« LE SCORPION – 5. La vallée sacrée », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Bien le bonjour jeunes gens !

On se retrouve aujourd’hui pour continuer notre voyage en terres inconnues avec notre héro charismatique 🥰 J’adore quand mes lectures me font voyager vers des contrées lointaines que j’ai toujours rêvé de voir… Et je pense ne pas être la seule ! En effet, séduits par les voluptés des nuits d’Arabie, nombreux sont ceux qui rêvent de percer les secrets de ces terres magiques, et de lever le voile sur les mystères qu’elles recèlent…

Dans ce 5ème opus de la saga du Scorpion, les auteurs nous ont régalé avec des planches hautes en couleurs et des rebondissements des plus intéressants ! Toujours publié aux éditions Dargaud, je dois bien avouer que ce numéro m’a particulièrement séduite, car je pense que c’est mon préféré de toute la saga pour l’instant ! 🤩

Résumé :

L’infâme cardinal Trebaldi a été élu pape sur la foi d’un prétendu miracle d’une fausse croix de saint Pierre. La découverte de la vraie croix dénoncerait l’imposture. Trebaldi le sait, mais aussi ses ennemis, dont le Scorpion parti en Cappadoce sur une piste de la relique authentique liée au fabuleux trésor des Templiers…

Dans les archives du sultan d’Istanbul, le Scorpion a découvert un manuscrit selon lequel la croix sur laquelle fut crucifié saint Pierre ne reposerait pas à Rome, mais à Karabas, un bourg de Cappadoce. Sûr que le Scorpion le conduira à la relique authentique, Trebaldi a lancé derrière lui son implacable homme de main Rochnan. Celui-ci a pour devoir de s’emparer de la vraie croix et de détruire toute trace de l’imposture sur laquelle Trebaldi a manigancé son élection. Pour le Scorpion, ce qui importe est de prouver les crimes et manœuvres frauduleuses de celui qui l’a frappé d’infamie.

Epié par la vénéneuse gitane Méjaï également de la partie, traqué par Rochnan et ses moines guerriers, attaqué par les bandits qui écument la région, il parvient à poursuivre sa route au péril de sa vie, glanant çà et là des informations. Il apprend ainsi que les falaises de Cappadoce sont percées d’autant de sanctuaires que de secrets, mais qu’un vieux chevalier allemand du nom de Von Eschenbach s’y est retiré, qui pourra le guider… A Karabas, fouille déjà l’aventurière Ansea Latal qui se dit mandatée par un rival évincé du nouveau pontife. Méjaï, qui y a débusqué Von Eschenbach, compte sur ce dernier pour devancer tout le monde. Le vieil Allemand est cependant lui-même à la recherche de la fameuse croix : celui qui la trouvera, trouvera la cachette du fabuleux trésor des Templiers !

Une légende séculaire

Noyé dans les écrits relatant l’histoire d’un trésor immense caché des siècles auparavant par les Templiers, le Scorpion ne sait plus où donner de la tête et se sent perdu. Surtout qu’il ne peut même pas compter sur les héritiers de l’ordre étant donné qu’ils ont tous été exterminés il y a bien des années. Du moins, c’est ce que croit notre héro, qui finira par apprendre l’existence d’une personne qui pourrait bien lui être d’une aide des plus précieuses pour retrouver ce trésor perdu…

Enfoncé dans les terres abritant majoritairement des fidèles d’une croyance étrangère à la sienne, Scorpion sait qu’il doit se montrer prudent. En effet, les catholiques et les musulmans se font la guerre depuis des siècles, et ces derniers n’ont pas oublié l’oppression qu’ils ont subi à cause des Templiers agissant au nom de la foi catholique. C’est pourquoi les hommes de mains du nouveau pontife ne sont pas le seul danger guettant notre aventurier, car bientôt de nouveaux protagonistes entrent dans la danse pour corser sa mission.

Des ennemis toujours plus nombreux

En croisant la route du Scorpion, certains opportunistes comprennent qu’il pourrait être l’instrument de leur fortune. Entre courses poursuites et combats d’épée, beaucoup recherchent activement le Scorpion afin de lui arracher ses secrets. Mais ce dernier n’est pas une proie facile, et il n’est jamais là où on l’attend.

Les compagnons de voyage de notre aventurier, qui jusqu’ici lui avaient toujours apporté une aide précieuse, finissent par révéler leur vrai visage et le trahir. Et ce pour des raisons totalement inattendues. Abandonné, dans une situation des plus compliquées, Scorpion devra faire preuve d’ingéniosité pour se sortir d’affaire…

J’ai vu la vérité sur les murs et il m’a fallu en porter le poids

Des énigmes insolubles

Sur les traces de la véritable relique, notre héro tente tant bien que mal d’assembler les indices entre eux afin de leur donner un quelconque sens. Mais ceux-ci se font rares, et il n’est pas chose aisée de les déchiffrer. Bien souvent, ils mènent sur la voie d’un danger toujours plus grand

Hormis cette recherche folle pour dénicher la relique sacrée, la chasse à l’homme contre le Scorpion continue toujours. Et la raison poussant Trebaldi à s’acharner sur le Scorpion commence à se dessiner doucement, son origine semblant se trouver dans un passé commun aux deux hommes. Un passé liant leur deux familles…

🦊🦊🦊🦊🦊/5


Je vous l’avais bien dit que j’avais adoré ce numéro ! 🤩 Vous connaissez cette saga ? Sinon vous lisez quoi comme BD ? Dites-moi tout dans les commentaires ! 👇🏻

En attendant la prochaine chronique, je vous invite à me rejoindre sur mon Instagram. J’y poste du nouveau contenu tous les jours ! 😉

Sinon vous pouvez aller jeter un œil sur mes précédents articles !

« Le Scorpion – 4. Le démon au Vatican », Marini et Desberg

Le Destin a posé sa marque

Que peut une obscure vérité face à la puissance de la tradition ? Telle est la question qui nous guide tout le long du 5ème tome de la saga « Le Scorpion » !

Toujours publié chez les éditions Dargaud, avec pour auteur Marini et Desberg, la lutte du Scorpion contre le nouveau pontife continue de faire rage.

Résumé :

La fumée blanche confirmant l’élection d’un nouveau pape s’est élevée au-dessus du Vatican. Mais, n’est-ce pas le démon qui vient de ceindre la tiare pontificale ? Sur la foi d’un signe merveilleux, le sombre cardinal Trebaldi s’est fait élire à la succession de saint Pierre…

Un miracle aurait fait apparaître la croix de saint Pierre au coeur de la ville éternelle, dans les entrailles mêmes du palais ancestral des Trebaldi ! Chercheur réputé de reliques lucratives, le Scorpion a suffisamment décortiqué les textes anciens et fouillé les sous-sols de Rome pour avoir des doutes sur l’authenticité de cette miraculeuse et très opportune apparition. Il est vrai que la tradition de l’Eglise situe le martyre de l’Apôtre à Rome.

Un des rares cardinaux à encore oser s’opposer à l’orgueilleux Trebaldi charge le Scorpion de retrouver la vraie croix, seul moyen de dénoncer l’illégitimité du nouveau souverain pontife. Pour mener à bien cette difficile mission, il lui faut échapper à la vigilance des moines guerriers à la solde de Trebaldi. Il lui faut en outre prendre la route d’Istanbul et se lancer à la découverte d’un passé fort mystérieux.

Une quête inattendue

Alors que Trebaldi est monté au pouvoir par un « miracle » des plus opportuns, ses détracteurs se font très rares. Néanmoins, les derniers téméraires osant encore faire entendre leur voix contre celui qu’ils considèrent comme un usurpateur se réunissent dans le plus grand des secrets afin de confier une mission inattendue à l’ennemi juré de Trebaldi : le Scorpion. En effet, notre héro a su se forger une réputation grâce à sa carrière de dénicheur de saintes reliques, et lui-même connait suffisamment les sous-sols de la ville antique pour savoir qu’une telle croix n’a jamais dormi là. Supporté par ses nouveaux alliés, il s’élance dans une course folle en quête de la vérité.

Mais Trebaldi n’est pas dupe. Il se doute bien que ses derniers détracteurs ne resteront pas les bras croisés. C’est pourquoi il envoie ses moines guerriers éliminer ses rivaux afin de les empêcher de parler. Toutefois, l’un d’entre eux aura le temps de mettre le Scorpion sur la piste de la véritable relique.

Et la lumière fut, un bref instant. Une faible lueur sur les lointaines origines. Mais que peut une obscure vérité face à la puissance de la tradition à travers les siècles et les siècles ?

Une course contre la montre

En apprenant la nouvelle, le nouveau pape comprend que son destin est sur la sellette. Le seul moyen pour lui de garder le pouvoir qu’il vient d’acquérir est de faire taire définitivement toux ceux qui connaissent la vérité. C’est pourquoi il lance ses hommes de mains à la poursuite de son dernier détracteur, dont leur chef est plus déterminé que jamais à rattraper le Scorpion et sa bande. Leur quête respective les mènera tous par-delà les rivages.

Au-delà du fait d’être pressé par le temps, cette traversée des eaux est aussi pour notre héro une sorte de voyage initiatique. En effet, élevé par son grand-père qui était lui-même fasciné par les terres situées outre méditerranée, il marche ainsi sur les traces de cet aïeul qu’il chérit tant. Ses flashback ponctuent la traversée tout du long, nous permettant une fois de plus d’en apprendre plus sur lui et son passé.

Le voyage vers l’Orient ressemble toujours à un fascinant retour aux sources. Notre esprit n’est-il pas né nos espoirs n’ont-ils pas pris forme là-bas ? Où d’autre pourrions-nous aller pour chercher à la fois notre passé et notre avenir ?

Des alliances insoupçonnables

Accompagné de son fidèle compagnon des balkans ainsi que de la mortelle Méjaï, le Scorpion poursuit sa route. La maîtresse des poisons, quant à elle, est poursuivie par un homme de son passé qui n’aura de cesse de la traquer tant qu’elle n’aura pas rendu son dernier souffle. C’est pourquoi son unique solution de repli est de faire alliance avec notre héro qui, jusqu’à il y a peu, était l’une de ses cibles. Méfiant, elle prend conscience que la protection du Scorpion, tout comme sa confiance, sont des privilèges qui se méritent.

La Méjaï n’est pas la seule à graviter autour de notre héro. En effet, tapis dans l’ombre depuis le début de la saga, deux antagonistes entrent dans la lumière pour lui proposer leur aide. Mais il ne faut pas oublier que les habitants de Rome ont le complot dans le sang, et que la trahison est pour eux une seconde nature…

La liberté, c’est surtout garde l’illusion qu’on peut encore choisir.

🦊🦊🦊🦊🦊/5


C’est ainsi que se termine notre chronique du jour !

Désormais, les articles sortiront le lundi, le mercredi et le dimanche ! J’espère vous voir au rendez-vous ! 😘

En attendant de nous retrouver, je vous invite à aller faire un tour sur mon Instagram.

Et si vous le souhaitez, mes précédents articles sont là aussi pour vous distraire ! 😉

« LE SCORPION – 3. La croix de Pierre », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Bien le bonjour jeunes gens

L’homme peut parfois avoir des réactions démesurées. C’est pourquoi je vous conseille vivement de ne jamais détruire le but qu’un homme a cherché toute sa vie et qu’il touche enfin du doigt. Car sa colère sera sans limite.

Tel est le fil conducteur de ce 3ème opus de cette BD que vous connaissez tous maintenant. En même temps, que ce soit ici ou sur Instgram (@aureliagram), je n’arrête pas de vous en parler ha ha. Vous n’en avez pas marre de moi d’ailleurs ?

Des relations fructueuses

Au cours de cette nouvelle aventure, notre héro met à l’épreuve les relations qu’il a forgées au fil du temps de part sa profession d’archéologue. Ayant ses entrées dans les maisons des personnes les plus puissantes de Rome (avoir une jolie gueule d’ange quand on fréquente des matrones romaines esseulées, ça peut avoir son avantage…), il peut ainsi obtenir des informations confidentielles sur son ennemi. Plutôt malin le mec ! Comme quoi il est important, et ce à plus d’un titre, de savoir lier l’utile à l’agréable !

Tandis que notre héros avance ses pions avec succès sur l’échiquier, dans l’autre camp, ce n’est pas du tout la même chanson. En effet, l’ennemi commence à essuyer de sérieux revers et ses alliés montrent peu à peu un tout autre visage. Pensant s’être entouré de moutons faciles à guider, Trebaldi prend conscience qu’il est en vérité cerné par des loups affamés. De plus, ayant été déçu par certaines personnes, de nouveaux protagonistes font leur apparition pour proposer leurs services… Mais sont-ils dignes de confiance ?

Dans la vie, il existe deux voies : celle de la joie, et celle de la peur. Un scorpion n’a pas peur. Ce qu’il ne peut supporter, c’est qu’on vienne le provoquer.

Des tentatives désespérées

Repoussé depuis trop longtemps dans ses retranchements, notre fougueux épéiste tente un coup d’éclat avec pour but de révéler la machination mise au point par Trebaldi. Aveuglé par sa haine, notre héro se rendra compte un peu tard qu’il n’aura pas choisi le meilleur timing pour agir, ce qui peut potentiellement lui coûter très cher.

Mais son ennemi n’est pas du genre à se laisser faire. Bien au contraire. Fou de rage devant cette vaine tentative, il prend alors une décision radicale et envoie ses sbires accomplir une mission qui amènera nos deux personnages à un point de non retour. Cette nouvelle situation, encore plus périlleuse pour le Scorpion, ne fera qu’approfondir sa haine envers Trebaldi.

Dans la vie, il existe deux sentiments. Celui de la confiance et celui de la culpabilité. Quoi qu’il fasse, un scorpion ne se sent jamais coupable. Un scorpion n’a confiance qu’en une seule chose : sa capacité à survivre !

Un retour aux origines

Comme on le dit souvent, ce n’est pas parce que l’ennemi a gagné une bataille que l’on a perdu la guerre. Après son coup d’éclat raté, le Scorpion s’est retiré dans l’une de ses cachettes pour analyser la situation et préparer sa revanche. Il apparaît que son ennemi est dorénavant plus fort que jamais, et qu’il sera encore plus difficile que prévu de le faire tomber. Néanmoins, cette situation désespérée ne retire pas au héros sa volonté. Bien au contraire. Toujours poussé par sa soif de justice, il est plus déterminé que jamais à faire éclater la vérité.

Mais ce repli n’est pas de tout repos. Car bientôt les hommes de mains de Trebaldi parviennent à mettre la main sur lui, ainsi que sur celle qui l’accompagne maintenant: Méjaï. Heureusement pour eux, ils parviendront à s’échapper d’une façon aussi ironique qu’hasardeuse. Sautant du haut d’une tour d’une forteresse pour plonger dans les eaux du lac l’environnant, le Scorpion réitère ainsi la façon dont il avait pu échapper à ses ennemis alors qu’il était enfant. Une façon tout à fait inattendue de boucler la boucle. En tant que lecteur, on commence à comprendre que l’histoire se répète.

L’homme est un animal étrange… Une bête sauvage ne pleure pas la mort de sa victime avant de la dévorer. Un troupeau ne se laisse pas dépecer par ses propres chefs. C’est le mystère humain : proie de ses propres prédateurs.

🦊🦊🦊🦊🦊/5


Si vous n’êtes toujours pas convaincu par cette pépite, je ne sais pas quoi faire de plus ! On se retrouve très bientôt pour une nouvelle chronique ! J’en ai plusieurs en attente, et je vous avoue que je ne sais pas par laquelle commencer… Ce sera donc la surprise !

Aurélia

Jette un œil à mes autres articles !

« Les mémoires de Zeus », Maurice Druon

La mélancolie est à l’âme ce que l’hiver est aux champs. Elle dessèche, elle enfouit, elle tue, mais pour permettre à de nouveaux germes de lever. Elle est labour et gestation.

Les mémoires de Zeus, Maurice Druon

Les Mémoires de Zeus, de Maurice DRUON, et publié aux éditions Bragelonne, est un livre retraçant la vie du dieu grec Zeus. Même si ce cher Mr DRUON fait partie de l’académie française, cette œuvre est loin d’être comme les manuels d’histoires que tu as pu te coltiner durant tes longues années de scolarité (ou que tu te coltines encore, qui sait ?). En effet, l’auteur s’est glissé dans la peau de Zeus, si bien que nous, lecteur, sommes persuadés d’avoir affaire à la divinité en personne. Un point de vue plus qu’appréciable quand on se rend compte du but recherché.

Résumé :

« A ceux qui pensent que vivre pour un Dieu est aisé, je dis : « Détrompez-vous ». Aux mortels qui croient que notre vie n’est que volupté et délices, je dis : « Apprenez de votre erreur ». Ayant échappé à l’infanticide, j’ai grandi seul, caché sur une île. Je suis devenu homme et, guidé par ma grand-mère Gaia, j’ai concocté un plan afin de renverser mon père, Cronos, maître de l’Olympe. Seul, j’ai appris la vie, l’amour, la mort et la colère. J’ai levé une armée, j’ai réveillé les géants, j’ai libéré mes frères et mes sœurs. J’ai accompli mon destin ! Moi, Zeus, roi des dieux, dieu des rois, je vais vous conter mon histoire… »

Voyons voir ça…

Étant déjà férue de mythologie et quelque peu calée en la matière, je peux vous assurer que cet ouvrage vous fera découvrir la mythologie grecque de façon ludique car il se présente sous la forme d’un roman d’aventure. Ce semblant d’autobiographie pourra en ravir plus d’un !

A travers cette fausse autobiographie, l’auteur nous retrace les plus grands mythes du panthéon grec : la naissance du monde, la mort de Cronos, l’accession de Zeus au pouvoir, le châtiment de Prométhée, etc. C’est un véritable régal pour tous les amoureux de mythologie car on y apprend de nombreuses choses qui ont été très (trop ?) souvent tues par les manuels scolaires (ou pas d’ailleurs). En effet, le nombre effarant de détails jusque là ignorés du grand public sont une preuve irréfutable de la grande érudition de Maurice Druon.

Le large panel de divinités allégrement dépeintes et analysées par l’auteur nous accompagne tout au long du livre et nous aide à comprendre pourquoi ces dieux ont été autrefois si importants pour l’homme.

Mais halte là ! Ne va pas croire qu’il ne s’agit là que d’un banal retour aux sources, un petit dépoussiérage de la mémoire du monde. Que nenni !

Tout est utile à l’homme, et surtout ses souvenirs, lorsqu’il est livré au péril des forces inconnues et de ses propres désordres. Les mythes constituent la mémoire collective de l’humanité. Parmi les questions que l’avenir nous pose, il en est certainement auxquelles le passé a déjà répondu

En s’exprimant à travers la voix du roi de l’Olympe, Maurice (oui je l’appelle par son petit nom, nous sommes intimes lui et moi) tente de nous fournir une analyse de notre mode de vie actuel mais aussi de nos inquiétudes telles que la peur de la mort, la disparition progressive de toute forme de spiritualité, la tendance frappante à l’autodestruction. Et pour aller pus loin, au-là de la narration de l’histoire des dieux oubliés, c’est aussi pour moi l’histoire des hommes qui nous est racontée.

N’hésite pas à m’étaler tes connaissances mythologiques dans les commentaires, ou même à débattre sur le travail de l’auteur 😉

Aurélia.

« Voyage au centre de la terre », Jules Verne

– La science, mon garçon, est faite d’erreurs, mais d’erreurs qu’il est bon de commettre, car elles mènent peu à peu à la vérité.

« Voyage au centre de la Terre », Jules Verne

BIEN LE BONJOUR JEUNES GENS

Après la création de ce blog, je me suis dit : « C’est un bon début ma fille. Mais si c’est pour avoir un blog vide ce n’est pas la peine. Alors tu te bouges les fesses et tu vas rédiger ton premier article ».

Et me voilà aujourd’hui avec ce tout premier post pour te parler littérature ! Et je ne viens pas vous parler de n’importe quoi, mais d’un classique de la littérature française. Inutile de préciser de quelle œuvre il s’agit, car si tu es ici c’est que tu as cliqué sur le titre de cet article. Et tu as aussi sûrement regardé les photos qui vont avec (elles sont jolies, hein ?) #rassuremoi

C’est quand la bibliothèque d’une commune pas très loin de chez mes parents a décidé de faire du tri dans ses possessions que je suis tombée sur cette superbe petite édition de chez Hachette, qui date de presque un siècle ! Franchement, elle n’est pas trop chic ? J’en ai eu des étoiles pleins les yeux quand je l’ai trouvée !

Maintenant que je l’ai lu en long, en large et en travers. Je peux vous donner mon avis dessus. Et sans grand étonnement, j’ai adoré. J’avais déjà beaucoup aimé « Le tour du monde en 80 jours », donc je connaissais déjà la plume de cet auteur de renom. Je vous éviterai un énième avis sur le sujet car ça ne diverge absolument pas de ce que l’on pense tous de notre ami Jules #mouton

Au-delà d’une histoire extrêmement riche – aussi bien en rebondissements qu’en découvertes – composée de personnages tous plus vrais que nature, c’est surtout sur le contexte dans lequel ce livre a été écrit qui m’intéresse.

Il fallait avoir l’idée !

Je vous rappelle quand même qu’à la base ce livre a été écrit et publié en 1867, soit pile au moment où les populations s’ouvraient au voyage et où les expéditions en tous genres se multipliaient. Donc, dans ce contexte où l’on assistait au départ de plus en plus de pigeons voyageurs, Jules Verne s’est dit (enfin j’imagine, je n’étais pas là pour lui demander) : « Fichtre ! Et le jour où nous aurons fait le tour de notre superbe planète, que nous restera-t-il pour rêver ?« . Et c’est là que BIIIIIIM ! L’idée est née : puisqu’il n’y aurait plus rien à découvrir sur Terre, pourquoi ne pas s’intéresser à ce dont elle regorge ?

Bon, il faut dire aussi que l’essor de nouvelles sciences à cette époque comme la cryptologie, la géologie, ou encore la paléontologie ont dû l’intriguer, et c’est peut-être aussi ce qui lui a permis de nous offrir ce roman d’aventure. Mais il fallait y penser !

Et pour aller plus loin sur le sujet des sciences, ça se ressent très bien dans le récit. En effet, Jules Verne ne s’embarrasse pas plus que ça de complications car dès qu’elles interviennent, on sait tout de suite qu’elles sont là pour une raison précises : les énigmes sont là pour donner toute l’importance au cheminement intellectuel, car la question importe toujours plus que la réponse et le plaisir se trouve ici dans la spéculation et l’interrogation, qu’importe la certitude du fait accompli. Et là je te renvoie à ma petite citation en début d’article pour illustrer mon propos 😉

Et c’est avec sa plume de Maître des mots que l’auteur nous fait voyager sans bouger de chez nous. Les paysages se succèdent et révèlent une science attractive et colorée, loin de la monotonie que l’on peut habituellement lui prêter, pauvres littéraires que nous sommes.

Alors si tu as envie de te changer les idées et de suivre un savant fou semblable au Milo Thatch de chez Disney, sache que ce roman va te ravir et te plongera dans une ambiance semblable à celle de L’Atlantide…

Sur ces bonnes paroles, je te laisse, j’ai un autre livre sur le feu.

Aurélia.