« LE SCORPION – 3. La croix de Pierre », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Bien le bonjour jeunes gens

L’homme peut parfois avoir des réactions démesurées. C’est pourquoi je vous conseille vivement de ne jamais détruire le but qu’un homme a cherché toute sa vie et qu’il touche enfin du doigt. Car sa colère sera sans limite.

Tel est le fil conducteur de ce 3ème opus de cette BD que vous connaissez tous maintenant. En même temps, que ce soit ici ou sur Instgram (@aureliagram), je n’arrête pas de vous en parler ha ha. Vous n’en avez pas marre de moi d’ailleurs ?

Des relations fructueuses

Au cours de cette nouvelle aventure, notre héro met à l’épreuve les relations qu’il a forgées au fil du temps de part sa profession d’archéologue. Ayant ses entrées dans les maisons des personnes les plus puissantes de Rome (avoir une jolie gueule d’ange quand on fréquente des matrones romaines esseulées, ça peut avoir son avantage…), il peut ainsi obtenir des informations confidentielles sur son ennemi. Plutôt malin le mec ! Comme quoi il est important, et ce à plus d’un titre, de savoir lier l’utile à l’agréable !

Tandis que notre héros avance ses pions avec succès sur l’échiquier, dans l’autre camp, ce n’est pas du tout la même chanson. En effet, l’ennemi commence à essuyer de sérieux revers et ses alliés montrent peu à peu un tout autre visage. Pensant s’être entouré de moutons faciles à guider, Trebaldi prend conscience qu’il est en vérité cerné par des loups affamés. De plus, ayant été déçu par certaines personnes, de nouveaux protagonistes font leur apparition pour proposer leurs services… Mais sont-ils dignes de confiance ?

Dans la vie, il existe deux voies : celle de la joie, et celle de la peur. Un scorpion n’a pas peur. Ce qu’il ne peut supporter, c’est qu’on vienne le provoquer.

Des tentatives désespérées

Repoussé depuis trop longtemps dans ses retranchements, notre fougueux épéiste tente un coup d’éclat avec pour but de révéler la machination mise au point par Trebaldi. Aveuglé par sa haine, notre héro se rendra compte un peu tard qu’il n’aura pas choisi le meilleur timing pour agir, ce qui peut potentiellement lui coûter très cher.

Mais son ennemi n’est pas du genre à se laisser faire. Bien au contraire. Fou de rage devant cette vaine tentative, il prend alors une décision radicale et envoie ses sbires accomplir une mission qui amènera nos deux personnages à un point de non retour. Cette nouvelle situation, encore plus périlleuse pour le Scorpion, ne fera qu’approfondir sa haine envers Trebaldi.

Dans la vie, il existe deux sentiments. Celui de la confiance et celui de la culpabilité. Quoi qu’il fasse, un scorpion ne se sent jamais coupable. Un scorpion n’a confiance qu’en une seule chose : sa capacité à survivre !

Un retour aux origines

Comme on le dit souvent, ce n’est pas parce que l’ennemi a gagné une bataille que l’on a perdu la guerre. Après son coup d’éclat raté, le Scorpion s’est retiré dans l’une de ses cachettes pour analyser la situation et préparer sa revanche. Il apparaît que son ennemi est dorénavant plus fort que jamais, et qu’il sera encore plus difficile que prévu de le faire tomber. Néanmoins, cette situation désespérée ne retire pas au héros sa volonté. Bien au contraire. Toujours poussé par sa soif de justice, il est plus déterminé que jamais à faire éclater la vérité.

Mais ce repli n’est pas de tout repos. Car bientôt les hommes de mains de Trebaldi parviennent à mettre la main sur lui, ainsi que sur celle qui l’accompagne maintenant: Méjaï. Heureusement pour eux, ils parviendront à s’échapper d’une façon aussi ironique qu’hasardeuse. Sautant du haut d’une tour d’une forteresse pour plonger dans les eaux du lac l’environnant, le Scorpion réitère ainsi la façon dont il avait pu échapper à ses ennemis alors qu’il était enfant. Une façon tout à fait inattendue de boucler la boucle. En tant que lecteur, on commence à comprendre que l’histoire se répète.

L’homme est un animal étrange… Une bête sauvage ne pleure pas la mort de sa victime avant de la dévorer. Un troupeau ne se laisse pas dépecer par ses propres chefs. C’est le mystère humain : proie de ses propres prédateurs.

🦊🦊🦊🦊🦊/5


Si vous n’êtes toujours pas convaincu par cette pépite, je ne sais pas quoi faire de plus ! On se retrouve très bientôt pour une nouvelle chronique ! J’en ai plusieurs en attente, et je vous avoue que je ne sais pas par laquelle commencer… Ce sera donc la surprise !

Aurélia

Jette un œil à mes autres articles !

TWISTED TALE, « Profondeurs de l’océan », Liz Braswell

On ne va nulle part en battant des nageoires, il faut des jambes pour sauter et danser !

La Petite Sirène, 1990

Bien le bonjour jeunes gens !

Je crois que nous connaissons tous l’histoire de cette petite sirène, passionnée par le monde des humains et qui tomba follement amoureuse du Prince Eric, celui pour qui elle échangea sa voix contre quelques jours sur la terre ferme. Cette histoire m’a faite rêver, m’a faite m’attarder dans mon bain durant des heures en me demandant ce que ça pourrait être d’avoir des nageoires… C’est aussi à cause de cette sirène que je parlais aux crabes quand je me baladais sur la plage… #petitefillebizarre

Aujourd’hui je souhaitais vous parler de ma dernière lecture, qui n’est autre que la réécriture de ce conte de fées aquatique ayant bercé mon enfance. Il s’agit de « Profondeurs de l’océan », le troisième opus de la collection Twisted Tale, parue chez les éditions Hachette Heroes et écrite par Liz Braswell. Si vous avez lu mes précédents articles sur celle collection, alors vous commencez à connaître le principe. Mais pour ceux qui auraient oublié de se déconfiner entre temps, voici les liens vers les premiers tomes de cette saga :

Ce rêve bleuHistoire Éternelle

Pour les curieux, je vous mets ci-dessous le résumé de ce roman :

« Ariel est une jeune sirène rêveuse qui ne souhaite que deux choses : parcourir le monde et avoir des jambes. Cette curiosité pour le monde des humains et son attirance pour le Prince Eric la poussent à transgresser les lois de son père, le Roi Triton, et à commettre l’irréparable : échanger sa voix contre sa liberté.

Mais tout bascule lorsqu’elle ne parvient pas à se défaire du marché passé avec Ursula… Cinq années plus tard, orpheline et sans voix, Ariel est devenue la reine d’Atlantica tandis que la sorcière des mers, toujours déguisée, règne sur le royaume du Prince Eric. Lorsque la Petite Sirène découvre que son père pourrait être vivant, elle retourne à la surface pour confronter Ursula, auprès d’un prince qu’elle imaginait ne jamais revoir.

Ceci n’est pas l’histoire de La Petite Sirène telle que vous la connaissez. C’est une histoire de pouvoir. De courage. D’amour. Une histoire où un seul détail peut tout changer « .

Et si Ariel n’avait jamais vaincu Ursula ?


Des personnages à l’épreuve du temps

Quand on visionne ce dessin animé cultissime, ce qui ressort le plus sur l’héroïne est son côté effrontée et impulsive. On y voit une adolescente guidée uniquement par ses sentiments et qui agit sans réfléchir. Dans ce chef-d’oeuvre, Ariel n’a que 16 ans, ce qui explique son manque de maturité. En revanche, dans cette réécriture, la petite sirène n’est plus si petite que ça. En effet, on la retrouve 5 ans après les événements ayant causé sa perte. Elle a donc 21 ans et est à la tête du royaume des mers. Autant vous dire qu’avec une profession pareille, il y a de quoi prendre un coup de vieux en un claquement de doigts. Tout au long du récit, on y découvre une jeune femme calme, qui réfléchit avant d’agir. Je dois vous avouer qu’en lisant les premiers chapitres, j’ai eu du mal à croire qu’il s’agissait vraiment d’Ariel tant je la trouvais mâture et en décalage avec l’oeuvre originale de Disney, ce qui est loin d’être un mauvais point en ce qui me concerne !

L’autre point étant venu me conforter dans cette idée qu’Ariel avait bel et bien gagné en maturité est qu’elle n’a plus les même désirs qu’autrefois. Consciente de poids de sa charge royale, sa préoccupation première n’est plus d’assouvir ses désirs d’autrefois, mais bien d’accomplir son devoir comme il se doit. Tout cela passe avant le reste et ce trait de noblesse est, je trouve, une vraie bouffée d’air frais pour ce personnage, car en tant que lectrice, j’avais l’impression de la redécouvrir. Ariel est une jeune femme devenue quelque peu taciturne, méditant souvent sur le passé et les erreurs qu’elle a commises. Au fil des pages, elle prend pleinement conscience de l’empressement dont elle a fait preuve et se rend compte qu’aujourd’hui, bien des années après, ses désirs ne sont plus tout à fait les mêmes.

Si j’avais une fille, je veillerai à ce qu’elle puisse faire ce qu’elle désire pour enrichir sa vie. Etre un bon parent, c’est aussi aider ses enfants à quitter le nid.

Une machination insoupçonnée

Que serait l’histoire de La Petite Sirène sans cette méchante emblématique qu’est Ursula ? Nous sommes d’accord, cette histoire n’aurait pas du tout eu le même intérêt ! Aussi mystérieuse qu’autrefois, plus déterminée qu’avant, cette créature à tentacules est plus cruelle que jamais. Utilisant encore la voix d’Ariel, et toujours sous la forme de Vanessa, Ursula dirige le royaume du Prince Eric – la Tirulie – d’une main de fer. Accompagnée de ses deux comparses Flotsam et Jetsam sous leur forme humaine, elle ne change pas ses vieilles habitudes et continue de mettre en place des intrigues. Dès le départ, on découvre qu’elle a un but bien précis basé sur la conquête de territoires voisins, même si l’on ne comprend pas vraiment pourquoi, étant donné que le monde des humains n’a absolument aucun attrait à ses yeux. D’ailleurs au fil des chapitres, ses plans sont changeant, et cette inconstance est peut-être la preuve de son double jeu. Un double jeu face aux humains qu’elle manipule grâce au sortilège qu’elle a lancé juste avant de quitter sa forme de sorcière des mers, mais aussi face à elle-même qui ne semble pas assumer ses vrais désirs…

Bien entendu, si toute cette histoire a commencé, c’est bien parce qu’Ariel a croise la route du beau Eric. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai de nouveau regardé le dessin animé il n’y a pas si longtemps, et avec le recul, je trouve que le prince renvoie l’image d’un homme assez frivole, qui se contente de prendre du bon temps. A aucun moment on ne le voit « travailler »… Dans cette réécriture, les premiers chapitres nous le dépeignent comme un homme sous l’emprise d’un sortilège le faisant passer pour débonnaire et fou, un mari préférant s’adonner à ses passe-temps plutôt que d’assumer ses responsabilités. C’est d’ailleurs comme ça qu’Ursula a su prendre les rennes du royaume. Suite à un rebondissement inattendu, Eric reprend ses esprits. Et c’est là que ce produit une chose intéressante : au lieu de s’énerver et de combattre courageusement la méchante sorcière, le prince nous dévoile son côté stratège et avance ses pions en finesse pour renverser l’oppresseur.

Lorsqu’elle avait perdu sa voix, elle avait compris que les mots ne disaient pas tout, bien au contraire. Souvent, le vrai sens résidait dans les non-dits.

Une fin inattendue

Face aux coups infligés par les différentes parties, les personnages ont des réactions intéressantes. En effet, face au rôle que le prince Eric se met à jouer, Ursula montre une certaine faiblesse dans sa personnalité, une faille dans sa détermination, comme si elle manquait de conviction et qu’elle agissait plus par habitude qu’autre chose. Quant à Eric, on y voit un homme qui reprend goût à la vie après les années de ténèbres qu’il a vécu suite au sortilège de la sorcière des mers. Ses réactions sont parfois digne d’un petit garçon et nous donnent le sourire, car c’est un vrai rayon de soleil dans toute cette noirceur. Ariel, elle, n’est plus cette enfant écervelée qu’elle a été, mais une jeune femme forte et déterminée prête à tout pour faire le Bien.

La clôture de ce roman est quelque peu mitigée. Bien sûr je ne vous dirai pas comment il se termine exactement, car je n’ai absolument aucun intérêt à vous spoiler. Tout ce que je peux vous dire, c’est que l’on est loin des contes de fées habituels. On fait face à des adultes désireux de rattraper le temps perdus mais qui n’oublient pas où les ont mené leurs désirs du passé. Ils font face à leur traumatisme et avancent prudemment pour faire face à un avenir plein de mystères qui ne manquera pas de leur réserver des surprises. La façon dont se termine cette histoire est une ouverture sur un après quelque peu inconstant où tous leurs problèmes sont loin d’être réglés. Tout comme pour Histoire Éternelle, une suite à ces aventures seraient vraiment la bienvenue !

Il était tellement facile de parler d’abord et de décider plus tard s’il s’agissait de la vérité ou d’un mensonge.


J’espère que cette chronique vous aura plu autant qu’à moi ! Si vous avez déjà lu cette réécriture, je serai plus que ravie d’échanger avec vous dans les commentaires !

Quel est ton personnage préféré dans La Petite Sirène ?

A très bientôt pour de nouvelles aventures !

Aurélia

TWISTED TALE, « Histoire Eternelle », Liz Braswell

Histoire éternelle qu’on ne croit jamais ! De deux inconnus, qu’un geste imprévu, rapproche en secret

Avouez : la petite voix dans votre tête a chanté les paroles. Je suis super excitée d’écrire cet article aujourd’hui car je vais vous parler de mon conte de fées préféré : La Belle et la Bête ! Sautons tout de suite le passage où vous me dites « Ouais, c’est juste une fille qui développe un syndrome de Stockholm pour son agresseur…« . NOOOOON ! Bon, ok, peut-être un peu… Mais la morale de l’histoire est bien plus profonde que ça ! Cette histoire nous apprend à voir au-delà des apparences, et à juger les gens sur leur beauté intérieure ! C’est pas beau ça franchement ?

Maintenant que nous sommes enfin d’accord, je vais plus précisément chroniquer une réécriture du chef d’oeuvre de Disney. Après sa version d’Aladdin dans Ce rêve bleu, Liz Braswell est revenue avec une nouvelle vision de la malédiction à la rose. Toujours publié chez les éditions Hachette Heroes, ce second opus de la collection Twisted Tale était grandement attendu de mon côté. Pour nous mettre en bouche, une simple phrase : « Et si la mère de Belle avait maudit la Bête ?« . Intriguant, non ?

Résumé :

« Belle est une jeune femme vive : intelligente, ingénieuse, impatiente. Curieuse, elle n’aspire qu’à échapper définitivement à son petit village. Elle veut explorer le monde, malgré les réticences de son père à quitter leur chaumière, au cas où la mère de Belle reviendrait – une mère dont elle se souvient à peine. Mais Belle est surtout la prisonnière d’une bête effrayante et colérique – et c’est son principal souci. Pourtant, quand Belle touche la rose enchantée de la Bête, des images étranges la submergent, des images d’une mère qu’elle pensait ne jamais revoir. Plus étrange encore, elle réalise que sa mère n’est autre que la belle enchanteresse qui, jadis, a maudit la Bête, son château, et tous ses habitants. Sous le choc, Belle et la Bête doivent s’unir pour percer le sombre secret autour de leurs familles – un secret vieux de vingt et un ans. Ceci n’est pas l’histoire de la Belle et la Bête telle que vous la connaissez. C’est une histoire de famille. De magie. D’amour. Une histoire où un seul détail peut tout changer. »

Un récit à deux vitesses

Cette histoire commence en nous plongeant dans le passé des parents de Belle. On y voir son père, Maurice, arriver dans ce petit village que nous connaissons tous, et les raisons qui l’y ont poussé. On y entrevoit une vie de couple heureuse emprunte de magie, où la féerie fait partie intégrante de l’existence du royaume. Mais dès les premières pages, une intrigue bien plus sombre que celle que nous connaissons déjà prend place, avec pour nœud un conflit racial.

Chaque chapitre relatant la jeunesse des parents de Belle s’alterne avec ceux nous décrivant l’histoire originale de Disney. Le récit s’ouvre sur la scène où Gaston organise son mariage surprise avec Belle alors qu’il ne la pas encore demandée en mariage. L’auteure nous plonge dans la psychologie de Belle, ce qui nous permet de la découvrir sous un nouvel angle et de mieux nous rendre compte de tous ses talents. Grâce à ça, j’ai pu comprendre de façon plus approfondie l’histoire mise en place par Disney.

Le double élément déclencheur

La mère de Belle est un tout nouveau personnage que l’on prend plaisir à découvrir. Nommée Rosalind, elle nous est dépeinte comme une enchanteresse d’une beauté sans pareille, pleine de compassion et toute puissante, prête à se battre farouchement pour protéger ses idées et ceux qu’elle aime. Alors que le conflit racial a pris des proportions dépassant tout entendement, l’enchanteresse décide toutefois d’octroyer une dernière chance au royaume des hommes, ou du moins à son nouveau souverain : le prince. La suite vous la connaissez : la malédiction est lancée.

Dans le moment présent, Belle est retenue prisonnière de la Bête et, malgré l’interdiction formelle du prince, la jeune fille décide tout de même d’explorer l’aile ouest du château. Pénétrant dans les appartements de la Bête, Belle découvre la rose enchantée. Subjuguée, Belle s’en saisit. A son contact, la fleur magique se flétrit, déclenchant plus tôt que prévue la malédiction pensant sur les lieux. Prisonnière imprévue de l’enchantement, Belle est prise de regrets et se rend compte que le temps joue contre eux. Aidée de la Bête, elle entamera des recherches pour retrouver sa mère disparue des années plus tôt pour tenter de briser le charme suspendu au-dessus de leur tête comme une épée de Damoclès.

Il n’y a pas d’aventures sans risques. Tu ne pourras jamais vivre si tu as peur de l’échec

Réparer les erreurs du passé

Lovés dans la bibliothèque du château, nos héros parcourent les registres et commencent doucement à assembler les pièces du puzzle. Grâce à leur ingéniosité, l’origine de toute cette affaire sera déterrée, accompagnée de révélations fracassantes…auxquels les lecteurs ne sont pas prêts à faire face ! J’ai dû poser mon livre une quinzaine de minutes le temps de digérer ces nouvelles informations, c’est vous dire !

Au dénouement de ce conte de fées, tous les personnages finissent par tirer des leçons des erreurs du passé. Même si cette fin avait pour moi un goût amer, l’auteure laisse la porte ouverte sur une potentielle suite. Je trouve cette idée très alléchante et je supplie l’auteure d’entendre mes prières et d’écrire la suite des aventures de Belle et de la Bête !

Les actions ont des répercussions. La magie est à double tranchant, mais il en va de même pour nos actes. Et plus une personne est importante, plus ses actes comptes

🦊🦊🦊🦊🦊/5


Sur ces bonnes paroles, je vous laisse ! J’ai une théière parlante qui me demande de me dépêcher de boire mon thé. En même temps si Zip parlait un peu moins, ça irait mieux…

On se retrouve bientôt pour un nouvel article !

Aurélia

Les Etoiles de Noss Head - Vertige

« Les Etoiles de Noss Head – Vertige », Sophie Jomain

Les légendes sont parfois plus réelles que l’on croit

Replongez-vous à l’époque de Twilight. Vous y êtes ? Maintenant dites-moi : vous étiez plutôt team Edward ou team Jacob ? Personnellement, pour le premier film, j’étais clairement team Edward ! Puis Jake nous a dévoilé ses incroyables biscotos et j’ai tout de suite changé de camps. Mais c’est pas de ma faute ! Mes hormones avaient pris le contrôle ! #lol

Aujourd’hui je ne viens pas vous parler de buveurs de sang, mais bel et bien de loup-garous ! Il faut dire que depuis plusieurs années ils sont dans l’ère du temps. Entre Underworld, TrueBlood, Teen Wolf, ou encore Twilight, nos amis poilus ont le vent en poupe !

Dans cet article, je vous présente mon avis sur le premier tome de la saga « Les Etoiles de Noss Head » : Vertige. Ecrit par la talentueuse Sophie Jomain, et publié aux éditions Pygmallion, l’édition que vous pouvez voir dans l’illustration de ce post n’est pas l’originale mais une version collector puisque nous avons droit à une magnifique couverture rigide et que le récit est tout du long accompagné de superbes illustrations créées par Marie-Laure Barbey-Granvaud, une artiste qui – je trouve – à beaucoup de talent ! Je vous laisse le soin de les découvrir, vous n’en serez que plus enchantés, vous pouvez me croire.

Ce n’est qu’en tombant sur cette superbe édition que j’ai découvert la saga. J’ai trouvé ce livre absolument magnifique, mais c’est le résumé qui m’a énormément intriguée et décidée à l’acheter : « Les légendes sont parfois plus réelles que l’on croit ». Court, simple efficace. Il n’en fallait pas plus pour me séduire. Mais je vais toute même vous offrir une petite mise en bouche, histoire que vous sachiez tout de même de quoi je vais vous parler (et à l’occasion vous donner envie de le lire, qui sait ?).

C’est l’histoire d’Hannah, une superbe rousse de presque 18 ans, qui quitte Paris pour l’Ecosse le temps d’un été avec ses parents pour aller prendre soin de sa grand-mère paternelle devenue aveugle. Elle n’est pas très enchantée à l’idée de passer la saison estivale loin de la capitale pour aller se terrer dans un village éloigné de tout. Peu à peu, Hannah ses marques en faisant la rencontre de jeunes du coin. Néanmoins quelque chose l’obsède. Ou plutôt quelqu’un. Qui est ce jeune homme aux magnifiques yeux verts qui croise sans cesse sa route ? Et pourquoi sa grand-mère semble savoir sur lui des choses qu’elle s’obstine à ne pas partager ?

Des vacances estivales nimbées de mystères

Notre histoire s’ouvre sur un voyage en Ecosse, une terre par elle-même emprunte de manière très forte de tout un tas de légendes aussi diverses que variées, qui pour ma part me fascinent. J’étais enchantée de voir l’histoire se planter dans un tel décor car je me suis tout de suite imaginée des paysages magnifiques. Mais qui dit voyage dit souvent barrière de la langue. Notre héroïne étant d’origine écossaise (ses parents en sont tous deux natifs), la langue n’est en rien un obstacle pour elle. C’est ce qui permet de faire évoluer l’histoire de façon productive et cohérente.

De plus, ce voyage a un but bien précis : prendre soin de sa grand-mère aveugle. Je m’attendais à découvrir une vieille dame grabataire et peut-être même un peu illuminée, mais au lieu de ça, l’auteure nous dépeint une femme d’âge mûr qui, malgré son handicap, sait composer avec ce dernier et comprendre beaucoup de choses que les « voyants » tentent de lui cacher pour son bien. C’est une femme vive d’esprit et espiègle, souvent de connivence avec sa petite-fille quand il s’agit de l’aider à parvenir à ses fins. On comprend aussi que c’est une personne qui a vécu beaucoup de choses au cours de sa longue vie, dont des événements qui paraissent être lourds de sens à ses yeux mais qui – racontés à demi-mots – n’ont aucune signification particulière pour son interlocutrice qui se pose de plus en plus de questions. Cela ne fait que rajouter du mystère au cours du récit, et ça m’a tenue en haleine un long moment.

– Tu sembles si convaincue de leur existence !

Elle me regarda avec un sourire en coin.

– Et pourquoi ne le serais-je pas ? Certains croient bien en un dieu qu’ils n’ont jamais vu.

Une relation épistolaire

Le roman s’ouvre sur un mail envoyé par l’héroïne à sa meilleure amie restée en France. C’est un personnage qui ne prend pas corps à proprement parler dans l’action du récit, mais qui a tout de même énormément d’importance car elle est la principale raison pour Hannah de rentrer en France. Or, ses parents lui annoncent une nouvelle qui pourrait rendre sa situation définitive, même s’ils lui laissent un choix à faire. Au fur et à mesure que l’intrigue se déploie, Hannah est de plus en plus attachée à sa terre d’origine et est toujours plus intriguée par les événements auxquels elle assiste, souvent malgré elle. Sa relation avec son amie évolue alors elle aussi : cette personne devient son dernier point d’ancrage avec son ancienne vie.

Cet échange auquel elle se livre avec son amie a aussi une fonction thérapeutique. En effet, même si au début ce sont des échanges pour le moins banals sur les vies respectives de deux adolescentes, très vite les messages d’Hannah ont une teneur plus profonde. Son amie est la seule personne à qui elle puisse se confier (même si elle ne le fait qu’à demi-mots) sur les événements importants qui se concrétisent rapidement dans sa vie. Tout évolue très vite pour elle, et elle n’a personne d’autre à part elle pour se confier.

Pourquoi aurais-je dû nier l’évidence plus longtemps ? Je n’avais plus envie de me mentir, ni même de me retenir. Wick ou Paris, ça m’était égal. Tous les raisonnements du monde n’y auraient rien changé.

Des interrogations de plus en plus nombreuses

Alors qu’Hannah semble s’être intégrée dans un groupe d’amis sur lesquels elle semble pouvoir compter, certains paraissent avoir des choses à cacher. Des choses qui leur font peur. Ce qui fait beaucoup douter notre héroïne qui ne sait pas si elle peut continuer à leur faire confiance, car bien souvent sa propre sécurité, ainsi que celle de ses proches, dépendent de ses personnes. Surtout quand ces secrets semblent mêler des personnes peu recommandables que bon nombres de gens s’évertuent à lui faire éviter coûte que coûte.

D’ailleurs, ces mêmes personnes peu recommandables, restées jusque là dans l’ombre et quelque peu passives, se montrent plus inquiétantes que jamais et persistent à garder secret l’origine de leur ressentiment. Cette réponse nous sera apportée dans un tome deux dont la chronique arrivera prochainement sur le blog.

L’esprit humain est aisément contrôlable, ce n’est pas le cas de l’animal

🦊🦊🦊🦊🦊/5


J’espère que cette chronique vous aura plus ! Vous avez envie de lire ce roman ? Et si vous l’avez déjà lu, donnez-moi votre avis dans les commentaires !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Aurélia

« Nos précieuses confidences », Robico

Mettons que toi et moi, on vienne de planètes différentes. La seule chose qui puisse nous relier, c’est la parole.

Vous souvenez-vous de vos premiers émois ? Je me rappelle de cette époque, un sourire aux lèvres, quand j’avais des papillons dans le ventre en pensant à mon amoureux de l’époque (Baudouin, 2 ans de plus que moi, et une coupe à la Justin Bieber. Comme quoi j’avais des goûts très discutables à l’époque…). Cette même époque où je piquais un fard à chaque fois que je le croisais. Ah la la…

Bien le bonjour jeunes gens !

Aujourd’hui on se retrouve avec la chronique d’un autre manga (maintenant que j’ai commencé, je ne m’arrête plus !) : « Nos précieuses confidences », créé par Robico – une mangaka japonaise -et publié aux éditions Pika, dépeint des relations fragiles et maladroites entre deux lycéens.

Résumé : Nozomi est attirée depuis longtemps par Azuma, un jeune garçon de son âge souvent plongé dans ses livres. Un jour, elle prend son courage à deux mains et lui adresse la parole à la gare en rentrant du lycée. Mais la réponse d’Azuma est pour le moins déconcertante… Au-delà de leur maladresse mutuelle et de leur difficulté à se comprendre, le dialogue se poursuit peu à peu et la distance qui les sépare semble se réduire…

De la douceur omniprésente

Si vous avez pris le temps de regarder la photo en tête d’article, vous aurez remarqué toute la douceur qui se dégage des couvertures des 2 premiers tomes de cette série. Je trouve qu’il s’y dégage une ambiance veloutée et une atmosphère inspirant la quiétude 😊

Pour ce qui est du contenu du récit, les dessins présents sont emprunts d’une grande délicatesse que j’ai pris beaucoup de plaisir à admirer. Ce manga est un vrai régal pour les yeux, même si son contenu est intégralement en noir et blanc.

Un thème bien connu

Le sujet de base est centré sur les premiers émois que peuvent ressentir les adolescents à cette période charnière de leur existence. Ils ressentent des sentiments nouveaux qu’ils ne comprennent pas toujours. Ils sont face à un océan d’inconnus qu’ils découvrent au fur et à mesure de leur évolution psychique et émotionnelle, sans parler des interrogations physiques sur le corps du sexe opposé qui vont souvent de paire. C’est un sujet qui parle à tous car absolument tout le monde a connu ou cherche à connaître ça.

Bien sûr ce manga n’est pas seulement le récit d’une adolescente déclarant sa flamme à l’élu de son cœur. Cette histoire est plus complexe qu’il n’y paraît car de nombreuses thématiques sont soulevées tout au long de l’échange entre ces deux personnages, ce qui leur permet d’apprendre à se connaître et de se rapprocher.

Des personnages opposés

Au-delà de leur opposition purement physique du fait de leur sexe respectif, Nozomi et Azuma sont souvent en contradiction totale car tous deux partent du principe qu’ils sont humains et que, de ce fait, ils ne peuvent que se comprendre. Mais bien sûr la communication est bien plus compliquée que ça, car chacun à son propre cheminement et n’ont pas forcément les mêmes attentes, ce qui crée souvent des quiproquos assez amusants.

En effet, lui est un jeune homme solitaire, presque renfrogné, plongé dans ses livres, effrayés par ces filles qu’il ne comprend absolument pas, mais il apprend beaucoup sur ce dernier point au contact de Nozomi. Quant à elle, c’est une jeune fille ouverte et joyeuse, souvent mielleuse car c’est une amoureuse transie, presque obsédée par Azuma qui lui fera découvrir une autre façon de voir les choses.

🦊🦊🦊🦊/5


Ce sera tout pour moi ! Dites-moi dans les commentaires si vous aimez ce style de lecture, et si vous connaissez ce manga, je serai ravie de papoter avec vous 😉

On se retrouve bientôt pour un nouvel article ! 👋

Aurélia

TWISTED TALE, « Ce rêve bleu », Liz Braswell

Je n’y crois pas c’est merveilleux ! Pour moi c’est fabuleux, quand dans les cieux, nous partageons ce rêve bleu à deux.

Voilà la réaction que j’ai eue quand j’ai découvert que les éditions Hachette sortaient une suite de réécriture de nos Disney préférés, et que le premier de cette collection « Twisted Tale » n’était autre que le légendaire Aladdin.

Bien le bonjour jeunes gens !

J’ai rêvé pendant des années d’avoir le même volume capillaire que Jasmine, j’ai bassiné mes parents pour adopter un tigre, j’ai souhaité très fort avoir un tapis magique, et cherché des amis aussi drôles que le génie. Concernant le premier et le dernier point, je peux dire que mes vœux ont été exaucés. Quant au reste, je me dis que je peux toujours continuer de rêver #espoir

Vous l’aurez compris, Aladdin est un des chef-d’œuvre Disney qui a particulièrement touché mon enfance et qui continue de me faire rêver malgré mes 25 ans bien tassés. C’est donc avec plaisir que je me suis replongée dans la magie des mille et une nuits, curieuse de découvrir cette nouvelle version qui, je vous le dis tout de suite, ne manquera pas de vous ravir.

La magie reflète l’âme de celui qui la contrôle

Aladdin, « Ce rêve bleu »

Une version inattendue

J’étais vraiment très curieuse de connaître cette réécriture, mais j’avais aussi très peur que les premiers chapitres soient longs et en quelques sortes inutiles dans le cas où ils reprendraient le début de l’histoire telle que nous la connaissons déjà tous. PAS DU TOUT. L’histoire s’ouvre sur un premier chapitre narrant une scène totalement nouvelle, car complètement absente du dessin animé.

On y retrouve Aladdin au début de son adolescence, vivant avec sa mère qui, déjà à l’époque, devait l’empêcher de s’attirer trop d’ennuis avec les marchands. On nous y dépeint la vie à Agrabah, surtout l’existence au sein de la communauté des Vauriens, ce qui nous plonge immédiatement dans une ambiance beaucoup plus noire que celle dont Disney nous fait profiter habituellement. Ce point ajoute plus de réalisme à l’histoire, car il ne faut pas oublier qu’il s’agit ici de la vie de personnes précaires au quotidien vraiment difficile, personnes ayant énormément de mal à sortir de la misère dans laquelle ils sont nés. On nous explique aussi en quoi cela est presque impossible. La suite des évènements suit fidèlement le dessin animé, nous apportant toutefois certaines précisions appréciables, sans pour autant que cela soit redondant ou que cela traîne en longueur.

L’élément déclencheur de cette version arrive au moment où Aladdin doit sortir de la caverne. Souvenez-vous : dans la version originale, Aladdin ne doit toucher à rien du tout – mis à part la lampe – pour pouvoir ressortir sain et sauf de la caverne. Mais c’est sans compté sur la cupidité de son singe Abu, qui se saisit d’un énorme rubis fièrement entreposé dans les mains d’une statue clairement flippante. Delà les entrailles de la terre se mettent à frémir, et une course poursuite sur le dos du tapis commence pour essayer de rejoindre à temps l’entrée de la caverne (le tout sans se faire écraser par des pics de roche se détachant du plafond). Aladdin arrive tout de même à attraper un rocher et, suspendu au-dessus du vide, demande alors à Jafar, déguisé en vieillard, de lui tendre la main pour l’aider. Ce à quoi notre Grand Vizir si détesté lui réclame d’abord la lampe. Après l’avoir récupérée, Jafar tente alors de le poignarder, mais Abu défend son ami, et ils tombent tous les deux dans le fond de la caverne qui se referme sur eux. Et c’est précisément là que le changement intervient : Abu n’a pas réussi à reprendre la lampe, qui se trouve toujours entre les mains de Jafar et celui-ci entame alors l’exécution de son plan machiavélique… Malgré toutes les modifications qui vont s’ensuivre, des rappels à l’histoire originale reviendront régulièrement, telles que quelques phrases cultes bien placées que je vous laisse le soin de découvrir.

Pour ce qui est de la suite des évènements, il est évident que je ne vous en parlerai pas de manière explicite dans cet article, car je ne voudrai pas vous gâcher le plaisir de votre lecture et ainsi vous laisser découvrir toutes les variantes qui ont été apportées. Mais je souhaiterai tout de même mettre le doigt sur quelques points qui ne vous spoileront pas. Enfin pas trop. En effet, lors de son coup d’Etat, Jafar est pris d’une soif inextinguible de pouvoir, persuadé que c’est ce qui le fera être aimé du peuple et de Jasmine (d’ailleurs il a une sorte d’obsession pour la princesse, c’est incroyable…). Il se met alors en quête de manuscrits anciens qui lui permettront de devenir un sorcier encore plus puissant, et finira par découvrir un terrible secret : celui de ramener les morts à la vie. Et c’est comme ça qu’il commence à créer une armée composée de ses soldats tombés. Devenus donc une sorte de zombies appelés goules, ils sont semble-t-il dénués de conscience et obéissent aveuglément à ce nouveau sultan.

Quant à Jasmine, prisonnière de Jafar, elle se voit contrainte de l’épouser. En essayant de la protéger, Raja est blessé. Malgré la puissance de son geôlier, Aladdin parvient à l’aider dans son évasion et elle échappe de justesse à ces noces forcées. Plus tard, Raja la rejoindra, encore convalescent du choc subi. Connu jusqu’alors comme l’ami et le protecteur de la princesse, cet animal va aussi devenir un déclic pour que le peuple s’oppose à son oppresseur. Une rébellion se met alors en place : la Griffe de Raja, un symbole fort et évocateur du danger à venir.

L’histoire suit alors son cours, jusqu’à arriver à son dénouement. Jafar est renversé alors qu’il n’a pas encore eu l’occasion de prononcer son troisième et dernier vœu. Jasmine doit choisir entre lui octroyer un procès équitable, sous peine qu’il réussisse à s’échapper et à continuer son carnage, ou à lui prendre la vie. Un rebondissement inattendu se conclura par un dernier vœu terrible qui aura des répercussions sur tous.


La liberté de choisir est bien plus importante que tout ce que tu souhaites

Jasmine, « Ce rêve bleu »

De la profondeur pour les personnages

Les protagonistes emblématiques de ce dessin animé sont ici dépeints de façon beaucoup plus détaillée, et l’auteure leur donne pour certains une toute autre dimension.

Si Aladdin reste fidèle à son original, sa copie n’en est pas pour autant plus pâle puisque son besoin de justice a été accentué, surtout que l’on comprend l’origine de ce besoin dès le 1er chapitre du roman (mais je reviendrai sur ce point plus tard). La communauté des Vauriens est mise en avant et de nouveaux personnages font leur apparition, avec une utilité toute particulière pour la suite des évènements. Ce sont aussi ces personnages qui nous apportent une certaine morale à l’histoire, ainsi que la possibilité de faire des parallèles avec les populations défavorisées de notre monde, et qui permettent enfin l’évolution psychologique de Jasmine. En effet, cette princesse alors naïve et ignorante du monde extérieur devient à leur contact une dirigeante pleine de potentiel : sans pitié pour ses ennemis, mais pleine de compassion et de compréhension pour son peuple, c’est une main de fer dans un gant de velours. La princesse se dévoile comme une jeune femme pleine d’espoir, avec de grands projets pour son peuple, mais aussi avec des perspectives d’avenir pour elle-même qui sont dans l’air du temps car il est ici question d’égalité des sexes et de féminisme #girlpower

Le dernier personnage à avoir été approfondi par l’auteure est Jafar. C’est sur l’ampleur de sa folie que l’accent a été mis. On y découvre une toute autre facette de sa personnalité et les lecteurs que nous sommes pouvons alors comprendre à quel point son esprit dérangé est loin de la réalité. Comme je le disais plus tôt, en plus de sa soif de pouvoir qui est je trouve un but assez « classique » pour un méchant, Jafar est obsédé par Jasmine. Dans la version originale de Disney, s’il souhaite épouser la princesse, c’est uniquement pour asseoir sa légitimité sur le trône d’Agrabah. Ici, Jafar demande au génie de faire en sorte que Jasmine soit folle amoureuse de lui. Ce à quoi l’esclave de la lampe lui explique qu’il y a des lois qui ne peuvent pas être brisées : comme ramener les morts à la vie, ou encore forcer les gens à tomber amoureux. Mais alors pourquoi vouloir absolument gagner l’amour de la princesse si sa quête de légitimité n’est pas son but ? L’auteure répond subtilement à cette question dans son roman, et je vous laisse le soin de découvrir cette vérité cachée entre les lignes 😉


Ne laisse pas les injustices ni la pauvreté déterminer qui tu es vraiment, continua-t-elle. C’est à toi de choisir ta destinée, Aladdin. Seras-tu un héros qui veille sur les faibles et les démunis ? Seras-tu un voleur ? Seras-tu un mendiant, ou pire encore ? Tout dépend de toi, pas des choses – ni des gens – qui t’entourent, le choix t’appartient.

Mère d’Aladdin, « Ce rêve bleu »

Des réponses à nos questions

Nombreux ont été nos questionnements quant au passé de nos héros favoris. Où est la mère d’Aladdin ? Pourquoi le père de Jasmine se comporte-t-il ainsi ? Quand Aladdin et Abu se sont-ils connus ? Comment le génie s’est-il retrouvé prisonnier de la lampe ? Qu’est-il arrivé à Jafar pour qu’il devienne ainsi ?

Et bien je vous le dis : toutes ces questions trouvent leur réponse dans ce roman. On nous explique tout d’abord la situation familiale d’Aladdin. Même si le second film nous a apprit pourquoi son père était absent, le destin de sa mère restait entier. Je vous laisse découvrir le sort de cette femme, mais tout ce que je peux vous dire, c’est que la citation que vous venez de lire est d’elle, et qu’elle a laissé une trace indélébile sur la morale de son fils (elle est aussi à l’origine de l’entrée d’Abu dans la vie de celui-ci). De plus, dans la version originale, on a l’impression que notre héros est un personnage solitaire avec pour seul ami ce petit singe. On nous explique ici pourquoi Aladdin n’a pas vraiment d’entourage, et votre petit doigt vous dira certainement que cela a à voir avec les Vauriens, à juste titre.

Pour ce qui est de notre héroïne, l’auteure reste brève sur la mère de Jasmine : celle-ci serait morte en couche. En revanche, elle nous fournit un peu plus d’explications sur le comportement du sultan qui nous est présenté comme un homme puéril, préférant la compagnie de ses jouets pour enfants que la régence de son royaume. On nous explique que cela aurait un rapport avec la disparition de son épouse, mais cela reste des suppositions qui sont faites par l’un des personnages. Je vous laisse le soin de vous faire votre propre avis 😉

Enfin, c’est après nous avoir dévoilé un pan du passé de Jafar, qui n’a pas vécu des choses jolies, que l’auteure nous dévoile des évènements sur la vie du génie. En effet, une erreur de jeunesse l’aurait amené à se faire emprisonner dans la lampe, le coupant ainsi de sa famille et de sa liberté. Je n’en dirai pas plus sur ce point car je trouve son histoire si touchante qu’il serait dommage de vous la dévoiler ici.


C’est sur cette chronique ultra positive de ce premier opus de la collection Twisted Tale que je vous abandonne. Mais ne vous en faites pas, je reviendrai bien assez tôt avec un nouvel article. D’ailleurs mon petit doigt me dit que cela aura un rapport avec des Pirates au beau milieu des mers des Caraïbes…

A très bientôt !

Aurélia

Célibat Mon Amour

Moi, Mon Amour

A l’heure où fin janvier approche à grands pas, la population se tourne alors vers février. Et l’évènement marquant de ce mois est bien entendu, et j’ai nommé : LA SAINT VALENTIN.

Alors il y a 2 camps : celui des « chanceux en amour » qui passeront la soirée du 14 février au chaud dans les bras de l’être aimé, et l’autre camp : celui des « galériens des sentiments« , les « collectionneurs des relations toxiques », bla bla bla.

Bien sûr, appartenir à l’un au l’autre camp n’est pas une bonne ou une mauvaise chose en soi. C’est seulement l’expression du besoin compulsif qu’ont les gens de vouloir sans cesse – et pour tout – nous ranger dans des cases (coucou la société !).

Outre ceci, je souhaitais surtout vous parler d’un phénomène que j’observe de plus en plus ces derniers temps : la honte du célibat (et là tu te dis : « Aaaah ! Elle voulait donc en venir là !« )

En effet, nombreux sont les membres de mon entourage qui me parlent de leur malaise concernant leur propre célibat, car ils sont souvent jugés par leurs proches comme un petit canard boiteux de la société. Alors nous sommes en droit de nous interroger :

Depuis quand le célibat est-il devenu un échec social ?

Pour répondre à cette question, on peut remonter à l’origine même des toutes premières civilisations, où la survie de l’espèce était alors la préoccupation principale des individus. L’équation était alors très simple :

S’accoupler = survie = réussite sociale.

Ne pas s’accoupler = extinction de l’espèce = échec social.

Bien entendu, au fil des siècles, les sociétés ont évolué, et c’est alors qu’a émergée l’idée de la monogamie, et donc du couple stable, mais c’est arrivé bien après. Cette idée est restée profondément ancrée dans notre subconscient collectif et c’est pourquoi, encore aujourd’hui, une personne qui ne trouverait pas « chaussure à son pied » peut être regardée avec compassion ou étonnement.

– Et ton homme/ta femme, il/elle est où ?

– Nulle part, je suis célibataire.

– Ah… Ne t’en fais pas, ça viendra.

Et pourquoi faudrait-il s’en faire ? Pourquoi vouloir souhaiter absolument « que ça vienne » ?

A l’heure où je vous parle, la société nous met tellement la pression pour que chaque individu soit en couple que de plus en plus de personnes le vivent mal. Certains arrivent même à croire qu’ils ne sont pas normaux, qu’il leur manque quelque chose, ou au contraire qu’ils sont trop comme ceci, ou trop comme cela.

Et c’est précisément ce sentiment malsain que j’aimerai pointer du doigt. Car il n’y a aucun mal à faire le chemin seul. Certains subissent le chemin de la vie dans la solitude alors qu’ils rêveraient de le partager avec un être qu’ils aimeraient plus que tout, tandis que d’autres l’ont choisi, parce qu’ils ont préféré se concentrer sur eux-mêmes (carrière, projet humanitaire, recherches,…), ou parce qu’ils attendent de trouver une personne de qualité et ne pas se perdre dans l’accumulation d’échecs sentimentaux.

Peu importe le pourquoi du comment. Il faut seulement arrêter de se mettre la pression et tout simplement apprendre à être heureux avec soi-même, et en paix avec ses choix. Et sur ce dernier point, je dois dire que la société est très sévère avec nous.


Pendant longtemps j’ai enchaîné les échecs affectifs (j’ai collectionné les pervers narcissiques et les coureurs de jupons comme mon frère collectionnait les cartes Pokémon). Puis j’en ai eu assez et je me suis posée. J’ai pris le temps de m’écouter, de panser moi-même mes blessures sans attendre que quelqu’un le fasse à ma place (bien sûr, à chacun sa méthode). Et quand je me suis sentie à nouveau prête, je suis repartie à la recherche de l’amour.

Une de mes amies les plus proches, quant à elle, a décidé de mettre ça totalement de côté pendant un temps, car elle prévoit de réaliser tous ses projets de jeunesse avant de se lancer dans une vie à deux. Elle veut réaliser tous ses rêves à elle avant de rêver pour deux.

Un autre de mes proches pourrait se mettre en couple avec des tas de gens, mais il est sentimentalement (et socialement aussi je dois dire) très sélectif. Il attend de tomber sur une personne exceptionnelle car il est à la recherche d’une histoire exceptionnelle (comme nous tous, me direz-vous).

Une autre de mes amies, quant à elle, adorerait vivre l’Amour. Mais tomber sur une personne qui respecte ses valeurs est très difficile à trouver de nos jours. Alors elle patiente, elle vit sa vie, accomplit des choses fantastiques en attendant de trouver la personne qui saura l’apprécier à sa juste valeur.

Et pour tous ceux qui sont en couple, si vous êtes heureux ainsi, profitez-en. Chérissez-vous mutuellement, et profitez de ses instants qui vous ont offerts dans l’existence. Mais dans le cas contraire, si vous restez avec une personne qui ne vous correspond pas par peur de la solitude, ou parce que vous êtes persuadés que personne d’autre ne vous aimera jamais, sachez que c’est faux. Car s’il y a bien une personne qui vous aimera toujours, et ce peu importe quand (non, je ne parle pas de ta maman), c’est toi. Aime-toi suffisamment pour te libérer de toutes ces chaînes qui t’entravent. Et surtout n’oublie pas, car comme disait Oscar Wilde :

S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui durera toute une vie.