« LE SCORPION – 1. La marque du Diable », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Bien le bonjour jeunes gens !

Après cette courte absence, je reviens vers vous en ce jour caniculaire pour vous faire part d’une redécouverte qui m’a absolument ravie ! Peut-être connaissez-vous la saga « Le Scorpion » ? Créée par Desberg et Marini, publiée aux éditions Dargaud, cette BD relate les aventures d’un homme du 18ème siècle, combattant seul contre le reste du monde, avec pour seul but de faire triompher la vérité, et pour seul guide sa propre compréhension du Bien. L’histoire se déroule à Rome et est aussi riche en couleurs qu’en rebondissements !

Un héro charismatique

D’origine italienne, grand, brun, athlétique et les yeux clairs, Scorpion est le type même du fantasme de beaucoup de femmes : un homme aussi séduisant que dangereux. Vif et intelligent, c’est un personnage qui passe sa vie en action. En effet, grâce à sa profession de chercheurs de saintes reliques, il a une vie trépidante propice aux aventures. Une chose est sûre : avec lui, impossible de s’ennuyer !

Malgré sa vie mouvementée de célibataire endurci, Le Scorpion est un homme sombre, souvent perdu dans ses pensées, pour ne pas dire dans son passé (Oops ! Ah bah si, je l’ai dit). En tant que lecteur, on ignore tout de son passé et de ce qui le relie à l’intrigue mise en place, mais une chose est sûre : il y est intimement lié, d’une quelconque manière, et l’origine de ses maux semblent trouver racines dans un passé trouble

Mais finalement, n’est-ce pas cela, la mort ? Un jeu, une illusion. Tant qu’il s’agit de celle des autres…

Une intrigue à l’italienne

L’histoire s’ouvre sur un rassemblement de citoyens romains en toges. Éclairés par la lueur des torches, ceux-ci mettent en place un complot qui, grâce à la montée en puissance de la religion catholique, leur permettra de garder le pouvoir ainsi que le contrôle de la ville dans une époque de plus en plus troublée. Plusieurs siècles plus tard, à l’époque de Scorpion, l’histoire semble se répéter. Et même si le héro ne fait pas parti des puissants de Rome, tout semble constamment revenir vers lui.

De plus, le fait que l’intrigue prenne place à Rome a été pour moi un élément agréable dans la découverte de cette BD. Amoureuse des pays méditerranéens, et particulièrement de tout ce qui touche à l’antique cité romaine, je ne pouvais qu’être séduite par l’intrigue. Rome est pour ainsi dire l’un des berceaux des complots les plus célèbres de l’Histoire, ce qui permet d’imprégner l’oeuvre de mystères et de créer une ambiance chargée de secrets et de trahisons.

Et en parlant de religion catholique, pouvez-vous me citer une seule période où celle-ci n’aurait pas persécuté des gens ? Sorcières, croisades, superstitions en tout genre… tout a toujours été bon pour permettre à l’Eglise de garder le contrôle des fidèles et des populations. Bien-sûr, cette oeuvre n’échappe pas à la règle. En effet, le héro tient son nom d’une marque présente sur son épaule depuis sa naissance : un scorpion. Pourquoi ? Comment ? Nul ne le sait. Quoi qu’il en soit, des puissants du Vatican mettent tout en oeuvre pour se débarrasser du Scorpion, définitivement.

Le Bien et le Mal ! Quelle étrange et merveilleuse idée ! Le loup, le scorpion, distinguent-ils le Bien du Mal ? Rome le peut-elle ?

Des personnages intrigants

Qu’est-ce qu’une aventure si le héro n’est pas accompagné d’un comparse toujours prêt à faire les 400 coups ? Rien. C’est pourquoi notre personnage principal est presque toujours accompagné de son plus fidèle ami « Le Hussard ». C’est un homme originaire des pays de l’Est qui a connu de nombreuses batailles. Bon vivant, loyal, toujours le mot pour rire, on comprend vite qu’il est le partenaire idéal pour permettre au Scorpion de réaliser toute ses « missions ».

Un autre point fort qui m’a particulièrement séduite est que les personnages féminins sont présents mais surtout forts. En effet, elles ne se contentent pas d’être de potentielles amantes ou de simples ennemies. Elles sont intelligentes et braves, douées dans l’art du combat et toutes entourées de mystères. C’est agréable de voir que les personnages féminins ne sont pas là uniquement pour ajouter un peu de romance dans une histoire.

Bien sûr, qui dit complot et intrigues politiques, dit aussi ennemis machiavéliques. Entre les hommes d’Eglise pas si saints que ça, les mercenaires prêts à tout pour éprouver le héro de leur lame, ou encore une empoisonneuse venue d’au-delà des rivages, Scorpion n’a pas le temps de souffler et sa vie est souvent mise en danger. Mais pourquoi ces personnages en veulent-ils à sa vie ? C’est l’un des nombreux mystères de cette BD qu’il me tarde de percer.

N’est-ce pas exactement cela la mort ? Un délicieux poison, tapi dans l’ombre, qui guette le moment où vous auriez tellement envie de vivre !

🦊🦊🦊🦊🦊/5


J’avais découvert cette série au cours de mon adolescence et j’avais adoré tout ce charisme que dégageait le héro ! Intriguée par la marque sur son épaule, j’avais dévoré les premiers tomes de la saga sans toute fois la terminer… Mais maintenant je suis bien décidée à en découdre avec cette histoire, et à en percer chaque mystère ! Une chose est sûre : nous nous retrouverons régulièrement pour débriefer de la suite des aventures du Scorpion !

A très bientôt pour un nouvel épisode !

Aurélia

« Le souffle d’émeraude », Maria V. Snyder

BIEN LE BONJOUR JEUNES GENS !

Je vous retrouve en ce jour glorieux avec un tout nouveau post ! Quoi ? Deux articles en deux jours ?! NON, le ciel ne va pas vous tomber sur la tête ! Je profite seulement de cette période de confinement forcé pour être ultra productive ! J’espère que vous faites de même, car il n’y a rien de tel pour tuer l’ennui et faire passer le temps agréablement que de se plonger dans un bon livre.

Je vous retrouve donc aujourd’hui avec ma critique du tome 2 du Poison écarlate, j’ai nommé : « Le souffle d’émeraude ». Un titre qui m’a tout de suite interpellée personnellement, car je le trouve très énigmatique.

Nous retrouvons donc notre héroïne ultra badass, Elena, qui ne dispose que d’une année pour développer ses pouvoirs de magicienne, sous peine de succomber à sa propre magie, et, accessoirement, déclencher une terrible catastrophe. Nous la suivons en plein voyage vers sa terre natale pour retrouver ses parents. Mais bien sûr le chemin est semé d’embûches : ses ennemis cherchent à la manipuler, voire à la détruire. Certains magiciens la jalousent, un Prince exilé cherchent à la faire tomber, et son frère fraîchement retrouvé semble lui vouer une haine sans fondements. Toujours aussi libre et rebelle, elle poursuit sa quête avec, pour allié, le mystérieux Valek qui, depuis son poste en Ixia où il est resté pour protéger le Commandant, lui insuffle en pensée la force de devenir elle-même…

Une suite forte en émotions

Habituellement, quand je commence le second tome d’une saga, je le lis avec appréhension car il est monnaie courante qu’un lecteur soit déçu, surtout quand il a d’abord eu un véritable coup de cœur pour le tome initial. Ici, j’ai été agréablement surprise, car ce deuxième volet vient donner encore plus de profondeur à l’histoire en elle-même, ainsi qu’à la vie d’Elena.

En effet, ce premier tome s’était terminé sur une très bonne note mais il restait énormément d’interrogations. Ici, on nous dévoile un début de réponse, mais pas seulement : certains points qui semblaient être clairs et limpides, comme la machination imaginée par le protagoniste principal, prennent une toute autre dimension, et on comprend que ce n’était que la première étape d’une intrigue bien plus vaste et encore plus dangereuse que ce que l’on avait pu imaginer jusque là.

Le premier tome n’était donc qu’une première partie d’un puzzle vaste et complexe, mêlée à de nouveaux personnages découverts dans cette suite à l’allure effrénée.

L’apparition de nouveaux protagonistes

De nouveaux personnages font leur entrée dans la vie d’Elena, certains semblant hostiles, et d’autres bienveillants. Leurs histoires, aussi différentes soient elles les unes avec les autres, semblent pourtant lier à l’avenir d’un pays dans lequel Elena a du mal à se projeter.

Au fil des pages, on en découvre un peu plus sur eux, et aident l’héroïne à se dévoiler, à se surpasser. Certains lèvent le voile de mystère qui recouvrait certains points d’ombre du premier tome. Mais ces réponses ne font que soulever de nouvelles interrogations, ce qui m’a rendue encore plus accro à cette histoire.

L’autre point qu’il me paraît important de souligner, est que certains de ces nouveaux protagonistes mettent en quelques sortes Elena à l’épreuve, et ce de bien des manières. Et ce sont justement ces événements qui révèlent une toute autre facette de l’héroïne.

Maturité et évolution psychologique

–  La vie est très risquée, rétorquais-je. Chaque décision, chaque rencontre, chaque geste, chaque fois que tu sors du lit, le matin, tu prends un risque. Survivre, c’est accepter ce risque, accepter de sortir du lit et d’affronter les dangers.

– Ta vision du monde n’est pas très rassurante.

– Justement, elle n’est pas censée l’être.

Cette citation est pour moi la preuve ultime de l’évolution d’Elena. Dans le premier volet, nous étions face à une jeune femme qui se battait pour sa survie, mais qui, plusieurs fois, se plaignaient du fait que SA vie se résumait à un danger constant.

Dans ce second opus, le personnage a appris à se détacher de son expérience personnelle face à la vie et pris conscience que l’existence en elle-même était compliquée pour tout le monde, le tout à des échelles différentes. Elle comprend que tout le monde n’a pas la vie rose et elle arrête de s’apitoyer sur son sort. En faisant cela, la jeune femme se relève encore plus forte et semble redoubler de combativité face à l’adversité, mettant tout en oeuvre pour protéger ses proches et elle-même.

Bien sûr, Elena n’est pas la seule a avoir évolué au fil de ce roman. D’autres personnages le font également, et cela nous permet d’en découvrir un peu plus sur leur personnalité. Pour découvrir à quels personnages je fais allusion, je vous laisse le plaisir de découvrir ce tome 😉


Vous l’aurez compris, cette suite n’a rien diminué l’amour que j’avais pour cette saga, bien au contraire ! Je vous l’ai déjà dit, mais cette saga vaut vraiment le détour. A l’heure actuelle, il est malheureusement très compliqué de se procurer les livres car l’éditeur a fait cesser leur impression et vous ne pouvez plus les trouver neufs. Mais il y a peut-être moyen de les trouver d’occasion et en bon état chez des particuliers. C’est ce que j’ai fait pour le tome 2 et 3 😉

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse profiter de votre temps libre. Bisous les copains !

« Le poison écarlate », Maria V. Snyder

– Mais je t’ai dans la peau, dans le sang… Tu as envahi mon cœur.

– On dirait que vous parlez d’un poison.

La confession de Valek m’avait à la fois choquée et transportée.

– Exactement, dit-il. Tu m’as empoisonné.

Le danger constant et l’incertitude face à des questions sans réponse peuvent parfois nous ronger l’âme, tel un poison dans notre organisme. C’est là le thème principal de ce roman qui s’est révélé être un véritable coup de cœur pour moi !

Au fil des pages, on suit les aventures d’Elena, une femme condamnée qui, par un (heureux ?) coup du sort, se voit proposer le poste de Goûteur du chef de l’Etat, le Commandant Ambroise. Son plus fidèle conseiller, Valek, chef du service d’espionnage, la forme à ses nouvelles fonctions. Mais avant cela, il met en place un stratagème aussi machiavélique que terrifiant : pour s’assurer de la fidélité et de la bonne conduite de cette nouvelle employée, il lui a administré à son insu un poison insidieux qui, si elle n’ingère pas quotidiennement une dose de l’antidote, la fera trépasser dans d’atroces souffrances.

Alors qu’Elena commence à s’habituer à cette nouvelle vie, son passé la rattrape et d’anciens ennemis, accompagnés de mystérieux alliés, refont surface avec un but inquiétant. Luttant pour sa survie et celle de ses proches, Elena, aidée par un Valek aussi séduisant que mortel, tente tant bien que mal de déjouer les pièges machiavéliques qui s’élèvent contre elle, tout en s’appuyant sur ses capacités mystiques.


Un univers magique et féodal…

Sur un fond de magie et d’apprentissage de différentes techniques utiles à la survie de l’héroïne, il faut dire que cette histoire est prenante et bourrée de rebondissements. Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, d’autant plus que les intrigues sont aussi multiples qu’intrigantes !

Dès les premières lignes, on comprend qu’Elena est une âme torturée, qui a beaucoup souffert, même si on ne sait pas de quoi exactement. Au fil des pages, on apprend qu’elle est orpheline, mais son histoire est très trouble et nimbée de mystères. D’où vient-elle ? Comment est-elle devenue orpheline ? Quels sont les souffrances qu’elle a enduré ? Mais surtout : que s’est-il passé pour qu’elle se retrouve dans cette situation ?

Un personnage ambivalent…

Dès la première page, ma curiosité était piquée et je ne pouvais plus lâcher ce livre. Entre alors le personnage de Valek qui est tour à tour inquiétant, mystérieux…et terriblement séduisant, le tout saupoudré d’un sens aiguë de la justice et d’une loyauté sans faille envers le Commandant. On ne sait pas grand chose sur lui, d’autant plus qu’il semble doté de capacités hors du commun, ce qui fait que l’on est encore plus impatient de connaître la suite.

Comme si cela ne suffisait pas, un adversaire oeuvre dans l’ombre pour attenter tantôt à la vie d’Elena, tantôt à celle du Commandant. Mais le plus curieux, c’est que la réponse à ce complot politique semble trouver ses réponses dans le passé, qui reste toujours indissoluble, car notre héroïne fait beaucoup d’efforts pour enterrer cette période douloureuse de sa vie, qui pour autant l’empêche d’avancer.


Je m’arrête ici dans la critique de ce roman, qui pour moi, tu l’auras compris, est un sacré coup de cœur, comme j’en ai rarement eu dans ma courte vie de lectrice. Je ne voudrai pas te spoiler, alors la seule que j’ajouterai serait de te conseiller vivement de te procurer ce bébé pour te plonger corps et âme dans les méandres de son histoire.

Bien le bonsoir jeune gens !