Célibat Mon Amour

Moi, Mon Amour

A l’heure où fin janvier approche à grands pas, la population se tourne alors vers février. Et l’évènement marquant de ce mois est bien entendu, et j’ai nommé : LA SAINT VALENTIN.

Alors il y a 2 camps : celui des « chanceux en amour » qui passeront la soirée du 14 février au chaud dans les bras de l’être aimé, et l’autre camp : celui des « galériens des sentiments« , les « collectionneurs des relations toxiques », bla bla bla.

Bien sûr, appartenir à l’un au l’autre camp n’est pas une bonne ou une mauvaise chose en soi. C’est seulement l’expression du besoin compulsif qu’ont les gens de vouloir sans cesse – et pour tout – nous ranger dans des cases (coucou la société !).

Outre ceci, je souhaitais surtout vous parler d’un phénomène que j’observe de plus en plus ces derniers temps : la honte du célibat (et là tu te dis : « Aaaah ! Elle voulait donc en venir là !« )

En effet, nombreux sont les membres de mon entourage qui me parlent de leur malaise concernant leur propre célibat, car ils sont souvent jugés par leurs proches comme un petit canard boiteux de la société. Alors nous sommes en droit de nous interroger :

Depuis quand le célibat est-il devenu un échec social ?

Pour répondre à cette question, on peut remonter à l’origine même des toutes premières civilisations, où la survie de l’espèce était alors la préoccupation principale des individus. L’équation était alors très simple :

S’accoupler = survie = réussite sociale.

Ne pas s’accoupler = extinction de l’espèce = échec social.

Bien entendu, au fil des siècles, les sociétés ont évolué, et c’est alors qu’a émergée l’idée de la monogamie, et donc du couple stable, mais c’est arrivé bien après. Cette idée est restée profondément ancrée dans notre subconscient collectif et c’est pourquoi, encore aujourd’hui, une personne qui ne trouverait pas « chaussure à son pied » peut être regardée avec compassion ou étonnement.

– Et ton homme/ta femme, il/elle est où ?

– Nulle part, je suis célibataire.

– Ah… Ne t’en fais pas, ça viendra.

Et pourquoi faudrait-il s’en faire ? Pourquoi vouloir souhaiter absolument « que ça vienne » ?

A l’heure où je vous parle, la société nous met tellement la pression pour que chaque individu soit en couple que de plus en plus de personnes le vivent mal. Certains arrivent même à croire qu’ils ne sont pas normaux, qu’il leur manque quelque chose, ou au contraire qu’ils sont trop comme ceci, ou trop comme cela.

Et c’est précisément ce sentiment malsain que j’aimerai pointer du doigt. Car il n’y a aucun mal à faire le chemin seul. Certains subissent le chemin de la vie dans la solitude alors qu’ils rêveraient de le partager avec un être qu’ils aimeraient plus que tout, tandis que d’autres l’ont choisi, parce qu’ils ont préféré se concentrer sur eux-mêmes (carrière, projet humanitaire, recherches,…), ou parce qu’ils attendent de trouver une personne de qualité et ne pas se perdre dans l’accumulation d’échecs sentimentaux.

Peu importe le pourquoi du comment. Il faut seulement arrêter de se mettre la pression et tout simplement apprendre à être heureux avec soi-même, et en paix avec ses choix. Et sur ce dernier point, je dois dire que la société est très sévère avec nous.


Pendant longtemps j’ai enchaîné les échecs affectifs (j’ai collectionné les pervers narcissiques et les coureurs de jupons comme mon frère collectionnait les cartes Pokémon). Puis j’en ai eu assez et je me suis posée. J’ai pris le temps de m’écouter, de panser moi-même mes blessures sans attendre que quelqu’un le fasse à ma place (bien sûr, à chacun sa méthode). Et quand je me suis sentie à nouveau prête, je suis repartie à la recherche de l’amour.

Une de mes amies les plus proches, quant à elle, a décidé de mettre ça totalement de côté pendant un temps, car elle prévoit de réaliser tous ses projets de jeunesse avant de se lancer dans une vie à deux. Elle veut réaliser tous ses rêves à elle avant de rêver pour deux.

Un autre de mes proches pourrait se mettre en couple avec des tas de gens, mais il est sentimentalement (et socialement aussi je dois dire) très sélectif. Il attend de tomber sur une personne exceptionnelle car il est à la recherche d’une histoire exceptionnelle (comme nous tous, me direz-vous).

Une autre de mes amies, quant à elle, adorerait vivre l’Amour. Mais tomber sur une personne qui respecte ses valeurs est très difficile à trouver de nos jours. Alors elle patiente, elle vit sa vie, accomplit des choses fantastiques en attendant de trouver la personne qui saura l’apprécier à sa juste valeur.

Et pour tous ceux qui sont en couple, si vous êtes heureux ainsi, profitez-en. Chérissez-vous mutuellement, et profitez de ses instants qui vous ont offerts dans l’existence. Mais dans le cas contraire, si vous restez avec une personne qui ne vous correspond pas par peur de la solitude, ou parce que vous êtes persuadés que personne d’autre ne vous aimera jamais, sachez que c’est faux. Car s’il y a bien une personne qui vous aimera toujours, et ce peu importe quand (non, je ne parle pas de ta maman), c’est toi. Aime-toi suffisamment pour te libérer de toutes ces chaînes qui t’entravent. Et surtout n’oublie pas, car comme disait Oscar Wilde :

S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui durera toute une vie.

Thanksgiving

Thanksgiving

Aujourd’hui, jour de Thanksgiving, tous les américains sont attablés autour d’un festin, entourés de leurs proches, remerciant le ciel de tous les bienfaits que cette année passée a pu leu apporter.

Comment ? Tu ne sais pas ce qu’est Thanksgiving ? Ne bouge pas, je te fais un petit débriefing, rien que pour toi !

En 1620, fraichement débarqués du Mayflower sur le sol américain, les passagers, nommés « les pèlerins », s’intallent donc sur cette bonne terre d’Amérique. Malheureusement, le premier hiver fut très rude et la moitié des émigrants rejoignirent le Tout Puissant. Mais les survivants, qui avaient installés leur colonie sur le territoire de la tribu des Wampanoags (non, Pocahontas n’apparaîtra pas dans cette histoire), reçurent une aide inespérée de ces derniers, ce qui leur permis donc de subsister à cette période difficile. Ce geste altruiste engendra alors un traité entre les deux peuples, consistant en une entraide mutuelle.

Les indigènes transmirent tous leurs savoirs aux coloniaux, et c’est ainsi qu’à l’automne suivant, ils eurent de superbes récoltes. Pour les remercier, les pèlerins convièrent leurs bienfaiteurs à un repas de fête où il est très probable que quelques dindes sauvages en aient fait les frais… C’était là le 1er Thanksgiving de l’Histoire.

C’est le Président Georges Washington en 1789, qui invita le peuple américain à exprimer leur gratitude en ce jour d’action de grâce, ainsi qu’à remercier Dieu. Mais c’est Abraham Lincoln qui en fit une fête nationale (en 1863 précisément).


Maintenant que tu es à jour dans ton Histoire, j’aimerai prendre un moment avec toi pour se poser et apprécier ce qui nous est donné. Tout simplement.

C’est vrai quoi, dans un monde où l’on vit à 1000 à l’heure, on ne prend plus le temps d’apprécier les choses que l’on a. Et quand ce n’est pas ça, on a tendance parfois à vivre dans une sorte de convoitise constante, à vouloir toujours plus, toujours mieux. Alors que bien souvent, les choses qui nous rendent le plus heureux, nous les avons déjà.

Voilà donc une liste de petites choses auxquelles je ne pense pas forcément tous les jours, et qui pourtant me rendent heureuse au quotidien :

  • Avoir la santé, car il n’y a rien de plus important. Sans doute car ça n’a pas de prix.
  • Mon cerveau, qui m’a permise d’acquérir mes diplômes et de créer ce blog que j’adore tenir.
  • Mon corps, grâce à qui je peux vivre des aventures toujours plus folles chaque jour.
  • Mon bébé renard, qui malgré ses petites bêtises m’apporte tellement d’amour au quotidien, et de réconfort dans les moments difficiles.
  • Ma famille, avec qui j’ai vécu et vivrai encore des moments formidables, qui a toujours été là pour moi.
  • Mon chéri, qui me supporte au quotidien (et Dieu sait que ce n’est pas une mince affaire ! C’est un saint, vraiment) et m’aime fort beaucoup tout plein gros comme ça malgré mes (tout) petits défauts.

Ce n’est peut-être pas grand chose pour certains, mais pour moi ça représente tellement. Et j’ai une chance infinie d’avoir tout ça.

Si toi aussi tu es d’accord avec moi, et que tu as envie de partager ta gratitude envers la vie, pourquoi ne pas m’en parler en commentaire, ou en partageant ce petit template ci-dessous dans ta story instagram ? N’hésite pas à me mentionner (@aureliagram) pour que je puisse moi-même partager ta story !

Template Gratitude
Template Thanksgiving 2019

A bientôt jeunes gens !

Aurélia

Stop aux violences

Aujourd’hui nous sommes le 25 novembre 2019, journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Alors que ce week-end une grande partie des françaises (accompagnées d’une poignée du reste de la population de notre chère patrie) se sont rassemblées dans les rues de notre douce France pour lutter contre ce fléau, d’autres femmes continuent de subir ce calvaire car à l’heure actuelle, l’Etat et son gouvernement n’ont pu créer un contexte juridique suffisamment fort et protecteur pour venir en aide à ces victimes, principalement féminines.

Depuis le 1er janvier 2019, près de 140 femmes sont décédées sous le coup de leur mari/partenaire/concubin.

Aujourd’hui, près de 140 femmes/filles/mères/sœurs/amies/collègues ont perdu la vie, laissant derrière elles tout autant de filles/mères/sœurs/amies/collègues ou de fils/pères/frères/amis/collègues éploré(e)s.

À l’ère où la société vie et évolue à 100 à l’heure, certaines choses restent ancrées profondément, ne permettant qu’à une seule partie de la population d’aller de l’avant. Bien entendu je ne parle pas des femmes.


Comment pouvons-nous prétendre vivre dans une société civilisée et moderne quand au XXIème siècle, un nombre incalculable de femmes ne sont pas respectées ?

Car oui, il s’agit bien là d’une question de respect dans le fond. Car pour parvenir à faire du mal à une personne, à lever la main sur elle pour lui faire du mal volontairement, il faut que toute forme de respect ait disparu. La femme n’est plus un être humain mais un object, une chose que l’on considère comme nous appartenant et qui nous a déçu. C’est pourquoi certains se donnent le droit de « corriger », de « réparer » ce qui est « à eux ».

Bien entendu la violence n’est pas que physique. Elle est aussi mentale, psychologique. Une remarque déplacée, dans l’intimité ou en société, un dénigrement constant, des flots d’insultes, de la manipulation. Tous les moyens sont bons pour que l’auteur de ces agissements abjects garde le contrôle sur ce qui est « à lui ».

Bien sûr il y aura toujours de petits malins pour dire : « Si elles ne sont pas heureuses, elles n’ont qu’à partir ».

Certes. Mais pour aller où ? Car c’est là le problème le plus récurrent. Nombreuses sont les victimes qui n’avaient aucun endroit où se réfugier. Qui n’avaient plus de parents. Nombreuses sont celles qui n’en ont même pas parler à leurs parents, à leurs proches. Car elles avaient honte de se sentir si faibles, car elles avaient peur de leur geôlier. Nombreuses sont celles qui ne connaissaient pas l’existence de foyers recueillant toutes ces femmes en difficulté.

Nombreuses sont celles qui avaient peur de partir, car elles ne voulaient pas priver leurs enfants de leur père, ou parce que ce même père menaçait la vie de ses enfants si jamais elle osait partir.

La peur engourdie les sens. La peur te fait prendre des décisions si irrationnelles que parfois, elle t’amène à t’emmurer dans un silence sépulcral, et à ainsi sceller ton propre cercueil.

Alors aujourd’hui, et pour tout le reste de ma vie, je m’adresse à toutes les femmes qui subissent des violences : au premier signe de violence, PARTEZ. Et si jamais vous n’avez nulle part où aller, PARLEZ. Que ce soit à vos proches, à vos collègues, ou à des inconnus. PARLEZ.

Vous n’êtes pas seules.

N’écoutez pas ces hommes à qui vous avez pu tout donner vous bredouiller des excuses. Car rien n’est excusable dans ce qu’ils vous font subir. Tout est punissable.

Mes chères guerrières de la vie, sachez que, tout comme Juliette de Coucou Les Girls, je vous dis ceci :

  • On ne frappe pas par énervement, JAMAIS.
  • On ne viole pas par excitation, JAMAIS.
  • On ne tue pas par amour, JAMAIS.

Vous valez tellement mieux. Vous valez tellement plus. Vous êtes aimées. Et l’on s’inquiète pour vous.

Vous n’appartenez à personne, si ce n’est à vous-même.

C’est votre corps, c’est votre esprit, c’est votre vie. Aimez-vous, protégez-vous, avec autant de force que vous protégez vos enfants.

Et dites-vous que quoi qu’il arrive, il vaut mieux avoir une maman en bonne santé, qu’un papa en prison et une maman partie dans le ciel étoilé.


Prenez soin de vous.

Aurélia.

Surmonter les épreuves

Les épreuves des autres sont toujours banales. Et les nôtres sont forcément terribles.

OYEZ ! OYEZ !

Sur cette intro passée de mode (sans blague ?), je viens vous parler aujourd’hui d’un sujet vraiment important et des plus sérieux. Promis, vous ne partirez pas en dépression suite à la lecture de cet article !

En ce jeudi 3 octobre bien frissonnant, se tient la journée internationale des personnes handicapées. Si vous me suivez sur Instagram (@aureliagram), vous savez sûrement qu’en parallèle de mes études, je m’occupe d’une ado en fauteuil atteinte d’une maladie grave. Maladie à laquelle il n’existe pas encore de remède, soit dit en passant.

« OK, c’est vraiment triste pour elle, mais où est le rapport avec le titre de ton article ? » J’y viens.

6 heures par semaine, je me rends chez elle et je m’en occupe. Je lui change les idées, etc. Certains voient là une sorte de baby-sitting pour grand enfant, mais c’est bien plus que ça. Car même si sur mon contrat de travail j’occupe le poste de « Dame de compagnie » (eh ouais, je suis au service d’une princesse les gars), c’est bien plus que ça. Je la coiffe, je l’emmène faire les magasins, je l’accompagne au cinéma, à des concerts, je la maquille. Mais surtout : JE LUI CHANGE LES IDÉES.

Oui, c’est ma mission la plus importante quand je suis auprès d’elle. Pour la simple et bonne raison que sa vie est loin d’être facile. Pour vous donner une idée, cette jeune fille a fêté ses 16 ans en février, et elle passe le plus clair de son temps allongée dans son lit, ou assise dans son fauteuil. Elle a des crises de douleur à de nombreuses reprises dans la journée, et il y a même des jours où c’est en continue. Et les médicaments qu’elle prend ne sont même pas suffisant pour masquer la douleur. On ne peut que l’atténuer, mais pas la faire disparaître… Elle ne peut pas accomplir les tâches du quotidien seule, aussi simples soient-ils, car ses membres ne lui répondent presque plus. Ils tremblent sans cesse. Alors imaginez tenir une fourchette ou un verre dans ces conditions ? Elle ne peut pas non plus lire car sa vue c’est énormément détériorée, et par conséquent elle ne va pas à l’école, donc pour les relations sociales on repassera. Les seules personnes qu’elle fréquente sont les membres de sa famille, le personnel de santé, et moi bien entendu.

Et là je suppose que vous vous demandez si cette foutue maladie est présente depuis toujours ? Pour répondre à votre question : oui et non. Oui car elle est là de naissance, et non car elle ne s’est déclarée que plusieurs années après. Donc elle a connu une vie normale et aujourd’hui, du haut de ses 16 ans, elle voit les jeunes de son âge vivre leur vie et elle ne peut s’empêcher de comparer sa vie à la leur.

Et moi ça me fend le cœur.

Alors quand je vais la voir, c’est un festival de bonnes ondes, de smile, et d’idioties en tout genre qui s’abat sur elle. Et quand je l’entends rire je me dis que j’ai réussi mon pari.

Mais si j’écris cet article ce n’est certainement pas pour faire pleurer dans les chaumières. Mais bel et bien car cette enfant est pour moi un modèle. C’est tous les jours qu’elle me donne une leçon de vie. Si vous saviez à quel point elle surmonte son handicap, avec une telle force ! Elle force l’admiration, et j’aimerai être aussi forte qu’elle.

Quand je repense au nombre de fois où je me suis plainte et apitoyée sur mon sort alors que mes galères n’étaient que des peccadilles comparées à tout ce qu’elle vit. Et au quotidien ! Alors que personnellement, il m’arrive une galère ou deux de temps en temps, mais le reste du temps je mène une existence relativement sympathique.

Voici la liste des choses que j’ai apprises à son contact :

  • Pleurer sur les évènements tragiques ne les rendra pas plus heureux.
  • Ressasser le passé ne changera pas le présent.
  • Sourire à la vie pour qu’elle nous sourisse en retour.
  • Faire preuve de courage nous permet de toujours nous surpasser.
  • Se plaindre ne règlera pas le problème, mais prendre des décisions et agir, si.

Quand j’étais petite (et que je n’étais pas grande), ma mère m’avait déjà inculquée ses préceptes. Et même si je les avais retenus, ce n’est qu’au contact de cette jeune lionne que j’en ai vraiment saisi toute l’ampleur.

D’où le fait que je mette un point d’honneur à lui changer les idées quand je vais lui rendre visite. Je lui dois bien ça. Elle m’a tellement appris. Et elle continue de m’en apprendre chaque jour !

Alors cessons de nous arrêter sur les broutilles que la vie pose ça et là sur notre chemin, et concentrons-nous plutôt sur les cadeaux que l’existence nous a faits : la santé, l’indépendance, la paix, l’amour, la famille et les amis. Faisons comme elle et soyons forts !

Bonne journée à vous les copains, et je vous souhaite de vivre la meilleure des vies !

Aurélia.