« Le poison écarlate », Maria V. Snyder

– Mais je t’ai dans la peau, dans le sang… Tu as envahi mon cœur.

– On dirait que vous parlez d’un poison.

La confession de Valek m’avait à la fois choquée et transportée.

– Exactement, dit-il. Tu m’as empoisonné.

Le danger constant et l’incertitude face à des questions sans réponse peuvent parfois nous ronger l’âme, tel un poison dans notre organisme. C’est là le thème principal de ce roman qui s’est révélé être un véritable coup de cœur pour moi !

Au fil des pages, on suit les aventures d’Elena, une femme condamnée qui, par un (heureux ?) coup du sort, se voit proposer le poste de Goûteur du chef de l’Etat, le Commandant Ambroise. Son plus fidèle conseiller, Valek, chef du service d’espionnage, la forme à ses nouvelles fonctions. Mais avant cela, il met en place un stratagème aussi machiavélique que terrifiant : pour s’assurer de la fidélité et de la bonne conduite de cette nouvelle employée, il lui a administré à son insu un poison insidieux qui, si elle n’ingère pas quotidiennement une dose de l’antidote, la fera trépasser dans d’atroces souffrances.

Alors qu’Elena commence à s’habituer à cette nouvelle vie, son passé la rattrape et d’anciens ennemis, accompagnés de mystérieux alliés, refont surface avec un but inquiétant. Luttant pour sa survie et celle de ses proches, Elena, aidée par un Valek aussi séduisant que mortel, tente tant bien que mal de déjouer les pièges machiavéliques qui s’élèvent contre elle, tout en s’appuyant sur ses capacités mystiques.


Un univers magique et féodal…

Sur un fond de magie et d’apprentissage de différentes techniques utiles à la survie de l’héroïne, il faut dire que cette histoire est prenante et bourrée de rebondissements. Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, d’autant plus que les intrigues sont aussi multiples qu’intrigantes !

Dès les premières lignes, on comprend qu’Elena est une âme torturée, qui a beaucoup souffert, même si on ne sait pas de quoi exactement. Au fil des pages, on apprend qu’elle est orpheline, mais son histoire est très trouble et nimbée de mystères. D’où vient-elle ? Comment est-elle devenue orpheline ? Quels sont les souffrances qu’elle a enduré ? Mais surtout : que s’est-il passé pour qu’elle se retrouve dans cette situation ?

Un personnage ambivalent…

Dès la première page, ma curiosité était piquée et je ne pouvais plus lâcher ce livre. Entre alors le personnage de Valek qui est tour à tour inquiétant, mystérieux…et terriblement séduisant, le tout saupoudré d’un sens aiguë de la justice et d’une loyauté sans faille envers le Commandant. On ne sait pas grand chose sur lui, d’autant plus qu’il semble doté de capacités hors du commun, ce qui fait que l’on est encore plus impatient de connaître la suite.

Comme si cela ne suffisait pas, un adversaire oeuvre dans l’ombre pour attenter tantôt à la vie d’Elena, tantôt à celle du Commandant. Mais le plus curieux, c’est que la réponse à ce complot politique semble trouver ses réponses dans le passé, qui reste toujours indissoluble, car notre héroïne fait beaucoup d’efforts pour enterrer cette période douloureuse de sa vie, qui pour autant l’empêche d’avancer.


Je m’arrête ici dans la critique de ce roman, qui pour moi, tu l’auras compris, est un sacré coup de cœur, comme j’en ai rarement eu dans ma courte vie de lectrice. Je ne voudrai pas te spoiler, alors la seule que j’ajouterai serait de te conseiller vivement de te procurer ce bébé pour te plonger corps et âme dans les méandres de son histoire.

Bien le bonsoir jeune gens !

« Voyage au centre de la terre », Jules Verne

– La science, mon garçon, est faite d’erreurs, mais d’erreurs qu’il est bon de commettre, car elles mènent peu à peu à la vérité.

« Voyage au centre de la Terre », Jules Verne

BIEN LE BONJOUR JEUNES GENS

Après la création de ce blog, je me suis dit : « C’est un bon début ma fille. Mais si c’est pour avoir un blog vide ce n’est pas la peine. Alors tu te bouges les fesses et tu vas rédiger ton premier article ».

Et me voilà aujourd’hui avec ce tout premier post pour te parler littérature ! Et je ne viens pas vous parler de n’importe quoi, mais d’un classique de la littérature française. Inutile de préciser de quelle œuvre il s’agit, car si tu es ici c’est que tu as cliqué sur le titre de cet article. Et tu as aussi sûrement regardé les photos qui vont avec (elles sont jolies, hein ?) #rassuremoi

C’est quand la bibliothèque d’une commune pas très loin de chez mes parents a décidé de faire du tri dans ses possessions que je suis tombée sur cette superbe petite édition de chez Hachette, qui date de presque un siècle ! Franchement, elle n’est pas trop chic ? J’en ai eu des étoiles pleins les yeux quand je l’ai trouvée !

Maintenant que je l’ai lu en long, en large et en travers. Je peux vous donner mon avis dessus. Et sans grand étonnement, j’ai adoré. J’avais déjà beaucoup aimé « Le tour du monde en 80 jours », donc je connaissais déjà la plume de cet auteur de renom. Je vous éviterai un énième avis sur le sujet car ça ne diverge absolument pas de ce que l’on pense tous de notre ami Jules #mouton

Au-delà d’une histoire extrêmement riche – aussi bien en rebondissements qu’en découvertes – composée de personnages tous plus vrais que nature, c’est surtout sur le contexte dans lequel ce livre a été écrit qui m’intéresse.

Il fallait avoir l’idée !

Je vous rappelle quand même qu’à la base ce livre a été écrit et publié en 1867, soit pile au moment où les populations s’ouvraient au voyage et où les expéditions en tous genres se multipliaient. Donc, dans ce contexte où l’on assistait au départ de plus en plus de pigeons voyageurs, Jules Verne s’est dit (enfin j’imagine, je n’étais pas là pour lui demander) : « Fichtre ! Et le jour où nous aurons fait le tour de notre superbe planète, que nous restera-t-il pour rêver ?« . Et c’est là que BIIIIIIM ! L’idée est née : puisqu’il n’y aurait plus rien à découvrir sur Terre, pourquoi ne pas s’intéresser à ce dont elle regorge ?

Bon, il faut dire aussi que l’essor de nouvelles sciences à cette époque comme la cryptologie, la géologie, ou encore la paléontologie ont dû l’intriguer, et c’est peut-être aussi ce qui lui a permis de nous offrir ce roman d’aventure. Mais il fallait y penser !

Et pour aller plus loin sur le sujet des sciences, ça se ressent très bien dans le récit. En effet, Jules Verne ne s’embarrasse pas plus que ça de complications car dès qu’elles interviennent, on sait tout de suite qu’elles sont là pour une raison précises : les énigmes sont là pour donner toute l’importance au cheminement intellectuel, car la question importe toujours plus que la réponse et le plaisir se trouve ici dans la spéculation et l’interrogation, qu’importe la certitude du fait accompli. Et là je te renvoie à ma petite citation en début d’article pour illustrer mon propos 😉

Et c’est avec sa plume de Maître des mots que l’auteur nous fait voyager sans bouger de chez nous. Les paysages se succèdent et révèlent une science attractive et colorée, loin de la monotonie que l’on peut habituellement lui prêter, pauvres littéraires que nous sommes.

Alors si tu as envie de te changer les idées et de suivre un savant fou semblable au Milo Thatch de chez Disney, sache que ce roman va te ravir et te plongera dans une ambiance semblable à celle de L’Atlantide…

Sur ces bonnes paroles, je te laisse, j’ai un autre livre sur le feu.

Aurélia.