« Le Scorpion – 4. Le démon au Vatican », Marini et Desberg

Le Destin a posé sa marque

Que peut une obscure vérité face à la puissance de la tradition ? Telle est la question qui nous guide tout le long du 5ème tome de la saga « Le Scorpion » !

Toujours publié chez les éditions Dargaud, avec pour auteur Marini et Desberg, la lutte du Scorpion contre le nouveau pontife continue de faire rage.

Résumé :

La fumée blanche confirmant l’élection d’un nouveau pape s’est élevée au-dessus du Vatican. Mais, n’est-ce pas le démon qui vient de ceindre la tiare pontificale ? Sur la foi d’un signe merveilleux, le sombre cardinal Trebaldi s’est fait élire à la succession de saint Pierre…

Un miracle aurait fait apparaître la croix de saint Pierre au coeur de la ville éternelle, dans les entrailles mêmes du palais ancestral des Trebaldi ! Chercheur réputé de reliques lucratives, le Scorpion a suffisamment décortiqué les textes anciens et fouillé les sous-sols de Rome pour avoir des doutes sur l’authenticité de cette miraculeuse et très opportune apparition. Il est vrai que la tradition de l’Eglise situe le martyre de l’Apôtre à Rome.

Un des rares cardinaux à encore oser s’opposer à l’orgueilleux Trebaldi charge le Scorpion de retrouver la vraie croix, seul moyen de dénoncer l’illégitimité du nouveau souverain pontife. Pour mener à bien cette difficile mission, il lui faut échapper à la vigilance des moines guerriers à la solde de Trebaldi. Il lui faut en outre prendre la route d’Istanbul et se lancer à la découverte d’un passé fort mystérieux.

Une quête inattendue

Alors que Trebaldi est monté au pouvoir par un « miracle » des plus opportuns, ses détracteurs se font très rares. Néanmoins, les derniers téméraires osant encore faire entendre leur voix contre celui qu’ils considèrent comme un usurpateur se réunissent dans le plus grand des secrets afin de confier une mission inattendue à l’ennemi juré de Trebaldi : le Scorpion. En effet, notre héro a su se forger une réputation grâce à sa carrière de dénicheur de saintes reliques, et lui-même connait suffisamment les sous-sols de la ville antique pour savoir qu’une telle croix n’a jamais dormi là. Supporté par ses nouveaux alliés, il s’élance dans une course folle en quête de la vérité.

Mais Trebaldi n’est pas dupe. Il se doute bien que ses derniers détracteurs ne resteront pas les bras croisés. C’est pourquoi il envoie ses moines guerriers éliminer ses rivaux afin de les empêcher de parler. Toutefois, l’un d’entre eux aura le temps de mettre le Scorpion sur la piste de la véritable relique.

Et la lumière fut, un bref instant. Une faible lueur sur les lointaines origines. Mais que peut une obscure vérité face à la puissance de la tradition à travers les siècles et les siècles ?

Une course contre la montre

En apprenant la nouvelle, le nouveau pape comprend que son destin est sur la sellette. Le seul moyen pour lui de garder le pouvoir qu’il vient d’acquérir est de faire taire définitivement toux ceux qui connaissent la vérité. C’est pourquoi il lance ses hommes de mains à la poursuite de son dernier détracteur, dont leur chef est plus déterminé que jamais à rattraper le Scorpion et sa bande. Leur quête respective les mènera tous par-delà les rivages.

Au-delà du fait d’être pressé par le temps, cette traversée des eaux est aussi pour notre héro une sorte de voyage initiatique. En effet, élevé par son grand-père qui était lui-même fasciné par les terres situées outre méditerranée, il marche ainsi sur les traces de cet aïeul qu’il chérit tant. Ses flashback ponctuent la traversée tout du long, nous permettant une fois de plus d’en apprendre plus sur lui et son passé.

Le voyage vers l’Orient ressemble toujours à un fascinant retour aux sources. Notre esprit n’est-il pas né nos espoirs n’ont-ils pas pris forme là-bas ? Où d’autre pourrions-nous aller pour chercher à la fois notre passé et notre avenir ?

Des alliances insoupçonnables

Accompagné de son fidèle compagnon des balkans ainsi que de la mortelle Méjaï, le Scorpion poursuit sa route. La maîtresse des poisons, quant à elle, est poursuivie par un homme de son passé qui n’aura de cesse de la traquer tant qu’elle n’aura pas rendu son dernier souffle. C’est pourquoi son unique solution de repli est de faire alliance avec notre héro qui, jusqu’à il y a peu, était l’une de ses cibles. Méfiant, elle prend conscience que la protection du Scorpion, tout comme sa confiance, sont des privilèges qui se méritent.

La Méjaï n’est pas la seule à graviter autour de notre héro. En effet, tapis dans l’ombre depuis le début de la saga, deux antagonistes entrent dans la lumière pour lui proposer leur aide. Mais il ne faut pas oublier que les habitants de Rome ont le complot dans le sang, et que la trahison est pour eux une seconde nature…

La liberté, c’est surtout garde l’illusion qu’on peut encore choisir.

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C’est ainsi que se termine notre chronique du jour !

Désormais, les articles sortiront le lundi, le mercredi et le dimanche ! J’espère vous voir au rendez-vous ! 😘

En attendant de nous retrouver, je vous invite à aller faire un tour sur mon Instagram.

Et si vous le souhaitez, mes précédents articles sont là aussi pour vous distraire ! 😉

TWISTED TALE, « Histoire Eternelle », Liz Braswell

Histoire éternelle qu’on ne croit jamais ! De deux inconnus, qu’un geste imprévu, rapproche en secret

Avouez : la petite voix dans votre tête a chanté les paroles. Je suis super excitée d’écrire cet article aujourd’hui car je vais vous parler de mon conte de fées préféré : La Belle et la Bête ! Sautons tout de suite le passage où vous me dites « Ouais, c’est juste une fille qui développe un syndrome de Stockholm pour son agresseur…« . NOOOOON ! Bon, ok, peut-être un peu… Mais la morale de l’histoire est bien plus profonde que ça ! Cette histoire nous apprend à voir au-delà des apparences, et à juger les gens sur leur beauté intérieure ! C’est pas beau ça franchement ?

Maintenant que nous sommes enfin d’accord, je vais plus précisément chroniquer une réécriture du chef d’oeuvre de Disney. Après sa version d’Aladdin dans Ce rêve bleu, Liz Braswell est revenue avec une nouvelle vision de la malédiction à la rose. Toujours publié chez les éditions Hachette Heroes, ce second opus de la collection Twisted Tale était grandement attendu de mon côté. Pour nous mettre en bouche, une simple phrase : « Et si la mère de Belle avait maudit la Bête ?« . Intriguant, non ?

Résumé :

« Belle est une jeune femme vive : intelligente, ingénieuse, impatiente. Curieuse, elle n’aspire qu’à échapper définitivement à son petit village. Elle veut explorer le monde, malgré les réticences de son père à quitter leur chaumière, au cas où la mère de Belle reviendrait – une mère dont elle se souvient à peine. Mais Belle est surtout la prisonnière d’une bête effrayante et colérique – et c’est son principal souci. Pourtant, quand Belle touche la rose enchantée de la Bête, des images étranges la submergent, des images d’une mère qu’elle pensait ne jamais revoir. Plus étrange encore, elle réalise que sa mère n’est autre que la belle enchanteresse qui, jadis, a maudit la Bête, son château, et tous ses habitants. Sous le choc, Belle et la Bête doivent s’unir pour percer le sombre secret autour de leurs familles – un secret vieux de vingt et un ans. Ceci n’est pas l’histoire de la Belle et la Bête telle que vous la connaissez. C’est une histoire de famille. De magie. D’amour. Une histoire où un seul détail peut tout changer. »

Un récit à deux vitesses

Cette histoire commence en nous plongeant dans le passé des parents de Belle. On y voir son père, Maurice, arriver dans ce petit village que nous connaissons tous, et les raisons qui l’y ont poussé. On y entrevoit une vie de couple heureuse emprunte de magie, où la féerie fait partie intégrante de l’existence du royaume. Mais dès les premières pages, une intrigue bien plus sombre que celle que nous connaissons déjà prend place, avec pour nœud un conflit racial.

Chaque chapitre relatant la jeunesse des parents de Belle s’alterne avec ceux nous décrivant l’histoire originale de Disney. Le récit s’ouvre sur la scène où Gaston organise son mariage surprise avec Belle alors qu’il ne la pas encore demandée en mariage. L’auteure nous plonge dans la psychologie de Belle, ce qui nous permet de la découvrir sous un nouvel angle et de mieux nous rendre compte de tous ses talents. Grâce à ça, j’ai pu comprendre de façon plus approfondie l’histoire mise en place par Disney.

Le double élément déclencheur

La mère de Belle est un tout nouveau personnage que l’on prend plaisir à découvrir. Nommée Rosalind, elle nous est dépeinte comme une enchanteresse d’une beauté sans pareille, pleine de compassion et toute puissante, prête à se battre farouchement pour protéger ses idées et ceux qu’elle aime. Alors que le conflit racial a pris des proportions dépassant tout entendement, l’enchanteresse décide toutefois d’octroyer une dernière chance au royaume des hommes, ou du moins à son nouveau souverain : le prince. La suite vous la connaissez : la malédiction est lancée.

Dans le moment présent, Belle est retenue prisonnière de la Bête et, malgré l’interdiction formelle du prince, la jeune fille décide tout de même d’explorer l’aile ouest du château. Pénétrant dans les appartements de la Bête, Belle découvre la rose enchantée. Subjuguée, Belle s’en saisit. A son contact, la fleur magique se flétrit, déclenchant plus tôt que prévue la malédiction pensant sur les lieux. Prisonnière imprévue de l’enchantement, Belle est prise de regrets et se rend compte que le temps joue contre eux. Aidée de la Bête, elle entamera des recherches pour retrouver sa mère disparue des années plus tôt pour tenter de briser le charme suspendu au-dessus de leur tête comme une épée de Damoclès.

Il n’y a pas d’aventures sans risques. Tu ne pourras jamais vivre si tu as peur de l’échec

Réparer les erreurs du passé

Lovés dans la bibliothèque du château, nos héros parcourent les registres et commencent doucement à assembler les pièces du puzzle. Grâce à leur ingéniosité, l’origine de toute cette affaire sera déterrée, accompagnée de révélations fracassantes…auxquels les lecteurs ne sont pas prêts à faire face ! J’ai dû poser mon livre une quinzaine de minutes le temps de digérer ces nouvelles informations, c’est vous dire !

Au dénouement de ce conte de fées, tous les personnages finissent par tirer des leçons des erreurs du passé. Même si cette fin avait pour moi un goût amer, l’auteure laisse la porte ouverte sur une potentielle suite. Je trouve cette idée très alléchante et je supplie l’auteure d’entendre mes prières et d’écrire la suite des aventures de Belle et de la Bête !

Les actions ont des répercussions. La magie est à double tranchant, mais il en va de même pour nos actes. Et plus une personne est importante, plus ses actes comptes

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Sur ces bonnes paroles, je vous laisse ! J’ai une théière parlante qui me demande de me dépêcher de boire mon thé. En même temps si Zip parlait un peu moins, ça irait mieux…

On se retrouve bientôt pour un nouvel article !

Aurélia

Les Etoiles de Noss Head - Vertige

« Les Etoiles de Noss Head – Vertige », Sophie Jomain

Les légendes sont parfois plus réelles que l’on croit

Replongez-vous à l’époque de Twilight. Vous y êtes ? Maintenant dites-moi : vous étiez plutôt team Edward ou team Jacob ? Personnellement, pour le premier film, j’étais clairement team Edward ! Puis Jake nous a dévoilé ses incroyables biscotos et j’ai tout de suite changé de camps. Mais c’est pas de ma faute ! Mes hormones avaient pris le contrôle ! #lol

Aujourd’hui je ne viens pas vous parler de buveurs de sang, mais bel et bien de loup-garous ! Il faut dire que depuis plusieurs années ils sont dans l’ère du temps. Entre Underworld, TrueBlood, Teen Wolf, ou encore Twilight, nos amis poilus ont le vent en poupe !

Dans cet article, je vous présente mon avis sur le premier tome de la saga « Les Etoiles de Noss Head » : Vertige. Ecrit par la talentueuse Sophie Jomain, et publié aux éditions Pygmallion, l’édition que vous pouvez voir dans l’illustration de ce post n’est pas l’originale mais une version collector puisque nous avons droit à une magnifique couverture rigide et que le récit est tout du long accompagné de superbes illustrations créées par Marie-Laure Barbey-Granvaud, une artiste qui – je trouve – à beaucoup de talent ! Je vous laisse le soin de les découvrir, vous n’en serez que plus enchantés, vous pouvez me croire.

Ce n’est qu’en tombant sur cette superbe édition que j’ai découvert la saga. J’ai trouvé ce livre absolument magnifique, mais c’est le résumé qui m’a énormément intriguée et décidée à l’acheter : « Les légendes sont parfois plus réelles que l’on croit ». Court, simple efficace. Il n’en fallait pas plus pour me séduire. Mais je vais toute même vous offrir une petite mise en bouche, histoire que vous sachiez tout de même de quoi je vais vous parler (et à l’occasion vous donner envie de le lire, qui sait ?).

C’est l’histoire d’Hannah, une superbe rousse de presque 18 ans, qui quitte Paris pour l’Ecosse le temps d’un été avec ses parents pour aller prendre soin de sa grand-mère paternelle devenue aveugle. Elle n’est pas très enchantée à l’idée de passer la saison estivale loin de la capitale pour aller se terrer dans un village éloigné de tout. Peu à peu, Hannah ses marques en faisant la rencontre de jeunes du coin. Néanmoins quelque chose l’obsède. Ou plutôt quelqu’un. Qui est ce jeune homme aux magnifiques yeux verts qui croise sans cesse sa route ? Et pourquoi sa grand-mère semble savoir sur lui des choses qu’elle s’obstine à ne pas partager ?

Des vacances estivales nimbées de mystères

Notre histoire s’ouvre sur un voyage en Ecosse, une terre par elle-même emprunte de manière très forte de tout un tas de légendes aussi diverses que variées, qui pour ma part me fascinent. J’étais enchantée de voir l’histoire se planter dans un tel décor car je me suis tout de suite imaginée des paysages magnifiques. Mais qui dit voyage dit souvent barrière de la langue. Notre héroïne étant d’origine écossaise (ses parents en sont tous deux natifs), la langue n’est en rien un obstacle pour elle. C’est ce qui permet de faire évoluer l’histoire de façon productive et cohérente.

De plus, ce voyage a un but bien précis : prendre soin de sa grand-mère aveugle. Je m’attendais à découvrir une vieille dame grabataire et peut-être même un peu illuminée, mais au lieu de ça, l’auteure nous dépeint une femme d’âge mûr qui, malgré son handicap, sait composer avec ce dernier et comprendre beaucoup de choses que les « voyants » tentent de lui cacher pour son bien. C’est une femme vive d’esprit et espiègle, souvent de connivence avec sa petite-fille quand il s’agit de l’aider à parvenir à ses fins. On comprend aussi que c’est une personne qui a vécu beaucoup de choses au cours de sa longue vie, dont des événements qui paraissent être lourds de sens à ses yeux mais qui – racontés à demi-mots – n’ont aucune signification particulière pour son interlocutrice qui se pose de plus en plus de questions. Cela ne fait que rajouter du mystère au cours du récit, et ça m’a tenue en haleine un long moment.

– Tu sembles si convaincue de leur existence !

Elle me regarda avec un sourire en coin.

– Et pourquoi ne le serais-je pas ? Certains croient bien en un dieu qu’ils n’ont jamais vu.

Une relation épistolaire

Le roman s’ouvre sur un mail envoyé par l’héroïne à sa meilleure amie restée en France. C’est un personnage qui ne prend pas corps à proprement parler dans l’action du récit, mais qui a tout de même énormément d’importance car elle est la principale raison pour Hannah de rentrer en France. Or, ses parents lui annoncent une nouvelle qui pourrait rendre sa situation définitive, même s’ils lui laissent un choix à faire. Au fur et à mesure que l’intrigue se déploie, Hannah est de plus en plus attachée à sa terre d’origine et est toujours plus intriguée par les événements auxquels elle assiste, souvent malgré elle. Sa relation avec son amie évolue alors elle aussi : cette personne devient son dernier point d’ancrage avec son ancienne vie.

Cet échange auquel elle se livre avec son amie a aussi une fonction thérapeutique. En effet, même si au début ce sont des échanges pour le moins banals sur les vies respectives de deux adolescentes, très vite les messages d’Hannah ont une teneur plus profonde. Son amie est la seule personne à qui elle puisse se confier (même si elle ne le fait qu’à demi-mots) sur les événements importants qui se concrétisent rapidement dans sa vie. Tout évolue très vite pour elle, et elle n’a personne d’autre à part elle pour se confier.

Pourquoi aurais-je dû nier l’évidence plus longtemps ? Je n’avais plus envie de me mentir, ni même de me retenir. Wick ou Paris, ça m’était égal. Tous les raisonnements du monde n’y auraient rien changé.

Des interrogations de plus en plus nombreuses

Alors qu’Hannah semble s’être intégrée dans un groupe d’amis sur lesquels elle semble pouvoir compter, certains paraissent avoir des choses à cacher. Des choses qui leur font peur. Ce qui fait beaucoup douter notre héroïne qui ne sait pas si elle peut continuer à leur faire confiance, car bien souvent sa propre sécurité, ainsi que celle de ses proches, dépendent de ses personnes. Surtout quand ces secrets semblent mêler des personnes peu recommandables que bon nombres de gens s’évertuent à lui faire éviter coûte que coûte.

D’ailleurs, ces mêmes personnes peu recommandables, restées jusque là dans l’ombre et quelque peu passives, se montrent plus inquiétantes que jamais et persistent à garder secret l’origine de leur ressentiment. Cette réponse nous sera apportée dans un tome deux dont la chronique arrivera prochainement sur le blog.

L’esprit humain est aisément contrôlable, ce n’est pas le cas de l’animal

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J’espère que cette chronique vous aura plus ! Vous avez envie de lire ce roman ? Et si vous l’avez déjà lu, donnez-moi votre avis dans les commentaires !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Aurélia

« Nos précieuses confidences », Robico

Mettons que toi et moi, on vienne de planètes différentes. La seule chose qui puisse nous relier, c’est la parole.

Vous souvenez-vous de vos premiers émois ? Je me rappelle de cette époque, un sourire aux lèvres, quand j’avais des papillons dans le ventre en pensant à mon amoureux de l’époque (Baudouin, 2 ans de plus que moi, et une coupe à la Justin Bieber. Comme quoi j’avais des goûts très discutables à l’époque…). Cette même époque où je piquais un fard à chaque fois que je le croisais. Ah la la…

Bien le bonjour jeunes gens !

Aujourd’hui on se retrouve avec la chronique d’un autre manga (maintenant que j’ai commencé, je ne m’arrête plus !) : « Nos précieuses confidences », créé par Robico – une mangaka japonaise -et publié aux éditions Pika, dépeint des relations fragiles et maladroites entre deux lycéens.

Résumé : Nozomi est attirée depuis longtemps par Azuma, un jeune garçon de son âge souvent plongé dans ses livres. Un jour, elle prend son courage à deux mains et lui adresse la parole à la gare en rentrant du lycée. Mais la réponse d’Azuma est pour le moins déconcertante… Au-delà de leur maladresse mutuelle et de leur difficulté à se comprendre, le dialogue se poursuit peu à peu et la distance qui les sépare semble se réduire…

De la douceur omniprésente

Si vous avez pris le temps de regarder la photo en tête d’article, vous aurez remarqué toute la douceur qui se dégage des couvertures des 2 premiers tomes de cette série. Je trouve qu’il s’y dégage une ambiance veloutée et une atmosphère inspirant la quiétude 😊

Pour ce qui est du contenu du récit, les dessins présents sont emprunts d’une grande délicatesse que j’ai pris beaucoup de plaisir à admirer. Ce manga est un vrai régal pour les yeux, même si son contenu est intégralement en noir et blanc.

Un thème bien connu

Le sujet de base est centré sur les premiers émois que peuvent ressentir les adolescents à cette période charnière de leur existence. Ils ressentent des sentiments nouveaux qu’ils ne comprennent pas toujours. Ils sont face à un océan d’inconnus qu’ils découvrent au fur et à mesure de leur évolution psychique et émotionnelle, sans parler des interrogations physiques sur le corps du sexe opposé qui vont souvent de paire. C’est un sujet qui parle à tous car absolument tout le monde a connu ou cherche à connaître ça.

Bien sûr ce manga n’est pas seulement le récit d’une adolescente déclarant sa flamme à l’élu de son cœur. Cette histoire est plus complexe qu’il n’y paraît car de nombreuses thématiques sont soulevées tout au long de l’échange entre ces deux personnages, ce qui leur permet d’apprendre à se connaître et de se rapprocher.

Des personnages opposés

Au-delà de leur opposition purement physique du fait de leur sexe respectif, Nozomi et Azuma sont souvent en contradiction totale car tous deux partent du principe qu’ils sont humains et que, de ce fait, ils ne peuvent que se comprendre. Mais bien sûr la communication est bien plus compliquée que ça, car chacun à son propre cheminement et n’ont pas forcément les mêmes attentes, ce qui crée souvent des quiproquos assez amusants.

En effet, lui est un jeune homme solitaire, presque renfrogné, plongé dans ses livres, effrayés par ces filles qu’il ne comprend absolument pas, mais il apprend beaucoup sur ce dernier point au contact de Nozomi. Quant à elle, c’est une jeune fille ouverte et joyeuse, souvent mielleuse car c’est une amoureuse transie, presque obsédée par Azuma qui lui fera découvrir une autre façon de voir les choses.

🦊🦊🦊🦊/5


Ce sera tout pour moi ! Dites-moi dans les commentaires si vous aimez ce style de lecture, et si vous connaissez ce manga, je serai ravie de papoter avec vous 😉

On se retrouve bientôt pour un nouvel article ! 👋

Aurélia

« Wondering Souls », Zelihan

Ce monde dans lequel nous vivons… Jamais il ne t’appartiendra… Pourquoi refuses-tu d’écouter ta propre voix ? Tu crains de te perdre ?

Je pense que nous sommes nombreux à vouloir être acceptés, et encore plus à chercher notre place dans le monde. Mais que se passe-t-il quand on se fait rejeter par la société ? Cette quête est-elle encore possible ?

Bien le bonjour jeunes gens !

Aujourd’hui est un grand jour car pour la première fois sur ce blog, je vais vous chroniquer un manga ! 😃 Depuis que j’ai commencé l’aventure du livre il y a 13 ans, je ne m’étais encore jamais penchée sur ce genre de littérature. « Pourquoi ? », vous demandez-vous ? Je voyais mon frère dévorer Bleach, Death Note, ou encore Dragon Ball, et en regardant ces personnages au physique surréaliste qui se battaient à chaque page, je me disais : « Mais c’est quoi cette daube ?! »

L’ignorante que j’étais n’avait pas conscience qu’il existait différentes sortes de manga, aux styles aussi diverses que variés ! Mais ce n’est que quand la maison d’édition H2T m’a contactée via mon Instagram (@aureliagram) que j’ai décidé de retenter l’expérience. En effet, elle m’a proposé de m’envoyer gracieusement une de leurs œuvres en échange de… rien du tout. Bien évidemment, en bonne bookstagrameuse que je suis, ils se doutaient bien que j’allais en parler dans un post. Mais pour ce qui est de cette chronique, l’initiative vient de moi 😉

« Wondering Souls » est donc un manga issu de la famille des shônen, une sorte de manga destiné à une audience jeune et masculine (en japonais, « shônen » signifie garçon et adolescent), contrairement aux shôjo qui, eux, sont plutôt destinés aux jeunes filles. Quoi qu’il en soit, je trouve que ce manga est une exception au genre car il convient aux deux types d’audience « classique » selon moi.

Résumé : « Ayten est une jeune orpheline qui vit dans un village de chasseurs au cœur des montagnes. A cause de sa capacité à communiquer avec les dépouilles d’animaux, elle mène une vie isolée des autres membres de sa tribu. Mais alors qu’elle fait une chute mortelle du haut d’une falaise, Ayten se régénère sous les yeux des villageois qui, terrorisés, décident de la bannir.
Pour la jeune exilée, ce jour marquera le début d’un voyage extraordinaire à travers les terres des dieux oubliés, les Shagaï. Et c’est dans un temple abandonné qu’Ayten fera une rencontre inattendue qui bouleversera sa vie à jamais. »

Maintenant que vous connaissez le pitch de ce manga, je peux commencer à vous donner mon avis en profondeur.

Un graphisme époustouflant

Etant donné que le manga est un genre très visuel, il va de soi que la qualité du dessin est primordiale pour que le lecteur puisse bénéficier d’une bonne expérience de lecture. Au-delà de cette couverture aux traits délicats et aux couleurs chatoyantes, toutes les pages sont couvertes de dessins doux et poétiques qui emportent immédiatement le lecteur – sans parler de certains plans qui sont tout simplement à couper le souffle.

De plus, dans la majorité des mangas, il n’y a que la couverture qui soit en couleur. Ici, agréable surprise : les premières pages le sont aussi ! J’ai été agréablement surprise en tant que lectrice, et c’est selon moi un gros point fort ! Rien à redire du point de vue artistique, notre jeune mangaka Zelihan nous régale.

Une héroïne forte

La petite Ayten, dès l’aube de sa (courte) existence, a toujours su tenir tête à ceux qui lui menaient la vie dure. Ce n’est pas pour autant qu’elle se laisse abattre. En effet, loin de se contenter de subir la situation qui est la sienne, j’ai pu découvrir une petite fille combative et pleine de bonne volonté.

Ce caractère bien trempé est d’autant plus appuyé par sa manière de parler : abrupte et incisive, ses paroles sont – à mon sens – la conséquence et le reflet de cette existence difficile qu’elle a eu à mener.

Une montée en puissance

Dans ce manga, l’aventure commence réellement au moment où l’héroïne et son nouvel ami entament leur voyage initiatique. Marchant côte à côte, on voit progressivement s’installer une confiance mutuelle entre ces deux êtres. Très vite, on se rend compte qu’ils tiennent beaucoup l’un à l’autre car ils n’ont plus personne. Leur seule richesse est cette amitié nouvelle qu’ils chérissent tous les deux.

La majeure partie de ce premier tome est principalement axée sur ces personnages qui surmontent les épreuves d’un voyage en terre hostile pour tisser une amitié étroite. Néanmoins, le rythme du récit augmente considérablement dans les dernières pages. En effet, depuis le début de leur quête, d’autres personnages restaient tapis dans l’ombre, observant la progression d’Ayten et de son compagnon. Sur la fin, ils passent à l’offensive et le voyage prend alors un tout autre tournant, forçant nos héros à prendre des décisions radicales et à s’affirmer, laissant la porte ouverte à un second tome qui promet d’être riche en rebondissements !


Vous l’aurez compris : j’ai adoré cette lecture et il me tarde de découvrir la suite des aventures d’Ayten !

Lisez-vous des mangas ? Si oui, avez-vous eu le plaisir de découvrir cette petite pépite ? Dites-moi tout dans les commentaires ! 🤗

À très bientôt avec de nouvelles lectures ! 😘

Aurélia

« Le poison écarlate », Maria V. Snyder

– Mais je t’ai dans la peau, dans le sang… Tu as envahi mon cœur.

– On dirait que vous parlez d’un poison.

La confession de Valek m’avait à la fois choquée et transportée.

– Exactement, dit-il. Tu m’as empoisonné.

Le danger constant et l’incertitude face à des questions sans réponse peuvent parfois nous ronger l’âme, tel un poison dans notre organisme. C’est là le thème principal de ce roman qui s’est révélé être un véritable coup de cœur pour moi !

Au fil des pages, on suit les aventures d’Elena, une femme condamnée qui, par un (heureux ?) coup du sort, se voit proposer le poste de Goûteur du chef de l’Etat, le Commandant Ambroise. Son plus fidèle conseiller, Valek, chef du service d’espionnage, la forme à ses nouvelles fonctions. Mais avant cela, il met en place un stratagème aussi machiavélique que terrifiant : pour s’assurer de la fidélité et de la bonne conduite de cette nouvelle employée, il lui a administré à son insu un poison insidieux qui, si elle n’ingère pas quotidiennement une dose de l’antidote, la fera trépasser dans d’atroces souffrances.

Alors qu’Elena commence à s’habituer à cette nouvelle vie, son passé la rattrape et d’anciens ennemis, accompagnés de mystérieux alliés, refont surface avec un but inquiétant. Luttant pour sa survie et celle de ses proches, Elena, aidée par un Valek aussi séduisant que mortel, tente tant bien que mal de déjouer les pièges machiavéliques qui s’élèvent contre elle, tout en s’appuyant sur ses capacités mystiques.


Un univers magique et féodal…

Sur un fond de magie et d’apprentissage de différentes techniques utiles à la survie de l’héroïne, il faut dire que cette histoire est prenante et bourrée de rebondissements. Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, d’autant plus que les intrigues sont aussi multiples qu’intrigantes !

Dès les premières lignes, on comprend qu’Elena est une âme torturée, qui a beaucoup souffert, même si on ne sait pas de quoi exactement. Au fil des pages, on apprend qu’elle est orpheline, mais son histoire est très trouble et nimbée de mystères. D’où vient-elle ? Comment est-elle devenue orpheline ? Quels sont les souffrances qu’elle a enduré ? Mais surtout : que s’est-il passé pour qu’elle se retrouve dans cette situation ?

Un personnage ambivalent…

Dès la première page, ma curiosité était piquée et je ne pouvais plus lâcher ce livre. Entre alors le personnage de Valek qui est tour à tour inquiétant, mystérieux…et terriblement séduisant, le tout saupoudré d’un sens aiguë de la justice et d’une loyauté sans faille envers le Commandant. On ne sait pas grand chose sur lui, d’autant plus qu’il semble doté de capacités hors du commun, ce qui fait que l’on est encore plus impatient de connaître la suite.

Comme si cela ne suffisait pas, un adversaire oeuvre dans l’ombre pour attenter tantôt à la vie d’Elena, tantôt à celle du Commandant. Mais le plus curieux, c’est que la réponse à ce complot politique semble trouver ses réponses dans le passé, qui reste toujours indissoluble, car notre héroïne fait beaucoup d’efforts pour enterrer cette période douloureuse de sa vie, qui pour autant l’empêche d’avancer.


Je m’arrête ici dans la critique de ce roman, qui pour moi, tu l’auras compris, est un sacré coup de cœur, comme j’en ai rarement eu dans ma courte vie de lectrice. Je ne voudrai pas te spoiler, alors la seule que j’ajouterai serait de te conseiller vivement de te procurer ce bébé pour te plonger corps et âme dans les méandres de son histoire.

Bien le bonsoir jeune gens !

« Les mémoires de Zeus », Maurice Druon

La mélancolie est à l’âme ce que l’hiver est aux champs. Elle dessèche, elle enfouit, elle tue, mais pour permettre à de nouveaux germes de lever. Elle est labour et gestation.

Les mémoires de Zeus, Maurice Druon

Les Mémoires de Zeus, de Maurice DRUON, et publié aux éditions Bragelonne, est un livre retraçant la vie du dieu grec Zeus. Même si ce cher Mr DRUON fait partie de l’académie française, cette œuvre est loin d’être comme les manuels d’histoires que tu as pu te coltiner durant tes longues années de scolarité (ou que tu te coltines encore, qui sait ?). En effet, l’auteur s’est glissé dans la peau de Zeus, si bien que nous, lecteur, sommes persuadés d’avoir affaire à la divinité en personne. Un point de vue plus qu’appréciable quand on se rend compte du but recherché.

Résumé :

« A ceux qui pensent que vivre pour un Dieu est aisé, je dis : « Détrompez-vous ». Aux mortels qui croient que notre vie n’est que volupté et délices, je dis : « Apprenez de votre erreur ». Ayant échappé à l’infanticide, j’ai grandi seul, caché sur une île. Je suis devenu homme et, guidé par ma grand-mère Gaia, j’ai concocté un plan afin de renverser mon père, Cronos, maître de l’Olympe. Seul, j’ai appris la vie, l’amour, la mort et la colère. J’ai levé une armée, j’ai réveillé les géants, j’ai libéré mes frères et mes sœurs. J’ai accompli mon destin ! Moi, Zeus, roi des dieux, dieu des rois, je vais vous conter mon histoire… »

Voyons voir ça…

Étant déjà férue de mythologie et quelque peu calée en la matière, je peux vous assurer que cet ouvrage vous fera découvrir la mythologie grecque de façon ludique car il se présente sous la forme d’un roman d’aventure. Ce semblant d’autobiographie pourra en ravir plus d’un !

A travers cette fausse autobiographie, l’auteur nous retrace les plus grands mythes du panthéon grec : la naissance du monde, la mort de Cronos, l’accession de Zeus au pouvoir, le châtiment de Prométhée, etc. C’est un véritable régal pour tous les amoureux de mythologie car on y apprend de nombreuses choses qui ont été très (trop ?) souvent tues par les manuels scolaires (ou pas d’ailleurs). En effet, le nombre effarant de détails jusque là ignorés du grand public sont une preuve irréfutable de la grande érudition de Maurice Druon.

Le large panel de divinités allégrement dépeintes et analysées par l’auteur nous accompagne tout au long du livre et nous aide à comprendre pourquoi ces dieux ont été autrefois si importants pour l’homme.

Mais halte là ! Ne va pas croire qu’il ne s’agit là que d’un banal retour aux sources, un petit dépoussiérage de la mémoire du monde. Que nenni !

Tout est utile à l’homme, et surtout ses souvenirs, lorsqu’il est livré au péril des forces inconnues et de ses propres désordres. Les mythes constituent la mémoire collective de l’humanité. Parmi les questions que l’avenir nous pose, il en est certainement auxquelles le passé a déjà répondu

En s’exprimant à travers la voix du roi de l’Olympe, Maurice (oui je l’appelle par son petit nom, nous sommes intimes lui et moi) tente de nous fournir une analyse de notre mode de vie actuel mais aussi de nos inquiétudes telles que la peur de la mort, la disparition progressive de toute forme de spiritualité, la tendance frappante à l’autodestruction. Et pour aller pus loin, au-là de la narration de l’histoire des dieux oubliés, c’est aussi pour moi l’histoire des hommes qui nous est racontée.

N’hésite pas à m’étaler tes connaissances mythologiques dans les commentaires, ou même à débattre sur le travail de l’auteur 😉

Aurélia.