elle, est poursuivie par un homme de son passé qui n’aura de cesse de la traquer tant qu’elle n’aura pas rendu son dernier souffle. C’est pourquoi son unique solution de repli est de faire alliance avec notre héro qui, jusqu’à il y a peu, était l’une de ses cibles. Méfiant, elle prend conscience que la protection du Scorpion, tout comme sa confiance, sont des privilèges qui se méritent.

La Méjaï n’est pas la seule à graviter autour de notre héro. En effet, tapis dans l’ombre depuis le début de la saga, deux antagonistes entrent dans la lumière pour lui proposer leur aide. Mais il ne faut pas oublier que les habitants de Rome ont le complot dans le sang, et que la trahison est pour eux une seconde nature…

La liberté, c’est surtout garde l’illusion qu’on peut encore choisir.

🦊🦊🦊🦊🦊/5


C’est ainsi que se termine notre chronique du jour !

Désormais, les articles sortiront le lundi, le mercredi et le dimanche ! J’espère vous voir au rendez-vous ! 😘

En attendant de nous retrouver, je vous invite à aller faire un tour sur mon Instagram.

Et si vous le souhaitez, mes précédents articles sont là aussi pour vous distraire ! 😉

« LE SCORPION – 3. La croix de Pierre », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Bien le bonjour jeunes gens

L’homme peut parfois avoir des réactions démesurées. C’est pourquoi je vous conseille vivement de ne jamais détruire le but qu’un homme a cherché toute sa vie et qu’il touche enfin du doigt. Car sa colère sera sans limite.

Tel est le fil conducteur de ce 3ème opus de cette BD que vous connaissez tous maintenant. En même temps, que ce soit ici ou sur Instgram (@aureliagram), je n’arrête pas de vous en parler ha ha. Vous n’en avez pas marre de moi d’ailleurs ?

Des relations fructueuses

Au cours de cette nouvelle aventure, notre héro met à l’épreuve les relations qu’il a forgées au fil du temps de part sa profession d’archéologue. Ayant ses entrées dans les maisons des personnes les plus puissantes de Rome (avoir une jolie gueule d’ange quand on fréquente des matrones romaines esseulées, ça peut avoir son avantage…), il peut ainsi obtenir des informations confidentielles sur son ennemi. Plutôt malin le mec ! Comme quoi il est important, et ce à plus d’un titre, de savoir lier l’utile à l’agréable !

Tandis que notre héros avance ses pions avec succès sur l’échiquier, dans l’autre camp, ce n’est pas du tout la même chanson. En effet, l’ennemi commence à essuyer de sérieux revers et ses alliés montrent peu à peu un tout autre visage. Pensant s’être entouré de moutons faciles à guider, Trebaldi prend conscience qu’il est en vérité cerné par des loups affamés. De plus, ayant été déçu par certaines personnes, de nouveaux protagonistes font leur apparition pour proposer leurs services… Mais sont-ils dignes de confiance ?

Dans la vie, il existe deux voies : celle de la joie, et celle de la peur. Un scorpion n’a pas peur. Ce qu’il ne peut supporter, c’est qu’on vienne le provoquer.

Des tentatives désespérées

Repoussé depuis trop longtemps dans ses retranchements, notre fougueux épéiste tente un coup d’éclat avec pour but de révéler la machination mise au point par Trebaldi. Aveuglé par sa haine, notre héro se rendra compte un peu tard qu’il n’aura pas choisi le meilleur timing pour agir, ce qui peut potentiellement lui coûter très cher.

Mais son ennemi n’est pas du genre à se laisser faire. Bien au contraire. Fou de rage devant cette vaine tentative, il prend alors une décision radicale et envoie ses sbires accomplir une mission qui amènera nos deux personnages à un point de non retour. Cette nouvelle situation, encore plus périlleuse pour le Scorpion, ne fera qu’approfondir sa haine envers Trebaldi.

Dans la vie, il existe deux sentiments. Celui de la confiance et celui de la culpabilité. Quoi qu’il fasse, un scorpion ne se sent jamais coupable. Un scorpion n’a confiance qu’en une seule chose : sa capacité à survivre !

Un retour aux origines

Comme on le dit souvent, ce n’est pas parce que l’ennemi a gagné une bataille que l’on a perdu la guerre. Après son coup d’éclat raté, le Scorpion s’est retiré dans l’une de ses cachettes pour analyser la situation et préparer sa revanche. Il apparaît que son ennemi est dorénavant plus fort que jamais, et qu’il sera encore plus difficile que prévu de le faire tomber. Néanmoins, cette situation désespérée ne retire pas au héros sa volonté. Bien au contraire. Toujours poussé par sa soif de justice, il est plus déterminé que jamais à faire éclater la vérité.

Mais ce repli n’est pas de tout repos. Car bientôt les hommes de mains de Trebaldi parviennent à mettre la main sur lui, ainsi que sur celle qui l’accompagne maintenant: Méjaï. Heureusement pour eux, ils parviendront à s’échapper d’une façon aussi ironique qu’hasardeuse. Sautant du haut d’une tour d’une forteresse pour plonger dans les eaux du lac l’environnant, le Scorpion réitère ainsi la façon dont il avait pu échapper à ses ennemis alors qu’il était enfant. Une façon tout à fait inattendue de boucler la boucle. En tant que lecteur, on commence à comprendre que l’histoire se répète.

L’homme est un animal étrange… Une bête sauvage ne pleure pas la mort de sa victime avant de la dévorer. Un troupeau ne se laisse pas dépecer par ses propres chefs. C’est le mystère humain : proie de ses propres prédateurs.

🦊🦊🦊🦊🦊/5


Si vous n’êtes toujours pas convaincu par cette pépite, je ne sais pas quoi faire de plus ! On se retrouve très bientôt pour une nouvelle chronique ! J’en ai plusieurs en attente, et je vous avoue que je ne sais pas par laquelle commencer… Ce sera donc la surprise !

Aurélia

Jette un œil à mes autres articles !

TWISTED TALE, « Profondeurs de l’océan », Liz Braswell

On ne va nulle part en battant des nageoires, il faut des jambes pour sauter et danser !

La Petite Sirène, 1990

Bien le bonjour jeunes gens !

Je crois que nous connaissons tous l’histoire de cette petite sirène, passionnée par le monde des humains et qui tomba follement amoureuse du Prince Eric, celui pour qui elle échangea sa voix contre quelques jours sur la terre ferme. Cette histoire m’a faite rêver, m’a faite m’attarder dans mon bain durant des heures en me demandant ce que ça pourrait être d’avoir des nageoires… C’est aussi à cause de cette sirène que je parlais aux crabes quand je me baladais sur la plage… #petitefillebizarre

Aujourd’hui je souhaitais vous parler de ma dernière lecture, qui n’est autre que la réécriture de ce conte de fées aquatique ayant bercé mon enfance. Il s’agit de « Profondeurs de l’océan », le troisième opus de la collection Twisted Tale, parue chez les éditions Hachette Heroes et écrite par Liz Braswell. Si vous avez lu mes précédents articles sur celle collection, alors vous commencez à connaître le principe. Mais pour ceux qui auraient oublié de se déconfiner entre temps, voici les liens vers les premiers tomes de cette saga :

Ce rêve bleuHistoire Éternelle

Pour les curieux, je vous mets ci-dessous le résumé de ce roman :

« Ariel est une jeune sirène rêveuse qui ne souhaite que deux choses : parcourir le monde et avoir des jambes. Cette curiosité pour le monde des humains et son attirance pour le Prince Eric la poussent à transgresser les lois de son père, le Roi Triton, et à commettre l’irréparable : échanger sa voix contre sa liberté.

Mais tout bascule lorsqu’elle ne parvient pas à se défaire du marché passé avec Ursula… Cinq années plus tard, orpheline et sans voix, Ariel est devenue la reine d’Atlantica tandis que la sorcière des mers, toujours déguisée, règne sur le royaume du Prince Eric. Lorsque la Petite Sirène découvre que son père pourrait être vivant, elle retourne à la surface pour confronter Ursula, auprès d’un prince qu’elle imaginait ne jamais revoir.

Ceci n’est pas l’histoire de La Petite Sirène telle que vous la connaissez. C’est une histoire de pouvoir. De courage. D’amour. Une histoire où un seul détail peut tout changer « .

Et si Ariel n’avait jamais vaincu Ursula ?


Des personnages à l’épreuve du temps

Quand on visionne ce dessin animé cultissime, ce qui ressort le plus sur l’héroïne est son côté effrontée et impulsive. On y voit une adolescente guidée uniquement par ses sentiments et qui agit sans réfléchir. Dans ce chef-d’oeuvre, Ariel n’a que 16 ans, ce qui explique son manque de maturité. En revanche, dans cette réécriture, la petite sirène n’est plus si petite que ça. En effet, on la retrouve 5 ans après les événements ayant causé sa perte. Elle a donc 21 ans et est à la tête du royaume des mers. Autant vous dire qu’avec une profession pareille, il y a de quoi prendre un coup de vieux en un claquement de doigts. Tout au long du récit, on y découvre une jeune femme calme, qui réfléchit avant d’agir. Je dois vous avouer qu’en lisant les premiers chapitres, j’ai eu du mal à croire qu’il s’agissait vraiment d’Ariel tant je la trouvais mâture et en décalage avec l’oeuvre originale de Disney, ce qui est loin d’être un mauvais point en ce qui me concerne !

L’autre point étant venu me conforter dans cette idée qu’Ariel avait bel et bien gagné en maturité est qu’elle n’a plus les même désirs qu’autrefois. Consciente de poids de sa charge royale, sa préoccupation première n’est plus d’assouvir ses désirs d’autrefois, mais bien d’accomplir son devoir comme il se doit. Tout cela passe avant le reste et ce trait de noblesse est, je trouve, une vraie bouffée d’air frais pour ce personnage, car en tant que lectrice, j’avais l’impression de la redécouvrir. Ariel est une jeune femme devenue quelque peu taciturne, méditant souvent sur le passé et les erreurs qu’elle a commises. Au fil des pages, elle prend pleinement conscience de l’empressement dont elle a fait preuve et se rend compte qu’aujourd’hui, bien des années après, ses désirs ne sont plus tout à fait les mêmes.

Si j’avais une fille, je veillerai à ce qu’elle puisse faire ce qu’elle désire pour enrichir sa vie. Etre un bon parent, c’est aussi aider ses enfants à quitter le nid.

Une machination insoupçonnée

Que serait l’histoire de La Petite Sirène sans cette méchante emblématique qu’est Ursula ? Nous sommes d’accord, cette histoire n’aurait pas du tout eu le même intérêt ! Aussi mystérieuse qu’autrefois, plus déterminée qu’avant, cette créature à tentacules est plus cruelle que jamais. Utilisant encore la voix d’Ariel, et toujours sous la forme de Vanessa, Ursula dirige le royaume du Prince Eric – la Tirulie – d’une main de fer. Accompagnée de ses deux comparses Flotsam et Jetsam sous leur forme humaine, elle ne change pas ses vieilles habitudes et continue de mettre en place des intrigues. Dès le départ, on découvre qu’elle a un but bien précis basé sur la conquête de territoires voisins, même si l’on ne comprend pas vraiment pourquoi, étant donné que le monde des humains n’a absolument aucun attrait à ses yeux. D’ailleurs au fil des chapitres, ses plans sont changeant, et cette inconstance est peut-être la preuve de son double jeu. Un double jeu face aux humains qu’elle manipule grâce au sortilège qu’elle a lancé juste avant de quitter sa forme de sorcière des mers, mais aussi face à elle-même qui ne semble pas assumer ses vrais désirs…

Bien entendu, si toute cette histoire a commencé, c’est bien parce qu’Ariel a croise la route du beau Eric. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai de nouveau regardé le dessin animé il n’y a pas si longtemps, et avec le recul, je trouve que le prince renvoie l’image d’un homme assez frivole, qui se contente de prendre du bon temps. A aucun moment on ne le voit « travailler »… Dans cette réécriture, les premiers chapitres nous le dépeignent comme un homme sous l’emprise d’un sortilège le faisant passer pour débonnaire et fou, un mari préférant s’adonner à ses passe-temps plutôt que d’assumer ses responsabilités. C’est d’ailleurs comme ça qu’Ursula a su prendre les rennes du royaume. Suite à un rebondissement inattendu, Eric reprend ses esprits. Et c’est là que ce produit une chose intéressante : au lieu de s’énerver et de combattre courageusement la méchante sorcière, le prince nous dévoile son côté stratège et avance ses pions en finesse pour renverser l’oppresseur.

Lorsqu’elle avait perdu sa voix, elle avait compris que les mots ne disaient pas tout, bien au contraire. Souvent, le vrai sens résidait dans les non-dits.

Une fin inattendue

Face aux coups infligés par les différentes parties, les personnages ont des réactions intéressantes. En effet, face au rôle que le prince Eric se met à jouer, Ursula montre une certaine faiblesse dans sa personnalité, une faille dans sa détermination, comme si elle manquait de conviction et qu’elle agissait plus par habitude qu’autre chose. Quant à Eric, on y voit un homme qui reprend goût à la vie après les années de ténèbres qu’il a vécu suite au sortilège de la sorcière des mers. Ses réactions sont parfois digne d’un petit garçon et nous donnent le sourire, car c’est un vrai rayon de soleil dans toute cette noirceur. Ariel, elle, n’est plus cette enfant écervelée qu’elle a été, mais une jeune femme forte et déterminée prête à tout pour faire le Bien.

La clôture de ce roman est quelque peu mitigée. Bien sûr je ne vous dirai pas comment il se termine exactement, car je n’ai absolument aucun intérêt à vous spoiler. Tout ce que je peux vous dire, c’est que l’on est loin des contes de fées habituels. On fait face à des adultes désireux de rattraper le temps perdus mais qui n’oublient pas où les ont mené leurs désirs du passé. Ils font face à leur traumatisme et avancent prudemment pour faire face à un avenir plein de mystères qui ne manquera pas de leur réserver des surprises. La façon dont se termine cette histoire est une ouverture sur un après quelque peu inconstant où tous leurs problèmes sont loin d’être réglés. Tout comme pour Histoire Éternelle, une suite à ces aventures seraient vraiment la bienvenue !

Il était tellement facile de parler d’abord et de décider plus tard s’il s’agissait de la vérité ou d’un mensonge.


J’espère que cette chronique vous aura plu autant qu’à moi ! Si vous avez déjà lu cette réécriture, je serai plus que ravie d’échanger avec vous dans les commentaires !

Quel est ton personnage préféré dans La Petite Sirène ?

A très bientôt pour de nouvelles aventures !

Aurélia

« LE SCORPION – 1. La marque du Diable », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Bien le bonjour jeunes gens !

Après cette courte absence, je reviens vers vous en ce jour caniculaire pour vous faire part d’une redécouverte qui m’a absolument ravie ! Peut-être connaissez-vous la saga « Le Scorpion » ? Créée par Desberg et Marini, publiée aux éditions Dargaud, cette BD relate les aventures d’un homme du 18ème siècle, combattant seul contre le reste du monde, avec pour seul but de faire triompher la vérité, et pour seul guide sa propre compréhension du Bien. L’histoire se déroule à Rome et est aussi riche en couleurs qu’en rebondissements !

Un héro charismatique

D’origine italienne, grand, brun, athlétique et les yeux clairs, Scorpion est le type même du fantasme de beaucoup de femmes : un homme aussi séduisant que dangereux. Vif et intelligent, c’est un personnage qui passe sa vie en action. En effet, grâce à sa profession de chercheurs de saintes reliques, il a une vie trépidante propice aux aventures. Une chose est sûre : avec lui, impossible de s’ennuyer !

Malgré sa vie mouvementée de célibataire endurci, Le Scorpion est un homme sombre, souvent perdu dans ses pensées, pour ne pas dire dans son passé (Oops ! Ah bah si, je l’ai dit). En tant que lecteur, on ignore tout de son passé et de ce qui le relie à l’intrigue mise en place, mais une chose est sûre : il y est intimement lié, d’une quelconque manière, et l’origine de ses maux semblent trouver racines dans un passé trouble

Mais finalement, n’est-ce pas cela, la mort ? Un jeu, une illusion. Tant qu’il s’agit de celle des autres…

Une intrigue à l’italienne

L’histoire s’ouvre sur un rassemblement de citoyens romains en toges. Éclairés par la lueur des torches, ceux-ci mettent en place un complot qui, grâce à la montée en puissance de la religion catholique, leur permettra de garder le pouvoir ainsi que le contrôle de la ville dans une époque de plus en plus troublée. Plusieurs siècles plus tard, à l’époque de Scorpion, l’histoire semble se répéter. Et même si le héro ne fait pas parti des puissants de Rome, tout semble constamment revenir vers lui.

De plus, le fait que l’intrigue prenne place à Rome a été pour moi un élément agréable dans la découverte de cette BD. Amoureuse des pays méditerranéens, et particulièrement de tout ce qui touche à l’antique cité romaine, je ne pouvais qu’être séduite par l’intrigue. Rome est pour ainsi dire l’un des berceaux des complots les plus célèbres de l’Histoire, ce qui permet d’imprégner l’oeuvre de mystères et de créer une ambiance chargée de secrets et de trahisons.

Et en parlant de religion catholique, pouvez-vous me citer une seule période où celle-ci n’aurait pas persécuté des gens ? Sorcières, croisades, superstitions en tout genre… tout a toujours été bon pour permettre à l’Eglise de garder le contrôle des fidèles et des populations. Bien-sûr, cette oeuvre n’échappe pas à la règle. En effet, le héro tient son nom d’une marque présente sur son épaule depuis sa naissance : un scorpion. Pourquoi ? Comment ? Nul ne le sait. Quoi qu’il en soit, des puissants du Vatican mettent tout en oeuvre pour se débarrasser du Scorpion, définitivement.

Le Bien et le Mal ! Quelle étrange et merveilleuse idée ! Le loup, le scorpion, distinguent-ils le Bien du Mal ? Rome le peut-elle ?

Des personnages intrigants

Qu’est-ce qu’une aventure si le héro n’est pas accompagné d’un comparse toujours prêt à faire les 400 coups ? Rien. C’est pourquoi notre personnage principal est presque toujours accompagné de son plus fidèle ami « Le Hussard ». C’est un homme originaire des pays de l’Est qui a connu de nombreuses batailles. Bon vivant, loyal, toujours le mot pour rire, on comprend vite qu’il est le partenaire idéal pour permettre au Scorpion de réaliser toute ses « missions ».

Un autre point fort qui m’a particulièrement séduite est que les personnages féminins sont présents mais surtout forts. En effet, elles ne se contentent pas d’être de potentielles amantes ou de simples ennemies. Elles sont intelligentes et braves, douées dans l’art du combat et toutes entourées de mystères. C’est agréable de voir que les personnages féminins ne sont pas là uniquement pour ajouter un peu de romance dans une histoire.

Bien sûr, qui dit complot et intrigues politiques, dit aussi ennemis machiavéliques. Entre les hommes d’Eglise pas si saints que ça, les mercenaires prêts à tout pour éprouver le héro de leur lame, ou encore une empoisonneuse venue d’au-delà des rivages, Scorpion n’a pas le temps de souffler et sa vie est souvent mise en danger. Mais pourquoi ces personnages en veulent-ils à sa vie ? C’est l’un des nombreux mystères de cette BD qu’il me tarde de percer.

N’est-ce pas exactement cela la mort ? Un délicieux poison, tapi dans l’ombre, qui guette le moment où vous auriez tellement envie de vivre !

🦊🦊🦊🦊🦊/5


J’avais découvert cette série au cours de mon adolescence et j’avais adoré tout ce charisme que dégageait le héro ! Intriguée par la marque sur son épaule, j’avais dévoré les premiers tomes de la saga sans toute fois la terminer… Mais maintenant je suis bien décidée à en découdre avec cette histoire, et à en percer chaque mystère ! Une chose est sûre : nous nous retrouverons régulièrement pour débriefer de la suite des aventures du Scorpion !

A très bientôt pour un nouvel épisode !

Aurélia

TWISTED TALE, « Histoire Eternelle », Liz Braswell

Histoire éternelle qu’on ne croit jamais ! De deux inconnus, qu’un geste imprévu, rapproche en secret

Avouez : la petite voix dans votre tête a chanté les paroles. Je suis super excitée d’écrire cet article aujourd’hui car je vais vous parler de mon conte de fées préféré : La Belle et la Bête ! Sautons tout de suite le passage où vous me dites « Ouais, c’est juste une fille qui développe un syndrome de Stockholm pour son agresseur…« . NOOOOON ! Bon, ok, peut-être un peu… Mais la morale de l’histoire est bien plus profonde que ça ! Cette histoire nous apprend à voir au-delà des apparences, et à juger les gens sur leur beauté intérieure ! C’est pas beau ça franchement ?

Maintenant que nous sommes enfin d’accord, je vais plus précisément chroniquer une réécriture du chef d’oeuvre de Disney. Après sa version d’Aladdin dans Ce rêve bleu, Liz Braswell est revenue avec une nouvelle vision de la malédiction à la rose. Toujours publié chez les éditions Hachette Heroes, ce second opus de la collection Twisted Tale était grandement attendu de mon côté. Pour nous mettre en bouche, une simple phrase : « Et si la mère de Belle avait maudit la Bête ?« . Intriguant, non ?

Résumé :

« Belle est une jeune femme vive : intelligente, ingénieuse, impatiente. Curieuse, elle n’aspire qu’à échapper définitivement à son petit village. Elle veut explorer le monde, malgré les réticences de son père à quitter leur chaumière, au cas où la mère de Belle reviendrait – une mère dont elle se souvient à peine. Mais Belle est surtout la prisonnière d’une bête effrayante et colérique – et c’est son principal souci. Pourtant, quand Belle touche la rose enchantée de la Bête, des images étranges la submergent, des images d’une mère qu’elle pensait ne jamais revoir. Plus étrange encore, elle réalise que sa mère n’est autre que la belle enchanteresse qui, jadis, a maudit la Bête, son château, et tous ses habitants. Sous le choc, Belle et la Bête doivent s’unir pour percer le sombre secret autour de leurs familles – un secret vieux de vingt et un ans. Ceci n’est pas l’histoire de la Belle et la Bête telle que vous la connaissez. C’est une histoire de famille. De magie. D’amour. Une histoire où un seul détail peut tout changer. »

Un récit à deux vitesses

Cette histoire commence en nous plongeant dans le passé des parents de Belle. On y voir son père, Maurice, arriver dans ce petit village que nous connaissons tous, et les raisons qui l’y ont poussé. On y entrevoit une vie de couple heureuse emprunte de magie, où la féerie fait partie intégrante de l’existence du royaume. Mais dès les premières pages, une intrigue bien plus sombre que celle que nous connaissons déjà prend place, avec pour nœud un conflit racial.

Chaque chapitre relatant la jeunesse des parents de Belle s’alterne avec ceux nous décrivant l’histoire originale de Disney. Le récit s’ouvre sur la scène où Gaston organise son mariage surprise avec Belle alors qu’il ne la pas encore demandée en mariage. L’auteure nous plonge dans la psychologie de Belle, ce qui nous permet de la découvrir sous un nouvel angle et de mieux nous rendre compte de tous ses talents. Grâce à ça, j’ai pu comprendre de façon plus approfondie l’histoire mise en place par Disney.

Le double élément déclencheur

La mère de Belle est un tout nouveau personnage que l’on prend plaisir à découvrir. Nommée Rosalind, elle nous est dépeinte comme une enchanteresse d’une beauté sans pareille, pleine de compassion et toute puissante, prête à se battre farouchement pour protéger ses idées et ceux qu’elle aime. Alors que le conflit racial a pris des proportions dépassant tout entendement, l’enchanteresse décide toutefois d’octroyer une dernière chance au royaume des hommes, ou du moins à son nouveau souverain : le prince. La suite vous la connaissez : la malédiction est lancée.

Dans le moment présent, Belle est retenue prisonnière de la Bête et, malgré l’interdiction formelle du prince, la jeune fille décide tout de même d’explorer l’aile ouest du château. Pénétrant dans les appartements de la Bête, Belle découvre la rose enchantée. Subjuguée, Belle s’en saisit. A son contact, la fleur magique se flétrit, déclenchant plus tôt que prévue la malédiction pensant sur les lieux. Prisonnière imprévue de l’enchantement, Belle est prise de regrets et se rend compte que le temps joue contre eux. Aidée de la Bête, elle entamera des recherches pour retrouver sa mère disparue des années plus tôt pour tenter de briser le charme suspendu au-dessus de leur tête comme une épée de Damoclès.

Il n’y a pas d’aventures sans risques. Tu ne pourras jamais vivre si tu as peur de l’échec

Réparer les erreurs du passé

Lovés dans la bibliothèque du château, nos héros parcourent les registres et commencent doucement à assembler les pièces du puzzle. Grâce à leur ingéniosité, l’origine de toute cette affaire sera déterrée, accompagnée de révélations fracassantes…auxquels les lecteurs ne sont pas prêts à faire face ! J’ai dû poser mon livre une quinzaine de minutes le temps de digérer ces nouvelles informations, c’est vous dire !

Au dénouement de ce conte de fées, tous les personnages finissent par tirer des leçons des erreurs du passé. Même si cette fin avait pour moi un goût amer, l’auteure laisse la porte ouverte sur une potentielle suite. Je trouve cette idée très alléchante et je supplie l’auteure d’entendre mes prières et d’écrire la suite des aventures de Belle et de la Bête !

Les actions ont des répercussions. La magie est à double tranchant, mais il en va de même pour nos actes. Et plus une personne est importante, plus ses actes comptes

🦊🦊🦊🦊🦊/5


Sur ces bonnes paroles, je vous laisse ! J’ai une théière parlante qui me demande de me dépêcher de boire mon thé. En même temps si Zip parlait un peu moins, ça irait mieux…

On se retrouve bientôt pour un nouvel article !

Aurélia

Les Etoiles de Noss Head - Vertige

« Les Etoiles de Noss Head – Vertige », Sophie Jomain

Les légendes sont parfois plus réelles que l’on croit

Replongez-vous à l’époque de Twilight. Vous y êtes ? Maintenant dites-moi : vous étiez plutôt team Edward ou team Jacob ? Personnellement, pour le premier film, j’étais clairement team Edward ! Puis Jake nous a dévoilé ses incroyables biscotos et j’ai tout de suite changé de camps. Mais c’est pas de ma faute ! Mes hormones avaient pris le contrôle ! #lol

Aujourd’hui je ne viens pas vous parler de buveurs de sang, mais bel et bien de loup-garous ! Il faut dire que depuis plusieurs années ils sont dans l’ère du temps. Entre Underworld, TrueBlood, Teen Wolf, ou encore Twilight, nos amis poilus ont le vent en poupe !

Dans cet article, je vous présente mon avis sur le premier tome de la saga « Les Etoiles de Noss Head » : Vertige. Ecrit par la talentueuse Sophie Jomain, et publié aux éditions Pygmallion, l’édition que vous pouvez voir dans l’illustration de ce post n’est pas l’originale mais une version collector puisque nous avons droit à une magnifique couverture rigide et que le récit est tout du long accompagné de superbes illustrations créées par Marie-Laure Barbey-Granvaud, une artiste qui – je trouve – à beaucoup de talent ! Je vous laisse le soin de les découvrir, vous n’en serez que plus enchantés, vous pouvez me croire.

Ce n’est qu’en tombant sur cette superbe édition que j’ai découvert la saga. J’ai trouvé ce livre absolument magnifique, mais c’est le résumé qui m’a énormément intriguée et décidée à l’acheter : « Les légendes sont parfois plus réelles que l’on croit ». Court, simple efficace. Il n’en fallait pas plus pour me séduire. Mais je vais toute même vous offrir une petite mise en bouche, histoire que vous sachiez tout de même de quoi je vais vous parler (et à l’occasion vous donner envie de le lire, qui sait ?).

C’est l’histoire d’Hannah, une superbe rousse de presque 18 ans, qui quitte Paris pour l’Ecosse le temps d’un été avec ses parents pour aller prendre soin de sa grand-mère paternelle devenue aveugle. Elle n’est pas très enchantée à l’idée de passer la saison estivale loin de la capitale pour aller se terrer dans un village éloigné de tout. Peu à peu, Hannah ses marques en faisant la rencontre de jeunes du coin. Néanmoins quelque chose l’obsède. Ou plutôt quelqu’un. Qui est ce jeune homme aux magnifiques yeux verts qui croise sans cesse sa route ? Et pourquoi sa grand-mère semble savoir sur lui des choses qu’elle s’obstine à ne pas partager ?

Des vacances estivales nimbées de mystères

Notre histoire s’ouvre sur un voyage en Ecosse, une terre par elle-même emprunte de manière très forte de tout un tas de légendes aussi diverses que variées, qui pour ma part me fascinent. J’étais enchantée de voir l’histoire se planter dans un tel décor car je me suis tout de suite imaginée des paysages magnifiques. Mais qui dit voyage dit souvent barrière de la langue. Notre héroïne étant d’origine écossaise (ses parents en sont tous deux natifs), la langue n’est en rien un obstacle pour elle. C’est ce qui permet de faire évoluer l’histoire de façon productive et cohérente.

De plus, ce voyage a un but bien précis : prendre soin de sa grand-mère aveugle. Je m’attendais à découvrir une vieille dame grabataire et peut-être même un peu illuminée, mais au lieu de ça, l’auteure nous dépeint une femme d’âge mûr qui, malgré son handicap, sait composer avec ce dernier et comprendre beaucoup de choses que les « voyants » tentent de lui cacher pour son bien. C’est une femme vive d’esprit et espiègle, souvent de connivence avec sa petite-fille quand il s’agit de l’aider à parvenir à ses fins. On comprend aussi que c’est une personne qui a vécu beaucoup de choses au cours de sa longue vie, dont des événements qui paraissent être lourds de sens à ses yeux mais qui – racontés à demi-mots – n’ont aucune signification particulière pour son interlocutrice qui se pose de plus en plus de questions. Cela ne fait que rajouter du mystère au cours du récit, et ça m’a tenue en haleine un long moment.

– Tu sembles si convaincue de leur existence !

Elle me regarda avec un sourire en coin.

– Et pourquoi ne le serais-je pas ? Certains croient bien en un dieu qu’ils n’ont jamais vu.

Une relation épistolaire

Le roman s’ouvre sur un mail envoyé par l’héroïne à sa meilleure amie restée en France. C’est un personnage qui ne prend pas corps à proprement parler dans l’action du récit, mais qui a tout de même énormément d’importance car elle est la principale raison pour Hannah de rentrer en France. Or, ses parents lui annoncent une nouvelle qui pourrait rendre sa situation définitive, même s’ils lui laissent un choix à faire. Au fur et à mesure que l’intrigue se déploie, Hannah est de plus en plus attachée à sa terre d’origine et est toujours plus intriguée par les événements auxquels elle assiste, souvent malgré elle. Sa relation avec son amie évolue alors elle aussi : cette personne devient son dernier point d’ancrage avec son ancienne vie.

Cet échange auquel elle se livre avec son amie a aussi une fonction thérapeutique. En effet, même si au début ce sont des échanges pour le moins banals sur les vies respectives de deux adolescentes, très vite les messages d’Hannah ont une teneur plus profonde. Son amie est la seule personne à qui elle puisse se confier (même si elle ne le fait qu’à demi-mots) sur les événements importants qui se concrétisent rapidement dans sa vie. Tout évolue très vite pour elle, et elle n’a personne d’autre à part elle pour se confier.

Pourquoi aurais-je dû nier l’évidence plus longtemps ? Je n’avais plus envie de me mentir, ni même de me retenir. Wick ou Paris, ça m’était égal. Tous les raisonnements du monde n’y auraient rien changé.

Des interrogations de plus en plus nombreuses

Alors qu’Hannah semble s’être intégrée dans un groupe d’amis sur lesquels elle semble pouvoir compter, certains paraissent avoir des choses à cacher. Des choses qui leur font peur. Ce qui fait beaucoup douter notre héroïne qui ne sait pas si elle peut continuer à leur faire confiance, car bien souvent sa propre sécurité, ainsi que celle de ses proches, dépendent de ses personnes. Surtout quand ces secrets semblent mêler des personnes peu recommandables que bon nombres de gens s’évertuent à lui faire éviter coûte que coûte.

D’ailleurs, ces mêmes personnes peu recommandables, restées jusque là dans l’ombre et quelque peu passives, se montrent plus inquiétantes que jamais et persistent à garder secret l’origine de leur ressentiment. Cette réponse nous sera apportée dans un tome deux dont la chronique arrivera prochainement sur le blog.

L’esprit humain est aisément contrôlable, ce n’est pas le cas de l’animal

🦊🦊🦊🦊🦊/5


J’espère que cette chronique vous aura plus ! Vous avez envie de lire ce roman ? Et si vous l’avez déjà lu, donnez-moi votre avis dans les commentaires !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Aurélia

« Wondering Souls », Zelihan

Ce monde dans lequel nous vivons… Jamais il ne t’appartiendra… Pourquoi refuses-tu d’écouter ta propre voix ? Tu crains de te perdre ?

Je pense que nous sommes nombreux à vouloir être acceptés, et encore plus à chercher notre place dans le monde. Mais que se passe-t-il quand on se fait rejeter par la société ? Cette quête est-elle encore possible ?

Bien le bonjour jeunes gens !

Aujourd’hui est un grand jour car pour la première fois sur ce blog, je vais vous chroniquer un manga ! 😃 Depuis que j’ai commencé l’aventure du livre il y a 13 ans, je ne m’étais encore jamais penchée sur ce genre de littérature. « Pourquoi ? », vous demandez-vous ? Je voyais mon frère dévorer Bleach, Death Note, ou encore Dragon Ball, et en regardant ces personnages au physique surréaliste qui se battaient à chaque page, je me disais : « Mais c’est quoi cette daube ?! »

L’ignorante que j’étais n’avait pas conscience qu’il existait différentes sortes de manga, aux styles aussi diverses que variés ! Mais ce n’est que quand la maison d’édition H2T m’a contactée via mon Instagram (@aureliagram) que j’ai décidé de retenter l’expérience. En effet, elle m’a proposé de m’envoyer gracieusement une de leurs œuvres en échange de… rien du tout. Bien évidemment, en bonne bookstagrameuse que je suis, ils se doutaient bien que j’allais en parler dans un post. Mais pour ce qui est de cette chronique, l’initiative vient de moi 😉

« Wondering Souls » est donc un manga issu de la famille des shônen, une sorte de manga destiné à une audience jeune et masculine (en japonais, « shônen » signifie garçon et adolescent), contrairement aux shôjo qui, eux, sont plutôt destinés aux jeunes filles. Quoi qu’il en soit, je trouve que ce manga est une exception au genre car il convient aux deux types d’audience « classique » selon moi.

Résumé : « Ayten est une jeune orpheline qui vit dans un village de chasseurs au cœur des montagnes. A cause de sa capacité à communiquer avec les dépouilles d’animaux, elle mène une vie isolée des autres membres de sa tribu. Mais alors qu’elle fait une chute mortelle du haut d’une falaise, Ayten se régénère sous les yeux des villageois qui, terrorisés, décident de la bannir.
Pour la jeune exilée, ce jour marquera le début d’un voyage extraordinaire à travers les terres des dieux oubliés, les Shagaï. Et c’est dans un temple abandonné qu’Ayten fera une rencontre inattendue qui bouleversera sa vie à jamais. »

Maintenant que vous connaissez le pitch de ce manga, je peux commencer à vous donner mon avis en profondeur.

Un graphisme époustouflant

Etant donné que le manga est un genre très visuel, il va de soi que la qualité du dessin est primordiale pour que le lecteur puisse bénéficier d’une bonne expérience de lecture. Au-delà de cette couverture aux traits délicats et aux couleurs chatoyantes, toutes les pages sont couvertes de dessins doux et poétiques qui emportent immédiatement le lecteur – sans parler de certains plans qui sont tout simplement à couper le souffle.

De plus, dans la majorité des mangas, il n’y a que la couverture qui soit en couleur. Ici, agréable surprise : les premières pages le sont aussi ! J’ai été agréablement surprise en tant que lectrice, et c’est selon moi un gros point fort ! Rien à redire du point de vue artistique, notre jeune mangaka Zelihan nous régale.

Une héroïne forte

La petite Ayten, dès l’aube de sa (courte) existence, a toujours su tenir tête à ceux qui lui menaient la vie dure. Ce n’est pas pour autant qu’elle se laisse abattre. En effet, loin de se contenter de subir la situation qui est la sienne, j’ai pu découvrir une petite fille combative et pleine de bonne volonté.

Ce caractère bien trempé est d’autant plus appuyé par sa manière de parler : abrupte et incisive, ses paroles sont – à mon sens – la conséquence et le reflet de cette existence difficile qu’elle a eu à mener.

Une montée en puissance

Dans ce manga, l’aventure commence réellement au moment où l’héroïne et son nouvel ami entament leur voyage initiatique. Marchant côte à côte, on voit progressivement s’installer une confiance mutuelle entre ces deux êtres. Très vite, on se rend compte qu’ils tiennent beaucoup l’un à l’autre car ils n’ont plus personne. Leur seule richesse est cette amitié nouvelle qu’ils chérissent tous les deux.

La majeure partie de ce premier tome est principalement axée sur ces personnages qui surmontent les épreuves d’un voyage en terre hostile pour tisser une amitié étroite. Néanmoins, le rythme du récit augmente considérablement dans les dernières pages. En effet, depuis le début de leur quête, d’autres personnages restaient tapis dans l’ombre, observant la progression d’Ayten et de son compagnon. Sur la fin, ils passent à l’offensive et le voyage prend alors un tout autre tournant, forçant nos héros à prendre des décisions radicales et à s’affirmer, laissant la porte ouverte à un second tome qui promet d’être riche en rebondissements !


Vous l’aurez compris : j’ai adoré cette lecture et il me tarde de découvrir la suite des aventures d’Ayten !

Lisez-vous des mangas ? Si oui, avez-vous eu le plaisir de découvrir cette petite pépite ? Dites-moi tout dans les commentaires ! 🤗

À très bientôt avec de nouvelles lectures ! 😘

Aurélia

DISNEY VILLAINS, « Miroir, miroir », Serena Valentino

Miroir, miroir magique au mur, qui a beauté parfaite et pure ?

Quelle petite fille n’a jamais reproduit cette scène mythique devant le miroir de la salle-de-bains pendant ses heures de jeux ? Personnellement, je l’ai fait teeeeellement de fois ! Et quand je ne me prenais pas pour la méchante reine, je m’imaginais capable de parler aux animaux. J’ai souvent tenté d’expliquer à mon chien comment faire mon lit d’ailleurs, en vain…

Bien le bonjour jeunes gens !

Les éditions Hachette Heroes nous gâte en ce moment ! Après la collection Twisted Tale, je reviens vers vous aujourd’hui pour vous parler d’une autre de leur collection : Disney Villains !

Alors ok mais, qu’est-ce que c’est ? Ce n’est autre qu’une saga imaginée par la célèbre auteure Serena Valentino, qui nous retrace les histoires de nos Disney favoris, à la différence près que cette fois-ci, tout est raconté du point de vue du méchant ! Avouez que c’est tentant, non ?

Le premier tome de cette saga, vous l’aurez compris, n’est autre que l’histoire de la sorcière à la pomme empoisonnée. J’ai nommé : la méchante reine ! Villain emblématique de l’univers Disney, ce personnage fascine de part le mystère qui l’entoure. Comment a-t-elle acquis ses pouvoirs ? Pourquoi est-elle comme ça ? D’où lui vient son obsession pour sa beauté ? Quel est son passé ? Toutes ces questions vont trouver leur réponses. Et je dois dire que l’histoire de Serena Valentino m’a fait voir ce personnage féminin sous un tout nouvel angle…

Elle imaginait son cœur tel un miroir brisé, dont les morceaux ne se recolleraient jamais

Une évolution psychologique

Nous connaissons tous cette femme névrosée prête à tout pour apaiser son ego, même à tuer. Mais la méchante reine n’a pas toujours été ainsi. En effet, le roman s’ouvre sur une jeune femme issue d’un milieu pauvre. Orpheline de mère, son père ne s’est jamais remis de la disparition de son épouse et se venge sur sa fille qu’il tient pour responsable de tous ses malheurs. Celle-ci grandit et passe toute son enfance persécutée par son seul parent. Puis un jour, alors que le roi du royaume était en campagne, il passe près de chez elle et fait sa connaissance. Subjugué par la beauté de la jeune femme, il en tombe éperdument amoureux et l’épouse sans tarder. C’est ainsi que cette femme devient alors reine, ainsi que la belle-mère de Blanche-Neige.

On y découvre une femme douce et aimante qui agit comme une vraie mère avec la petite princesse, ce qui m’a grandement surprise car j’avais comme préjugé que les villains étaient méchants de nature, que le mal était ancré en eux depuis leur naissance. QUE NENI ! C’est une jeune femme bienveillante qui se dévoile, une femme qui a souffert du manque de sa mère et qui fait tout son possible pour que Blanche-Neige ne ressente pas la même chose.

Puis au fil des chapitres, on voit l’horizon de ce royaume enchanté s’assombrir lentement mais sûrement. Comme n’importe quel royaume prospère, celui-ci est attaqué et son souverain doit partir de plus en plus souvent guerroyer pour défendre ses terres. Notre jeune reine se retrouve souvent seule et, inconsciemment, son esprit fait le parallèle avec son enfance, époque où elle était déjà très solitaire. La mélancolie semble la suivre partout et c’est ainsi qu’elle s’enferme dans une solitude abyssale, avec pour seule distraction la progéniture de la personne qui lui manque le plus au monde, et dont les absences ne semblent plus finir.

Seule avec ses pensées, la jeune reine ressasse le passé et ne cesse de repenser aux phrases destructrices de son père qui, de son vivant, n’a jamais eu de cesse de lui asséner. En tant que femme dans une époque féodale, notre héroïne ne gère d’aucune façon les affaires du royaume. Alors malgré les clameurs scandées par le peuple à son égard, elle comprend que cet amour n’est dû qu’à sa beauté. C’est à partir de ce moment que commencera son obsession pour son apparence.

La folie est dans les yeux de celui qui regarde.

L’origine du mal

Comme je vous le disais plus tôt, c’est dans son enfance que prend racine le mal qui rongera ce personnage emblématique. C’est à l’âge adulte qu’elle goûte enfin au bonheur, et le roi se présente ainsi comme son sauveur, celui qui lui rappelle sans cesse sa beauté, qui dément le fantôme de son père. Dans ce roman, la reine est sans cesse à la recherche de l’attention de son roi, de son approbation. Il est sa seule réelle raison de vivre.

À la mort de celui-ci, c’est tout son monde qui s’écroule. Elle perd son but, l’être qui lui est le plus cher. Mais en tant que souveraine, elle ne peut pas se permettre de prendre le temps pour faire son deuil, car c’est une avalanche de responsabilités qui lui incombent alors : diriger un pays et élever l’enfant de son amour perdu. Durant l’enfance de la princesse, sa présence lui rappelle constamment qu’elle a perdu l’homme de sa vie. Et en grandissant, la petite fille se transforme en jeune fille. Une jeune fille de plus en plus jolie.

Lors de ses noces avec le roi, les trois cousines éloignées de celui-ci, des personnages aussi étranges qu’effrayantes, avaient offert à la reine un vieux miroir. Installé dans son boudoir, la jeune reine découvre que l’objet est loin d’être ordinaire. En effet, le miroir est habité par un esprit, qui n’est nul autre que le père de la reine. Pensant être enfin libérée de la pression malsaine de son dernier parent, c’est avec effroi qu’elle continue de subir ses persécutions sans qu’elle ne puisse rien n’y faire. En effet, il est inenvisageable pour elle de s’en débarrasser, ou même de le détruire, car sa magie lui est plus qu’utile : le miroir a pour obligation de répondre à toutes les demandes de son propriétaire. Et en plus de lui apprendre l’art occulte de la magie, il détient toutes les réponses. Y compris l’identité de la femme la plus belle de toutes.

Toutes les horreurs qu’il avait dû voir pesaient terriblement sur son âme, mais elles lui avaient aussi ouvert les yeux sur la réalité du monde.

Une suite intéressante

Vous connaissez tous ce que la méchante reine fait subir à Blanche-Neige en tentant d’arriver à ses fins. C’est pourquoi je ne vous le rappellerai pas. Ce qui m’a interpellée a été la façon dont se termine cette réécriture. Dans le dessin animé, l’histoire se termine sur Blanche-Neige et son prince charmant chevauchant vers un château enchanté sur fond de soleil couchant. Mais ensuite ? Que se passe-t-il ?

La méchante reine, sous sa forme de sorcière, perd la vie en tombant du haut d’un précipice. Ironie du sort, elle se retrouve à son tour enfermée dans le miroir dont Blanche-Neige hérite. Soulagée des craintes de son vivant, la reine retrouve enfin la raison et réalise l’ampleur et les conséquences de ces actes. Elle devient alors une conseillère éclairée et bienveillante pour sa fille adoptive qui, elle, utilisera le miroir avec parcimonie.

Cette dernière, en bonne princesse, pardonnera à sa belle-mère les mauvais sévices qu’elle lui a fait subir, et préfèrera garder en mémoire les bons souvenirs qu’elle partage avec cette femme. La reine trouve alors dans son emprisonnement une rédemption en plus d’une pénitence, ce qui permet de refermer ce livre sur un happy end, même s’il est quelque peu amère.


J’espère que cet article vous aura plu ! J’attends vos retours dans les commentaires 😉

Quel est votre méchant Disney préféré ? Auriez-vous imaginé l’histoire de la méchante reine de cette manière ?

On se retrouve bientôt pour un nouvel article ! 😘

Aurélia

« Le souffle d’émeraude », Maria V. Snyder

BIEN LE BONJOUR JEUNES GENS !

Je vous retrouve en ce jour glorieux avec un tout nouveau post ! Quoi ? Deux articles en deux jours ?! NON, le ciel ne va pas vous tomber sur la tête ! Je profite seulement de cette période de confinement forcé pour être ultra productive ! J’espère que vous faites de même, car il n’y a rien de tel pour tuer l’ennui et faire passer le temps agréablement que de se plonger dans un bon livre.

Je vous retrouve donc aujourd’hui avec ma critique du tome 2 du Poison écarlate, j’ai nommé : « Le souffle d’émeraude ». Un titre qui m’a tout de suite interpellée personnellement, car je le trouve très énigmatique.

Nous retrouvons donc notre héroïne ultra badass, Elena, qui ne dispose que d’une année pour développer ses pouvoirs de magicienne, sous peine de succomber à sa propre magie, et, accessoirement, déclencher une terrible catastrophe. Nous la suivons en plein voyage vers sa terre natale pour retrouver ses parents. Mais bien sûr le chemin est semé d’embûches : ses ennemis cherchent à la manipuler, voire à la détruire. Certains magiciens la jalousent, un Prince exilé cherchent à la faire tomber, et son frère fraîchement retrouvé semble lui vouer une haine sans fondements. Toujours aussi libre et rebelle, elle poursuit sa quête avec, pour allié, le mystérieux Valek qui, depuis son poste en Ixia où il est resté pour protéger le Commandant, lui insuffle en pensée la force de devenir elle-même…

Une suite forte en émotions

Habituellement, quand je commence le second tome d’une saga, je le lis avec appréhension car il est monnaie courante qu’un lecteur soit déçu, surtout quand il a d’abord eu un véritable coup de cœur pour le tome initial. Ici, j’ai été agréablement surprise, car ce deuxième volet vient donner encore plus de profondeur à l’histoire en elle-même, ainsi qu’à la vie d’Elena.

En effet, ce premier tome s’était terminé sur une très bonne note mais il restait énormément d’interrogations. Ici, on nous dévoile un début de réponse, mais pas seulement : certains points qui semblaient être clairs et limpides, comme la machination imaginée par le protagoniste principal, prennent une toute autre dimension, et on comprend que ce n’était que la première étape d’une intrigue bien plus vaste et encore plus dangereuse que ce que l’on avait pu imaginer jusque là.

Le premier tome n’était donc qu’une première partie d’un puzzle vaste et complexe, mêlée à de nouveaux personnages découverts dans cette suite à l’allure effrénée.

L’apparition de nouveaux protagonistes

De nouveaux personnages font leur entrée dans la vie d’Elena, certains semblant hostiles, et d’autres bienveillants. Leurs histoires, aussi différentes soient elles les unes avec les autres, semblent pourtant lier à l’avenir d’un pays dans lequel Elena a du mal à se projeter.

Au fil des pages, on en découvre un peu plus sur eux, et aident l’héroïne à se dévoiler, à se surpasser. Certains lèvent le voile de mystère qui recouvrait certains points d’ombre du premier tome. Mais ces réponses ne font que soulever de nouvelles interrogations, ce qui m’a rendue encore plus accro à cette histoire.

L’autre point qu’il me paraît important de souligner, est que certains de ces nouveaux protagonistes mettent en quelques sortes Elena à l’épreuve, et ce de bien des manières. Et ce sont justement ces événements qui révèlent une toute autre facette de l’héroïne.

Maturité et évolution psychologique

–  La vie est très risquée, rétorquais-je. Chaque décision, chaque rencontre, chaque geste, chaque fois que tu sors du lit, le matin, tu prends un risque. Survivre, c’est accepter ce risque, accepter de sortir du lit et d’affronter les dangers.

– Ta vision du monde n’est pas très rassurante.

– Justement, elle n’est pas censée l’être.

Cette citation est pour moi la preuve ultime de l’évolution d’Elena. Dans le premier volet, nous étions face à une jeune femme qui se battait pour sa survie, mais qui, plusieurs fois, se plaignaient du fait que SA vie se résumait à un danger constant.

Dans ce second opus, le personnage a appris à se détacher de son expérience personnelle face à la vie et pris conscience que l’existence en elle-même était compliquée pour tout le monde, le tout à des échelles différentes. Elle comprend que tout le monde n’a pas la vie rose et elle arrête de s’apitoyer sur son sort. En faisant cela, la jeune femme se relève encore plus forte et semble redoubler de combativité face à l’adversité, mettant tout en oeuvre pour protéger ses proches et elle-même.

Bien sûr, Elena n’est pas la seule a avoir évolué au fil de ce roman. D’autres personnages le font également, et cela nous permet d’en découvrir un peu plus sur leur personnalité. Pour découvrir à quels personnages je fais allusion, je vous laisse le plaisir de découvrir ce tome 😉


Vous l’aurez compris, cette suite n’a rien diminué l’amour que j’avais pour cette saga, bien au contraire ! Je vous l’ai déjà dit, mais cette saga vaut vraiment le détour. A l’heure actuelle, il est malheureusement très compliqué de se procurer les livres car l’éditeur a fait cesser leur impression et vous ne pouvez plus les trouver neufs. Mais il y a peut-être moyen de les trouver d’occasion et en bon état chez des particuliers. C’est ce que j’ai fait pour le tome 2 et 3 😉

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse profiter de votre temps libre. Bisous les copains !