« Le Scorpion – 4. Le démon au Vatican », Marini et Desberg

Le Destin a posé sa marque

Que peut une obscure vérité face à la puissance de la tradition ? Telle est la question qui nous guide tout le long du 5ème tome de la saga « Le Scorpion » !

Toujours publié chez les éditions Dargaud, avec pour auteur Marini et Desberg, la lutte du Scorpion contre le nouveau pontife continue de faire rage.

Résumé :

La fumée blanche confirmant l’élection d’un nouveau pape s’est élevée au-dessus du Vatican. Mais, n’est-ce pas le démon qui vient de ceindre la tiare pontificale ? Sur la foi d’un signe merveilleux, le sombre cardinal Trebaldi s’est fait élire à la succession de saint Pierre…

Un miracle aurait fait apparaître la croix de saint Pierre au coeur de la ville éternelle, dans les entrailles mêmes du palais ancestral des Trebaldi ! Chercheur réputé de reliques lucratives, le Scorpion a suffisamment décortiqué les textes anciens et fouillé les sous-sols de Rome pour avoir des doutes sur l’authenticité de cette miraculeuse et très opportune apparition. Il est vrai que la tradition de l’Eglise situe le martyre de l’Apôtre à Rome.

Un des rares cardinaux à encore oser s’opposer à l’orgueilleux Trebaldi charge le Scorpion de retrouver la vraie croix, seul moyen de dénoncer l’illégitimité du nouveau souverain pontife. Pour mener à bien cette difficile mission, il lui faut échapper à la vigilance des moines guerriers à la solde de Trebaldi. Il lui faut en outre prendre la route d’Istanbul et se lancer à la découverte d’un passé fort mystérieux.

Une quête inattendue

Alors que Trebaldi est monté au pouvoir par un « miracle » des plus opportuns, ses détracteurs se font très rares. Néanmoins, les derniers téméraires osant encore faire entendre leur voix contre celui qu’ils considèrent comme un usurpateur se réunissent dans le plus grand des secrets afin de confier une mission inattendue à l’ennemi juré de Trebaldi : le Scorpion. En effet, notre héro a su se forger une réputation grâce à sa carrière de dénicheur de saintes reliques, et lui-même connait suffisamment les sous-sols de la ville antique pour savoir qu’une telle croix n’a jamais dormi là. Supporté par ses nouveaux alliés, il s’élance dans une course folle en quête de la vérité.

Mais Trebaldi n’est pas dupe. Il se doute bien que ses derniers détracteurs ne resteront pas les bras croisés. C’est pourquoi il envoie ses moines guerriers éliminer ses rivaux afin de les empêcher de parler. Toutefois, l’un d’entre eux aura le temps de mettre le Scorpion sur la piste de la véritable relique.

Et la lumière fut, un bref instant. Une faible lueur sur les lointaines origines. Mais que peut une obscure vérité face à la puissance de la tradition à travers les siècles et les siècles ?

Une course contre la montre

En apprenant la nouvelle, le nouveau pape comprend que son destin est sur la sellette. Le seul moyen pour lui de garder le pouvoir qu’il vient d’acquérir est de faire taire définitivement toux ceux qui connaissent la vérité. C’est pourquoi il lance ses hommes de mains à la poursuite de son dernier détracteur, dont leur chef est plus déterminé que jamais à rattraper le Scorpion et sa bande. Leur quête respective les mènera tous par-delà les rivages.

Au-delà du fait d’être pressé par le temps, cette traversée des eaux est aussi pour notre héro une sorte de voyage initiatique. En effet, élevé par son grand-père qui était lui-même fasciné par les terres situées outre méditerranée, il marche ainsi sur les traces de cet aïeul qu’il chérit tant. Ses flashback ponctuent la traversée tout du long, nous permettant une fois de plus d’en apprendre plus sur lui et son passé.

Le voyage vers l’Orient ressemble toujours à un fascinant retour aux sources. Notre esprit n’est-il pas né nos espoirs n’ont-ils pas pris forme là-bas ? Où d’autre pourrions-nous aller pour chercher à la fois notre passé et notre avenir ?

Des alliances insoupçonnables

Accompagné de son fidèle compagnon des balkans ainsi que de la mortelle Méjaï, le Scorpion poursuit sa route. La maîtresse des poisons, quant à elle, est poursuivie par un homme de son passé qui n’aura de cesse de la traquer tant qu’elle n’aura pas rendu son dernier souffle. C’est pourquoi son unique solution de repli est de faire alliance avec notre héro qui, jusqu’à il y a peu, était l’une de ses cibles. Méfiant, elle prend conscience que la protection du Scorpion, tout comme sa confiance, sont des privilèges qui se méritent.

La Méjaï n’est pas la seule à graviter autour de notre héro. En effet, tapis dans l’ombre depuis le début de la saga, deux antagonistes entrent dans la lumière pour lui proposer leur aide. Mais il ne faut pas oublier que les habitants de Rome ont le complot dans le sang, et que la trahison est pour eux une seconde nature…

La liberté, c’est surtout garde l’illusion qu’on peut encore choisir.

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C’est ainsi que se termine notre chronique du jour !

Désormais, les articles sortiront le lundi, le mercredi et le dimanche ! J’espère vous voir au rendez-vous ! 😘

En attendant de nous retrouver, je vous invite à aller faire un tour sur mon Instagram.

Et si vous le souhaitez, mes précédents articles sont là aussi pour vous distraire ! 😉

« Le souffle d’émeraude », Maria V. Snyder

BIEN LE BONJOUR JEUNES GENS !

Je vous retrouve en ce jour glorieux avec un tout nouveau post ! Quoi ? Deux articles en deux jours ?! NON, le ciel ne va pas vous tomber sur la tête ! Je profite seulement de cette période de confinement forcé pour être ultra productive ! J’espère que vous faites de même, car il n’y a rien de tel pour tuer l’ennui et faire passer le temps agréablement que de se plonger dans un bon livre.

Je vous retrouve donc aujourd’hui avec ma critique du tome 2 du Poison écarlate, j’ai nommé : « Le souffle d’émeraude ». Un titre qui m’a tout de suite interpellée personnellement, car je le trouve très énigmatique.

Nous retrouvons donc notre héroïne ultra badass, Elena, qui ne dispose que d’une année pour développer ses pouvoirs de magicienne, sous peine de succomber à sa propre magie, et, accessoirement, déclencher une terrible catastrophe. Nous la suivons en plein voyage vers sa terre natale pour retrouver ses parents. Mais bien sûr le chemin est semé d’embûches : ses ennemis cherchent à la manipuler, voire à la détruire. Certains magiciens la jalousent, un Prince exilé cherchent à la faire tomber, et son frère fraîchement retrouvé semble lui vouer une haine sans fondements. Toujours aussi libre et rebelle, elle poursuit sa quête avec, pour allié, le mystérieux Valek qui, depuis son poste en Ixia où il est resté pour protéger le Commandant, lui insuffle en pensée la force de devenir elle-même…

Une suite forte en émotions

Habituellement, quand je commence le second tome d’une saga, je le lis avec appréhension car il est monnaie courante qu’un lecteur soit déçu, surtout quand il a d’abord eu un véritable coup de cœur pour le tome initial. Ici, j’ai été agréablement surprise, car ce deuxième volet vient donner encore plus de profondeur à l’histoire en elle-même, ainsi qu’à la vie d’Elena.

En effet, ce premier tome s’était terminé sur une très bonne note mais il restait énormément d’interrogations. Ici, on nous dévoile un début de réponse, mais pas seulement : certains points qui semblaient être clairs et limpides, comme la machination imaginée par le protagoniste principal, prennent une toute autre dimension, et on comprend que ce n’était que la première étape d’une intrigue bien plus vaste et encore plus dangereuse que ce que l’on avait pu imaginer jusque là.

Le premier tome n’était donc qu’une première partie d’un puzzle vaste et complexe, mêlée à de nouveaux personnages découverts dans cette suite à l’allure effrénée.

L’apparition de nouveaux protagonistes

De nouveaux personnages font leur entrée dans la vie d’Elena, certains semblant hostiles, et d’autres bienveillants. Leurs histoires, aussi différentes soient elles les unes avec les autres, semblent pourtant lier à l’avenir d’un pays dans lequel Elena a du mal à se projeter.

Au fil des pages, on en découvre un peu plus sur eux, et aident l’héroïne à se dévoiler, à se surpasser. Certains lèvent le voile de mystère qui recouvrait certains points d’ombre du premier tome. Mais ces réponses ne font que soulever de nouvelles interrogations, ce qui m’a rendue encore plus accro à cette histoire.

L’autre point qu’il me paraît important de souligner, est que certains de ces nouveaux protagonistes mettent en quelques sortes Elena à l’épreuve, et ce de bien des manières. Et ce sont justement ces événements qui révèlent une toute autre facette de l’héroïne.

Maturité et évolution psychologique

–  La vie est très risquée, rétorquais-je. Chaque décision, chaque rencontre, chaque geste, chaque fois que tu sors du lit, le matin, tu prends un risque. Survivre, c’est accepter ce risque, accepter de sortir du lit et d’affronter les dangers.

– Ta vision du monde n’est pas très rassurante.

– Justement, elle n’est pas censée l’être.

Cette citation est pour moi la preuve ultime de l’évolution d’Elena. Dans le premier volet, nous étions face à une jeune femme qui se battait pour sa survie, mais qui, plusieurs fois, se plaignaient du fait que SA vie se résumait à un danger constant.

Dans ce second opus, le personnage a appris à se détacher de son expérience personnelle face à la vie et pris conscience que l’existence en elle-même était compliquée pour tout le monde, le tout à des échelles différentes. Elle comprend que tout le monde n’a pas la vie rose et elle arrête de s’apitoyer sur son sort. En faisant cela, la jeune femme se relève encore plus forte et semble redoubler de combativité face à l’adversité, mettant tout en oeuvre pour protéger ses proches et elle-même.

Bien sûr, Elena n’est pas la seule a avoir évolué au fil de ce roman. D’autres personnages le font également, et cela nous permet d’en découvrir un peu plus sur leur personnalité. Pour découvrir à quels personnages je fais allusion, je vous laisse le plaisir de découvrir ce tome 😉


Vous l’aurez compris, cette suite n’a rien diminué l’amour que j’avais pour cette saga, bien au contraire ! Je vous l’ai déjà dit, mais cette saga vaut vraiment le détour. A l’heure actuelle, il est malheureusement très compliqué de se procurer les livres car l’éditeur a fait cesser leur impression et vous ne pouvez plus les trouver neufs. Mais il y a peut-être moyen de les trouver d’occasion et en bon état chez des particuliers. C’est ce que j’ai fait pour le tome 2 et 3 😉

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse profiter de votre temps libre. Bisous les copains !